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Les mémoires de Caliban : Césaire (dé)criait…… « Et les chiens se taisaient ».

Publié : le 21 mai 2012 à 18:03 | Par | Catégorie: Culture

Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte… Et si je ne sais que parler, c’est pour vous que je parlerai». Et je lui dirais encore : «Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir. »

L’épigraphe mise en exergue illustre, résume et symbolise à pertinence l’apport, le legs,  désormais universel, d’un auteur, dont la pensée, le discours et les actions furent les instigateurs et les fondateurs d’une  «renaissance africaine », mieux dit d’une redécouverte de l’Afrique, cette dernière maltraitée et décimée culturellement après trois siècles d’esclavages et d’impérialisme colonial.

Iconoclaste de génie, réfractaire et anticolonialiste convaincu, Aimé Césaire,  forge, de concert avec Léon Gontran Damas et Léopold Sédar Senghor, dans un esthétisme lyrique et poétique « unique », le concept de négritude.

Commentant une des œuvres de Césaire, André Breton écrira avec la plus juste pertinence : « la poésie de Césaire, comme toute grande poésie et tout grand art, vaut au plus haut point par le pouvoir de transmutation qu’elle met en oeuvre… On y reconnaîtra ce mouvement entre tous abondant, cette exubérance dans le jet et la gerbe, cette faculté d’alerter sans cesse de fond en comble le monde émotionnel jusqu’à le mettre sens dessus dessous, qui caractérisent la poésie authentique »[1].

Ainsi naquit de Fernand Césaire et de Léonore Hermine, le 26 juin 1913 à Basse-Pointe,  en Martinique, « l’enfant surdoué »[2],  qui intègrera, en tant que boursier, d’abord le lycée Schoelcher à Fort-de-France, puis le lycée Louis-le-Grand, en hypokhâgne[3], à Paris.

Destin annoncée ou amorcée, Césaire rencontrera, au lycée Louis-le-Grand Léopold Sédar Senghor.

« Bizuth, tu seras mon bizuth », ces mots d’accueil de Senghor à Césaire, scelleront à jamais des liens indéfectibles d’amitiés.

De la rencontre fortuite défouira « le germe africain » dans sa richesse et diversité culturelle la plus singulière.

En ce sens, Césaire écrira, « l’Europe m’a apporté l’Afrique »[4].  L’expérience d’amitié avec Senghor est en effet aussi celle de la découverte et de l’enseignement. Le second (Senghor) ayant fait connaître au premier (Césaire) les contes et les légendes africaines,  « L’histoire de la civilisation africaine » de Léo Frobenius.

Révélation d’un « autre » monde, jusqu’alors inconnu, à tout le moins méconnu, Césaire  s’emploiera à une  « quête  (effrénée et )[5]dramatique de l’identité » [6] africaine.

La « restauration de la mémoire ancestrale » constituera la pierre angulaire de l’œuvre et de l’action césairienne qui s’écriront et se développeront aux confins de  deux axes, l’un, théorique et poétique,  et l’autre, pragmatique et politique.

« Prenant conscience de leur singularité dans cette société française à vocation universaliste, voulant réagir contre la politique d’assimilation, comprenant qu’ils ne seraient jamais des Européens, des Français, que leurs ancêtres n’étaient pas les Gaulois comme on le leur avait appris à l’école, mais qu’ils resteraient des hommes de couleur, des nègres, se décolonisant de l’intérieur »[7], Césaire fondera, en 1935, avec le concours notamment de Léopold Sédar Senghor, Léon Gontran Damas, Birago Diop, la revue « l’Etudiant Noir »[8], puis en 1941,la Revue Tropiques, avec notamment, son épouse Suzanne Césaire, René Ménil et Aristide Maugée.

Théoricien fondateur et figure de proue du mouvement de la négritude, Césaire a contribué au travers de nombreux ouvrages, essentiellement poétiques et dramaturgiques à redéfinir  et réinsérer le « nègre » dans  une dimension métaphysique, symbolique, idéologique et civilisationnelle existante et valorisante.

Si Césaire pose les fondements de la négritude[9], la conceptualisation et la prise de conscience de l’en soi noir furent déjà amorcées et déposées en germes par quelques auteurs afro-américains, essentiellement,  Edward Wilmot Blyden (1832-1912), William Edward Burghardt (W.E.B.) Du Bois (1868-1963).

« Césaire est aussi l’homme du vouloir ensemble, c’est-à-dire de l’engagement par et pour le collectif »[10].  Césaire rejoindra ainsi en 1945 les rangs du parti communiste français qu’il quittera en 1956 pour fonder deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais. L’année de son entrée en politique (1945), il sera successivement élu maire de Fort-de-France et député dela Martinique.

