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Rwanda: les quatre hauts officiers « indisciplinés » de nouveau libres

Publié : le 17 avril 2012 à 9:28 | Par | Catégorie: Actualité

La décision d’assignation à résidence à l’encontre du Général Richard Rutatina, Chef du renseignement militaire, du Brigadier Général Wilson Gumisiriza, commandant de la Troisième division, du Colonel Dan Munyuza, Chef des renseignements extérieures ainsi que Fred Ibingira, Chef de la Rwanda Defense Force a été levée, nous rapporte le quotidien rwandais pro-gouvernemental The Newtimes. Ces derniers étaient accusés d’avoir exercé des activités de commerce illicites en République Démocratique du Congo.

Comme rapporté dans un article diffusé sur Jambonews ce lundi 16 avril, l’information selon laquelle Fred Ibingira aurait fui le Rwanda, circulait depuis le samedi 14 avril au soir et avait été reprise par le média ougandais chimreports. Néanmoins, selon un communiqué de l’armée rwandaise, il semblerait que le lieutenant Ibingira, présumé responsable des massacres de Kibeho du 22 avril 1995, ait repris ses fonctions ce lundi 16 avril et se serait rendu à son lieu de travail après quatre mois de suspension.

Dan Munyuza(au centre)

Quant au Colonel Dan Munyuza, également accusé par la justice espagnole d’avoir participé à de nombreux massacres, le général Gumisiriza et le général Richard Rutatina, même s’ils ne sont plus sous résidence surveillé, ils restent, selon la déclaration signée par le porte-parole des Forces Rwandaises de Défense et le ministère de la Défense, Brigadier Général Joseph Nzabamwita, soumis à de nouvelles investigations.

Le Général Rutatina et le Colonel Munyuza ne reprendront pas leurs fonctions tant qu’une enquête à leur encontre sera encore en cours. Quant au dossier du Général Gumisiriza, il a été transféré à l’Auditorat Militaire en raison de poursuites pénales devant les juridictions militaires sur les nouveaux cas qui ont fait surface au cours des enquêtes.

Laure Uwase

Jambonews.net

 

 

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6 Commentaires à “Rwanda: les quatre hauts officiers « indisciplinés » de nouveau libres”

  1. rugege dit :

    Chère Laure, mbere yogutoragura ibihuha à gauche à droite jya ubanza witonde kuko kudutungisha ibihuha sibyo bizadusubiza mugihugu, igihe cyose mukunda byacitse ntanicyo mwakoze. Si bwambere iyi ngirwa site yanyu iduha amakuru nyuma tugasanga nimpuha, ntimunafate numwanya wikwisegura kubasomyi

    Rugege

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  2. Inararibonye dit :

    Ces survivants qui gènent les “brouilleurs d’image”

    En ce mois d’avril où le Rwanda se consacre au souvenir des victimes du génocide des Tutsis –un million de morts en trois mois, on ne le rappellera jamais assez- le petit livre clair et incisif de Dominique Celis « gêneurs de survivants » (1) vient à son heure. L’auteur, comme bien d’autres avant elle, retrace l’enchaînement du malheur, la montée en puissance du Hutu Power, la préparation puis le déroulement des massacres, leur mode opératoire et l’intervention du Front patriotique rwandais qui mit fin aux tueries et installa un autre pouvoir le 4 juillet 1994. Tout cela, mis en perspective en termes précis, est connu, mais mérite d’être rappelé sans complaisance. Cependant, l’intérêt de l’ouvrage est ailleurs : loin des circonlocutions et de l’équilibrisme, l’auteur, dès l’introduction, abat ses cartes. Le propos est clair : « ce livre a été écrit pour qu’il soit pris acte d’un fait : en 1994, les Tutsis ont été exterminés par les extrémistes hutus, avec la collaboration de la France, la complicité directe de la Belgique et la complicité indirecte du reste de l’humanité. Par stratégie négationniste, des inexactitudes ont été répandues sur le régime rwandais mis en place depuis 1994 et j’ai décidé de les relever. »

    A l’heure où, à Bruxelles et ailleurs, des messes sont dites en mémoire des Hutus qui auraient été victimes d’un « deuxième génocide », à l’heure où des révisionnistes désireux d’occulter les crimes de 1994 concluent des alliances contre nature avec des politiciens et des généraux en rupture avec Kagame pour des raisons diverses (dont des charges de corruption), ce livre remet les pendules à l’heure.

    En Belgique, qui accueille une diaspora nombreuse et dynamique, forte d’au moins 40.000 personnes, ce type de discours est rare. Bien souvent, c’est dans le silence sinon la honte que les rescapés sont amenés à croiser des membres éminents de l’Akazu, des dignitaires ou des tueurs ordinaires rentrés dans l’anonymat.

