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Le Rwanda continue de soutenir les rebelles du M23 (HRW)

Publié : le 12 septembre 2012 à 16:30 | Par | Catégorie: Actualité

Selon un rapport publié par Human Rights Watch ce mardi 11 septembre, le Rwanda continue de soutenir les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) malgré les mesures prises par la Communauté Internationale afin de protester contre les violences à l’Est du Congo qui ont fait près de 500000 déplacés selon Financial times et un nombre inconnu de morts et de blessés en six mois.

Le colonel Sultani Makenga. Source: Reuters

Le colonel Sultani Makenga. Source: Reuters

 « Les rebelles du M23 sont en train de commettre une horrible série de nouvelles atrocités dans l’est de la RDC. Les commandants du M23 devraient être contraints de rendre des comptes pour ces crimes et les autorités rwandaises qui soutiennent les commandants responsables d’exactions pourraient être traduits en justice pour complicité de ces crimes. »,a déclaré Anneke Van Woudenberg, chercheuse à la division Afrique de HRW.

Dans son rapport, HRW accuse le Rwanda d’être impliqué dans le recrutement forcé de milice, l’approvisionnement en armes et en munitions ainsi que dans la participation aux opérations du M23 à des moments stratégique. Des 900 nouvelles recrues du M23, 2/3 auraient été recrutés du côté rwandais de la frontière dont beaucoup par la force et certains étaient âgés de moins de 15 ans. « D’un point de vu légal, le Rwanda pourrait être poursuivi pour crimes de guerre parce qu’il est directement impliqué dans le conflit par le recrutement ainsi que la participation aux combats. », affirme Anneke Van Woudenberg.  

Le gouvernement de Paul Kagame, qui a déployé le mois dernier, toute son énergie à contester les allégations selon lesquelles il serait impliqué dans la mutinerie du M23 continue de nier tout soutien à ce mouvement. Un des hauts officiers de l’armée rwandaise a confié au Financial Times « qu’ils (HRW) ont leur propre agenda ». Côté M23, le colonel Makenga, interpelé par HRW, nie le recrutement de force et l’exécution sommaire affirmant que l’adhésion à leur rangs était volontaire et que les informations concernant leur pratiques de recrutement ne sont que « le fruit de la propagande du gouvernement congolais ».

 Selon les recherches de HRW, au moins 137 jeunes hommes et garçons ont été recruté dans le territoire de Rutshuru depuis juillet. La plupart ont été enlevés à leur domicile, au marché ou alors qu’ils se rendaient à leurs champs. Au moins sept d’entre eux avaient moins de 15 ans. Des témoins ont rapporté à HRW qu’au moins 33 nouvelles recrues et d’autres combattants du M23 avaient été sommairement exécutés alors qu’ils essayaient de s’enfuir. Certains ont été ligotés et abattus devant les autres recrues à titre d’avertissement.

Le rapport se base sur des entretiens menés du mois de mai à septembre avec 190 personnes dont des victimes congolaises et rwandaises, des membres des familles de victimes, des témoins, des autorités locales, ainsi que des combattants et ex-combattants du M23.  Ce mouvement qui sévit depuis le mois d’avril 2012 à l’Est du Congo est responsable selon le rapport de « crimes de guerre à grande échelle, y compris des exécutions sommaires des viols et des recrutements de force. » Depuis juin, les combattants du M23 ont tué de sang froid au moins quinze civils dans des zones qu’ils contrôlent, violé au moins 46 femmes et filles, dont la plus jeune victime était âgée de 8 ans, assure le rapport. Des membres du M23 ont tué par balles une jeune femme de 25 ans enceinte de trois mois, parce qu’elle résistait à une tentative de viol. Deux autres femmes sont mortes des blessures reçues lorsqu’elles ont été violées par des combattants du M23.

 Une femme de 32 ans a raconté que les rebelles avaient défoncé la porte de son habitation, battu à mort son fils de 15 ans et enlevé son mari. Avant de partir, les rebelles l’ont violée collectivement, ont répandu du carburant entre ses jambes et mis le feu au carburant, indique le rapport.

 Ces nouvelles données viennent renforcer le rapport des Nations Unies, rendant de plus en plus difficile pour les états occidentaux d’ignorer les éléments de preuve pointant le regime rwandais comme « Etat parti au conflit ». Les Etas Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas,la Suèdeetla Banquede Développement Africaine ont par ailleurs décidé de suspendre ou de reporter leur aide financière à Kigali, bien que la semaine dernière le ministère britannique du Développement international est revenue sur sa décision en débloquant la moitié du budget de soutien sous prétexte que des efforts avaient été faits par le régime dirigé par Paul Kagame.

 « Les démentis répétés du gouvernement rwandais selon lesquels ses responsables militaires ne soutiennent pas les rebelles criminels du M23 manquent sérieusement de crédibilité. Le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait sanctionner les chefs du M23, ainsi que les dirigeants rwandais qui les aident, pour graves violations des droits humains. » a insisté Anneke an Woudenberg.