Césaire entre poïesis et praxis nous aura livré au travers de ses œuvres des critiques acerbes et des réquisitoires virulents à l’encontre du colonialisme (« Discours sur le colonialisme » : 1955) et de « ses prétendus bienfaits » (« Et les chiens se taisaient » : 1946), de l’impérialisme  occidental « manipulateur » (« Une tempête » : 1969), proditoire (« Une saison au Congo » : 1966) et réducteur de l’historicité africaine (« Cahier d’un retour au pays natal » : 1939).

Incontestablement, “Césaire est la référence qui a montré les voies libératrices”[11].

Césaire, chantre de la négritude aura-t-il toutefois trop longtemps “nourri une chimère d’Afrique”[12]?

En effet, Césaire, à l’instar de ces illustres personnages et auteurs, “sur lesquels on a beaucoup écrit, pas assez écrit, mal écrit et sur qui on écrira”[13], eut de tous temps ses “dissidents”[14] et “contempteurs”[15].

« Querelle de la négritude »[16] donc, mais au demeurant, « sans Césaire, il n’y aurait eu ni Frantz Fanon, ni Edouard Glissant, ni Bertène Juminer, ni Guy Tirolien, ni René Depestre, ni Jean Bernabé, ni Patrick Chamoiseau » [17].

Eïa eïa donc pour le Kaïlcédrat royal, le chantre de la négritude, qui, au bout du petit matin du 17 avril 2008, s’en alla pour demeurer à jamais en son immobile verrition contestaire.

Charles Bell



[1] A. BRETON, « Un grand poète noir » – Préface de Cahier d’un retour au pays natal, A. Césaire, Edition 1947.

[2] A. DURAND, Aimé Césaire – Biographie et fragments d’oeuvre, www.comptoirlitteraire.com

[3] Appellation donnée à la première année des classes préparatoires littéraires en France.

[4]Cité par J. LEINER,  Etudes littéraires françaises – Aimé Césaire le terreau primordial, Gunter Narr Verlag Tübingen, 1993,  p.134. Propos recueillis par Françoise Ligier, Extrait des «Archives sonores de la littérature noire», RFI 1981.

[5] Nous rajoutons.

[6] Cité par J. LEINER,  Etudes littéraires françaises – Aimé Césaire le terreau primordial, Gunter Narr Verlag Tübingen, 1993,  p.134.

[7] A. DURAND, op. Cit.,

[8] La revue succède à la revue l’Etudiant Martiniquais.  Léon-Gontran Damas définit la fonction du journal : « l’Étudiant noir, journal corporatif et de combat, avait pour objectif la fin de la tribalisation, du système clanique en vigueur au quartier Latin ! On cessait d’être étudiant martiniquais, guadeloupéen, guyanais, africain et malgache, pour n’être qu’un seul et même étudiant noir. »

[9] Césaire définira la négritude comme “la simple reconnaissance du fait d’être noir, l’acceptation de ce fait, de notre destin de noir, de notre histoire et de notre culture”

[10] D. MAXIMIM, “Aimé Césaire : parcous bio-bibliographique”

[11] F. DESPLAN, « L’histoire en marche s’écrit et s’écrira encore avec les mots d’Aimé Césaire », Kapes Kreyol.2006. www.potomitan.info/matinik/Césaire21.php

[12] R. CONFIANT, Aimé Césaire, Une traversée paradoxale du siècle, éd, Stock, 1994, p.18.

[13] R. CONFIANT, op. cit. 

[14] Voir le mouvement  et le concept de créolité developpé en marge de la négritude  par Jean Bernabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant. A ce sujet voy. notamment,  J, BERNABE, P. CHAMOISEAU ET R. CONFIANT, Eloge de la créolité, Paris, Gallimard, 2002.

[15] Wole Soyinka assène une critique vive de la négritude généralement résumée par son célère aphorisme : “Un tigre ne proclame pas sa tigritude. Il bondit sur sa proie et la dévore”.

[16] L.S. SENGHOR, Année francophone internationale”

[17] J.-C.  KASENDE, « Aimé Césaire, Le César de l’empire des lettres afro-antillaises », Ethiopiques numéro spécial. Hommade à A. Césaire, 2ème semestre 2009.


 

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Un commentaire à “Les mémoires de Caliban : Césaire (dé)criait…… « Et les chiens se taisaient ».”

  1. Nostalgie dit :

    A nos amis, amies nostalgiques, je vous laisse….bonne lecture! Moi, j’en pouvais plus!

    Iyumvire nawe bya bihe! Hahirwa koko abikundanira!