    L’auteur ne nie pas, loin s’en faut, les difficultés de la reconstruction d’un Rwanda nouveau, les aléas d’une cohabitation exceptionnellement difficile -dans quel pays au monde a-t-on vu bourreaux et victimes être obligés de se croiser sur les mêmes collines ?- voire les critiques que suscite le régime dans plusieurs franges de la population. Mais le « brouillage de la vérité des faits » est énergiquement dissipé : il apparaît de plus en plus que le négationnisme se cristallise sur les critiques adressées à la gestion, ou à la personne du chef de l’Etat, le président Kagame, accusé de dérive autoritaire voire criminelle dans sa gestion de la presse et de ses opposants. Or « c’est du génocide des Tutsi dont il est question, et non d’apprécier ou non Paul Kagame, cela importe peu. »

    Au passage, l’auteur égratigne les « donneurs de leçons » occidentaux, qui « participent d’une logique ethnocentriste, selon laquelle l’Occident continue d’être la référence ultime en matière d’organisation de la société civile et de l’ Etat ». Elle suggère qu’au Rwanda précisément, l’Occident a perdu tout droit de donner quelque leçon que ce soit et s’étonne du crédit dont jouit l’opposante Victoire Ingabire, qui a ouvertement collaboré avec des groupes génocidaires et propagé une idéologie, celle du « peuple majoritaire » qui est dorénavant interdite par la loi.

    A travers ce petit livre sec et incisif, on sent aussi une douleur qui affleure, celle des survivants. Entre les lignes, on devine le chagrin de ceux qui ont perdu des familles immenses et se demandent pourquoi ils ont été épargnés. On lit la demande de ceux qui voudraient qu’on les comprenne, qui souhaiteraient qu’avant de juger, on essaie de mesurer les défis immenses auxquels est confronté un régime qui a essayé de briser le cycle de la haine et de l’exclusion, qui a misé sur la citoyenneté.

    Dominique Celis, Gêneurs de survivants ! La question du génocide des Tutsi, collection « Liberté, j’écris ton nom » 10 euros

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    • Kabila Zoé dit :

      Les Tutsi sont les véritables conspirateurs, commanditaires,et exécutants du « génocide » rwandais. Pour vous en convaincre, il suffit de jeter un coup d’oeil à notre malheureuse RDC,voisine, c’est l’APR qui taillent en pièces les congolais de souche pour les remplacer avec des compatriotes tutsi. J’ai peur que ces cons-golais se vengent contre les rwandais innocents de génocide que commettent Paul Kagame,Kabira Hippolyte et kabarebe…

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  3. Greg dit :

    Inararibonye

    tu as copié où cet article?

    Greg

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    • Veritas dit :

      Article trouvé sur le blog du principal « instrument » médiatique du F¨PR en Belgique Cogette Briqueman (Google est votre ami)! Bref , un petit livre plutôt une énième défense du régime de Kagamé pondu bien évidemment sur commande. Le combat contre ce régime criminel et cynique doit aussi être intellectuel (il est temps que des livres déconstruisant le discours officiel du régime sortent ! A quand les témoignages des rescapés de Byumba, Ruhengeri, Kibeho ou des massacres du Congo?). Dominique Celis, en bon défenseur des droits de l’Homme, n’a pas des mots pour des milliers de victimes du Congo, du Rwanda tombés sous des balles des affidés de Kagamé! Ces victimes comptent pour du beurre! Finalement qui organise une hiérarchie? Notre petit écrivaillon s’assoit sur la démocratie et pousse le mensonge à des sommets jusque là jamais atteints, égratignant de passage l’opposante Victoire Ingabire accusée de collaborer avec des forces génocidaires SIC. Bien sûr, notre blanc menteur plaidera encore et toujours l’indépendance, l’objectivité!

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  4. chers tous, j’espère que vous n’avez oublié que c’est du Congo dont il s’agit? c’est le Congo qui est pillé. c’est au Congo que les guerres de règlement de compte, d’épurations, des pillages, de domination, d’influence et contrôle, d’extermination,…..se font. Et dans tout ca la faute du Congo c’est d’avoir toujours été la terre d’accueil de nos voisins de l’Est qui aujourd’hui se paient le malin plaisir de récompenser les hospitaliers congolais en leur faisant connaitre l’enfer qu’ils ne sont jamais montrés entre-eux.
    qu’à cela ne tienne, je crois qu’il y aura toujours au rwanda, au burundi, en ouganda, en tanzanie, au kenya des hommes justes qui accepteront un jour de construire avec les congolais un monde, un environnement paradisiaque, propice pour que les nationaux congolais et les voisins directs et indirects y vivent heureux et y fassent des affaires légalement prospères.
    le Congo a en Afrique la vocation de jouer le rôle que les Etats-Unis et le Canada jouent dans le monde.

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