 Irène Nyenyeli

Jambonews.net

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2 Commentaires à “Le Rwanda continue de soutenir les rebelles du M23 (HRW)”

  1. CESAR dit :

    Les déserteurs d’une armée congolaise dans le cas présent et auteurs des crimes contre des milliers de paisibles Congolais ne peuvent nullement être qualifiés de rebelles. Dans le cas contraire, n’importe quel criminel serait alors qualifié de rebelle. Un rebelle a nécessairement des revendications, peu importe leur nature. Kabila les avait intégrés dans l’arrmée congolaise au lieu de les envoyer à la barre pour répondre de leurs crimes abominables contre des milliers de Congolais. Ils auraient dû se frotter les mains pour avoir échappé aux effets de la loi et partant pour jouir de l’impunité totale. Quelles sont les revendications de ces gens? Ils n’en ont aucune. L’absence de revendications est la preuve que ce fameux M 23 est une fiction et que par conséquent, il s’agit d’un groupe armé composé de déserteurs de l’armée congolaise et des soldats rwandais sous le commandement de l’armée rwandaise dont le commadant en chef n’est autre Kagame. Le rapport de Human Rights Watch ne révèle rien de nouveau, du moins pour les Rwandais objectifs et informés.
    Au regard de l’indifférence caractérisée des prédicateurs du respect des droits de l’Homme d’une part et des dirigeants congolais en commençant par Kabila fils d’autre part, à l’endroit des Congolais du Kivu, ceux-ci n’appartiennent manifestement pas à l’Humanité. Il s’ensuit que, pour eux, ils ne méritent aucune compassion humaine et encore moins la justice. Par son rapport, Human Rights Watch entend alerter les maîtres du monde sur le cas des Congolais du Kivu. Sera-t-elle entendu ? Sûrement pas. Car pour les maîtres du monde, les affaires d’abord, le respect des droits de l’Homme et la compassion humaine après. Quel a été le sort du Rapport Mapping dont l’auteur n’est autre que l’ONU? Quelle a été la réaction de Kabila après la publication de ce rapport édifiant pour tout homme qui a une âme? Rien. Plus de cinq millions de morts et des milliers de femmes violées, dont la mort par VIH est programmée, le tout dans l’indifférence totale de la soi disant communauté internationale et des dirigeants congolais. L’Humanité s’est arrêtée à la porte d’entrée dans le Kivu.
    Si l’exermination des millions de Bahutu par l’armée de Kagame en RDC n’a touché outre mesure les maîtres du monde parce que, pour eux, ils étaient génétiquement génocidaires ou criminels contre les tutsi et ne méritaient dès lors aucune pitié et compassion humaine élémentaire et encore moins la justice, et les paisibles paysans du Kivu, qu’ont-ils fait contre les tutsi et les sponsors de Kagame pour mériter le sort qui les frappe depuis des années? Monseigneur Munzuhirwa Christophe, des centaines de religieux et religieuses massacrés avec une extrême sauvagerie par les tueurs issus de l’armée de Kagame, qu’avaient-ils fait contre Kagame ou les tutsi?
    Seule l’application de la loi nationale congolaise et/ou internationale contre les auteurs des crimes commis en RDC depuis des années est, à mon humble avis, la solution la plus efficace pour que la paix durable et définitive puisse revenir au Kivu. Aussi longtemps que les auteurs de crimes abominables contre des millions de paisibles citoyens congolais jouiront de l’impunité ou ne seront inquiétés outre mesure pour leurs forfaits, il n’y aura jamais la paix dans cette partie de la RDC. Pour ces criminels, tuer et violer sont devnu une profession dont ils demandent à Kabila la reconnaissance. En effet, ils demandent à Kabila de leur reconnaître le droit de tuer et de violer. Les sommets de Kampala et interventions du Conseil de Sécurité sur saisine de RDC vont dans le sens de cette reconnaissance. En effet, Kabila demande la mise en place d’un contingent militaire de quatre mille hommes au moins pour s’interposer visiblement entre son armée et le groupe armé de soldats rwandais dont font partie les déserteurs de son armée. Autrement dit au lieu d’appliquer la loi dans toute sa rigueur contre les déserteurs comme dans tous les autres Etats du monde et d’exercer le droit à la légitime défense reconnu à tout Etat membre de l’ONU, Kabila entend accorder aux criminels notoires le passeport de tuer, de violer des femmes congolaise, leur octroyer une zone de non droit où la loi applicable sera celle édictée par ces gens et où la prostitution, le trafic des produits en tous genre seront les activités légales sans oublier le pillage des ressources minières de la RDC par les charognards internationaux avec l’appui de leurs pays d’origine. Si parmi mes frères Congolais il y aurait quelqu’un qui soit en mesure de m’expliquer les actes de Kabila fils, les lecteurs de Jambo News lui seront reconnaissants. A titre personnel, c’est un ca sui generis. Les Congolais du Kivu doivent compter sur le Plus Haut quant à leur salut. Que celui-ci ait pitié de ses enfants.

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  2. Hutus et Tutsis,veuillez avoir l’amabilite d’aller regler vos problemes au Rwanda,le Congo s’en portera mieux…Et n’oubliez pas Monsieur Hipolyte Kanambe sur votre chemin de retour.

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