    Uwansubiza inyuma ngo nongere ndabagire, ngo nsavure kuli birya bihe!

    Icyo gihe nari agasore kabereye Imana n’abantu, niba ntiraririye. Nkiga mu rwunge rw’amashuli rwa Mutagatifu Karoli. Tukagira abanyeshuli baringaniye. Nariho nsoza umwaka wa gatatu. Icyo gihe twakoraga tronc-commun, umuriro ari ikibazo mu gihugu hose.Byageze aho tukajya twigira kuri petroli. Imana y’i Rwanda iratwumva, kuko yaduhaye gutsinda hafi ya twese. Munkundire ngaruke inyuma mbabwire iyo myaka! Muti nabatindiye!

    Ibyambayeho n’ubu ndacyabilirimba. Sinari mu ikipe y’ikigo n’ubwo nateraga agapira nk’abandi basore bashyushya amaraso. Ariko icyo gihe nahaboneye sigise (succès)! Umunsi umwe, hakaba ku cyumweru ikipe yacu ikaba muli inter-scolaire, ubwo bajya gukina ahantu mu kigo cy’abakobwa mu 25km. Tujyayo n’amaguru, kuko twari twasabye uruhushya rwo gufana, turakunda turaruhabwa.

    Icyumweru kikaba icya mbere, abagomba gusurwa barasigara. Abandi turagenda. Nari natiye umutype twigana agakoti keza, nateye agashati agapasi (nabera mu buzima), ubundi nsobekamo pantoufle ntega AIR Gitsi! Tugezeyo, ntangira kumera nk’ubonekewe kuko nahabonaga abakobwa bambaye neza cyane ko benshi bigaga mu « bisosi »(lettres, sciences humaines) niko twavugaga icyo gihe.

    Iwacu abakobwa bahigaga, ntacyo bari bamwaye ariko mugereranye namwe abiga Math-Physique na Biochimie, ujye no kureba ab’imingara bo mu bisosi. Akaga mu ishuli ryacu, ni uko abakobwa aribo babaga aba mbere, kwigerereza umukobwa ukurusha ukamubaza akazina…iyo utaryaga indobo, nawe ubwawe warisekaga kuko wabonaga ntaho wamuhera. Abandi bari bafite techniques zo gusobanurira, bagaheraho bakomeza ikiganiro. Mwene Kideyo natahanaga moyenne itagayitse ariko sinari nkanganye. Cyakoze abazi ikibuga, nakinaga 5 muli réfectoire Ibyo nabyo bikaba inenge. Muzi ukuntu abahungu basonza vuba…Unseka, arambanze ibuye!

    Tugeze muri cya kigo. Turogeje, karabaye! Haje invururo batwigiza inyuma y’ikibuga…nibwo abantu bahirikanye, nanjye aho nari ndi umukobwa angwaho ndamuramira. Arandeba aramwenyura, aranshimira. Ndatungurwa kuko ni ubwa mbere umukobwa yari ambwiye atyo. Aherako ambaza ikigo nigaho,agira ati » wiga kuri St Charles? » nk’aho atarebaga insigne! Nanjye ndi gutitira nti yego. Ariko nkareba ukuntu asokoje, nkareba uburyo yambaye udukweto twiza two mu gisubizo…umutima ukandya. Umukobwa niwe « wambindaga » ariko acunganwa n’ababikira bari hafi abo. Icyo kigo kikaba icy’ababikira.

    Ubwo haje kuba temps-mort mu kiganiro, ubwo ni nako amazi aba menchi mu biganza Nyuma ndamwibarishwaho niba azi umukobwa witwa « Mireille » wiga muli 4è Lettres! Byahe, ni uwo nali mpimbye. Ati » niba ari Mireille uturuka i Kigali ndumva muzi ». Nkomeza kumwibarishwaho ubusa, ngo barya iki, babaha gusohoka cyane, ariko nshaka aho namuhera. Namenye ko yigaga nawe muli 3è nkanjye. Mubwiye ko nshaka kwiga Biochimie, yumva ndasoretse. Ndetse ndanirarira muha adresse mail yanjye ya barth2002@yahoo.fr, dore ko twese twafunguzaga email muli yahoo gusa, ndavuga ku batangizi kuri internet, kandi igisekeje nari ntarakamenya n’uko binjira muli e-mail. Nagombaga kwifashisha abandi, ubwo iyo yari adresse ya 3 nfunguje kubera kwibagirwa password nangwa se kuyifunga ntaherutse ho.

    Wenda muli mwe, hari abahuye nk’urwo nahuye narwo internet icyaduka. Naba mbabeshye ko hari uwo nandikiranaga nawe, ntawe nagiraga utuye i Bulayi, cyakoze ni umuhungu twitaga Ludomoro, niwe wanyeretse uko binjira muli « boîte e-mail », ubundi tukoherezanya ama « posteri » y’abakinnyi, bikaba ibyo gusa.

    Ndayimuhaye, nawe ansaba adresse z’ikigo, sinari nzizi mu mutwe ariko nkaba mfite reçu mu mufuka nari maze iminsi nishyuriyeho igice cya minerval y’igihembwe cya kabiri. Ndayimuha. Bishiriraho ariko ntimwakumva ibyuya nabiraga. Bwari ubwa mbere mvuganye n’umukobwa utari uwo mu ishuli ryanjye kandi mfite ubwira bwo kumubaza akazina!

    Naratashye, ncinya akadiho. Narigaga bikajyamo ndetse na Lufonsi twicaranaga niyo nkuru namusanganije!

    Tugiye mu biruhuko, turagarutse. Hashize nk’icyumweru nangwa bibiri. Numva animateur aje kundeba mu ishuli, nti karabaye noneho nakoze iki? Nahoraga nikekaho ibyaha kuko ntiriwe nvuga inshuro nagabiwe gukubura ishuli njyenyine utabariyemo guhanagura ikibaho! Nibwo nsohotse ampa urwandiko ariko niko gutekereza ko iwacu hari urwaye kuko uwanyandikiraga ni umwe, nkibwirako yagiye mu bitaro ubwo akabwira undi muntu ntazi akandika mu mwanya we, kuko nabonaga ntazi écriture!

    Ndagenda ahagana kuri toilette, ndarufungura ndarusoma. Mbega udutima, mbega uburyohe bw’akabaruwa! Sha, abhungu bari barantanze kubona utubaruwa nk’utwo bari barashyikiriye ijuru pe! Ngasoma byihuse ngo hatagira undi unbaza ibyo aribyo kuko nunvaga nishimye ariko nfite n’isoni. Mu cyumweru cyakurikiye, uko saa yine yageraga ngo tujye muli »recréation nangwa pause kuli bamwe », narasimbukaga ngatera akajisho kuli ka kabarwa nkumva ndanyuzwe,

    Erega maye, bwari ubwa mbere!

    Icyo nibuka ni uko ahagomba DATE, hari handitse ngo « Belle date+agatima, munsi yaho Que le souffle de l’air t’offre tjs (de) la lumière » Mbega udutoma, mbega utuntu twandikanye symétrie iteye ubwuzu!Bijya kuryoha ashyiraho ahahera ngo I dedicate U:- Gangster Lovin, Baby Boy na Fool Again!

    Abazi ibya muzika, bamwe muratembagara abandi murumirwa! Ariko nkiri kuzisoma narishimye ariko ndumirwa. Sinajyaga menya indilimbo nk’izo cyane ko iwacu aho natahaga twunviraga radio muli SW ariko ubu habaye ku mugi, ni naho nandikira, nibuka uyu mukobwa wankuye mu byanjye! Nunvaga icyo gihe mbaye Rujugiro nari guhita mushaka tukibanira! Mbega ngo birakomera mu ipantalon! Mbega ngo ndajya kureba Lufonsi nisetsa! Eh, nari nibagiwe kuvuga ko yarangije anbwira ngo nsuhuze uwo twicarana! Lufonsi yari amenyereye amandazi ibindi ntiyabijyagamo. Mbimubwiye aranseka, n’ubwo namufataga nk’inararibonye kuko niwe wasimburaga DJ wacu iyo yabaga adahari. Namusabye kunva izo ndilimbo, yewe n’ubu nazifashe mu mutwe n’ubwo icyo gihe ntunvaga icyo zavugaga.

    Nahoraga nibaza ukuntu umunsi umwe twahura.Lufonsi agashyushya umutwe ambwira ko hari ubwo umukobwa yazansaba ko tubyina kandi mu bantu! Nali naramenye ko ari umu guide nanjye nkaba umuscout rimwe na rimwe, ndetse habaga ikoraniro ry’imiryango myinshi ku ishuli ryacu nkabona ukuntu umukobwa n’umuhungu babyina hagati mu ruziga nkunva nagira isoni. Boum ntizabagaho kuko twayoborwaga n’abafurere!

    Lufonsi uwo, akinkoza igitekerezo cyo kubyina nabaye nk’ukubitwa n’inkuba! Mba nkwambuye iyo muganga ahaba yari kunsangana malaria y’imisaraba 3 kuko sinigeze menya kubyina « nyegera,slow » nangwa »zouk ». Ubwo sibwo mpereye aho ninginga abandi basore ngo banyigishe kubyina!(abatuye i bwotamasimbi bahumure, ubu « PD » bwari butaraza nanjye ubu ndiseka. Ntihagire unyumva nabi ntago ntutse abari »homo » si nacyo cyanzinduye). Kuko sinari kwegera Sidoniya, umukobwa wanyicaraga inyuma ari nawe wapfaga kugaragara ngo azanyigishe yarirataga, ariko akaba n’umunyamwaga cyane sinajyaga rero kubyutsa intare. Cyakoze nahimbiraga gusa kuli raggae yoroshye kubyina ya Marley na L.Dube.

    Hanyuma rero, nihutiye kumusubiza bwangu mushimira, nanjye nshyiramo udututoma nkoporoye muli dico (dictionnaire).

    Ubwo akabaruwa, karamanyera. Nkishima iyo nakabonaga. Bigera aho ansaba ifoto, ngo cwe! Sinagiraga ifoto « présentable », nanjye ndamunaniza ndamusaba ngo abe ariwe ubanza turinda tujya muli EXETAT tugiharira. Umwaka wakurukiyeho sinamenye irengero. N’ubwo nyuma twongeye guhurira mu ngando. Yarakuze mu bwiza no mu gihagararo. Amakuru mperuka yambwiraga ko akambitse mu Buhindi.

    Ariko kuva mu wa kane, namenye gutereta no kwandika neza utubaruwa. Ninjye wabarizwagaho enveloppe nziza kandi zigezweho na papier A4!!!! Nkamenya kunoza agakono. Nkamenya kuryoshya ikiganiro, nanjye ngahora mpimba « dedicace » kandi nta n’imwe numva. Ariko iyo nayo ni iturufu. Byari byiza rwose.

    Yewe, aho nabereye icyago ni aho nandikiye umukobwa umwe, nifashishije agatabo mukuru wanjye wigaga mu Iseminali yazanye, karimo ikilatini ndakoporora. Ngo « Proca rex albanorum duos filios….  » ngiye kurangiza akabaruwa, ngo »…quam pulchra es!… »(ntimumbaze icyo bivuga) ariko ubwo nkibwira ko wenda ari umugani mwiza w’umugenurano cg se ba orateurs bazwi nka Ciceron cg Senèque bari baravuze! Nti buriya ubwo yiga muli Christ Roi azanyemera cyane!!!! N’ubu iyo mbyibutse ko wenda yaba akigafite, umutima urandya!

    Ibihembwe bibiri bya mbere, mu wa kane byangendekeye neza cyane, siniriwe nvuga udu cartes twa St Valentin, no kuvuga ko dukundana jusqu’à la fin de nos jours. N’ubu nibaza niba nabo bakibyibuka. Bakibyibuka naba ngowe, bitewe n’amasezerano nanditse.

    Byari byiza, internet itaraza! Yadutwaye ka gahe keza, bazaga gusoma amabaruwa turi kurya muli REF, uwo bahamagaye agashinjagirana isheje ajya kureba animatrice. Ubu buri wese ni mu nguni ye! Yego IPOSTA yari yarahakiriye, ariko bene turya tubaruwa twanyuraga umutima. No guhora ugategereze, wibwira ko uwo mukobwa azagusubiza byabaga biryoheye umutima.

    Ubu birihuta,nibyo! Ariko « romance » no « kwiralira » ku bahungu byaryoshyaga umukino. Ubu telefoni zabaye urujya n’uruza, wa mugenzo niba utaracika waragabanutse. Umunsi Sophia anyandikira bwa mbere, nababwiye uburyo nararanye inkweto. Uwabishobora kuri ubu akabikora, yaba ari intwari kuko ikoranabuhanga ryazanye byinchi byiza ariko na twa tuntu twa kera, twatumaga dusekera mu dupfunsi turiho turayoyoka!

    Cyo noye kubabwira aho mpagaze n’abakobwa kuko meze nka ya ndilimbo ngo ».. natsinze ibitego byinchi nkiri umukinnyi, none ubu baratoranya ngasigara! Mfanye ibitego.. »

    Harakabaho utubaruwa tw’intoki, twa hato na hato! Tugira « meaning » yihariye. Nta kiza nko kumwenyura uri gupfundura akabaruwa bakwandikiye. N’iyo ataba incuti yawe y’umukobwa nangwa umuhungu, ntekereza ko benshi bakibyifuza n’ubwo urujya n’uruza rwa rw’ibintu bishya rudukoma mu nkokora!

    Hahirwa abakundana.

    Tiré du site gukunda.com

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