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Rwanda – 1er octobre 1990 : manifestation et recueillement à Bruxelles

Publié : le 6 octobre 2012 à 18:36 | Par | Catégorie: Actualité

A l’occasion du 1er  octobre, date commémorative du 22ième anniversaire du début de la guerre civile au Rwanda qui entraîna notamment le génocide des Tutsi en 1994 et ensuite le génocide des Hutu principalement à partir d’octobre 1996, plusieurs manifestants se sont réunis le lundi 1er octobre 2012 devant l’ambassade du Rwanda à Bruxelles. Cette manifestation s’est achevée devant la stèle commémorative du Génocide de 1994, où une cérémonie de commémoration en mémoire de toutes les victimes de la guerre au Congo et au Rwanda depuis cette date fatidique jusqu’à maintenant s’est tenue.

Mémorial du génocide rwandais à Bruxelles, Belgique

Mémorial du génocide au Rwanda à Bruxelles, Belgique

Les manifestants, en grande partie des exilés rwandais en Belgique, tenaient à commémorer le 1er octobre, date à la quelle le Rwanda a été plongé dans une guerre sanglante qui s’est achevée par les massacres d’une ampleur sans précédent.

« Nous avons manifesté notre indignation que deux ans après la sortie du « Mapping report »,  un rapport des Nations Unies qui décrit en détail le génocide perpétré contre les hutu au Congo, aucun des responsables ne soit arrêté. Au contraire les réfugiés qui sont encore sur le sol congolais continuent de se faire exterminer jusqu’à maintenant. Ils sont pourchassés, assassinés et tout ça dans l’indifférence des pays puissants qui sont plus préoccupés par le pillage des ressources du Congo » a déclaré Joseph Matata, un des organisateurs de cet événement qui est aussi le Coordinateur du  Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR).

 La manifestation a commencé par un sit-in devant l’ambassade du Rwanda dans la commune de Woluwé-Saint-Pierre de 10h jusqu’à 16h. Ensuite, les manifestants se sont dirigés vers la stèle dédiée au Génocide de 1994  où ils se sont recueillis en mémoire de toutes les  victimes sans distinction de la guerre débutée au Rwanda il y a 22 ans, et qui s’est étendue 6 ans plus tard sur le sol congolais.

Ce recueillement qui était encadré par la police s’est déroulé dans le calme; plusieurs prières ont été dites et nombreuses chansons de deuil ont été chantées. Nombreux rescapés qui s’étaient mobilisés pour cet événement, ont pu déposer une gerbe de fleur et allumer des cierges qu’ils ont déposé sur le monument dédié au génocide.

Ce recueillement qui s’est tenu avec l’aval du bourgmestre de la commune de Woluwe-Saint -Pierre à Bruxelles s’est achevé vers 18h30, les manifestants se sont dispersés dans le calme, Matata Joseph a rappelé que les actions de manifestations liées à la date du 1er octobre se poursuivront mardi le 9 octobre, devant l’ambassade du Rwanda à Bruxelles.

 

Jean Mitari

Jambnews.net    

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14 Commentaires à “Rwanda – 1er octobre 1990 : manifestation et recueillement à Bruxelles”

  1. Sangwa Werurwe dit :

    Vous ne savez même pas écrire!

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  2. justicier dit :

    vous n’avez pas honte de comparer les evenements de 1996 au génocide de 1994.. arreter de mettre les rescapes d 1994 dans vos propagandes en voulant comparer l’incomparable, la tragedie de 1994 ne peut pas être comparé à aucun autre tragedie en afrique et dans le monde depuis la 2ème guerre mondiale.

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    • Gikongoro dit :

      Donc vous voulez dire qu’un tutsi massacré en 1994 par les Interahamwe au Rwanda vaut mieux qu’un hutu massacré en 1996 au Congo par le FPR ? Si je comprends bien vous affirmez qu’il y a des bonnes victimes et des mauvaises. si vous pensez comme ça, vous adoptez une théorie raciste très dangereuse, celle des extrémistes tutsi qui pensez que les tutsi sont supérieures, et s’autorisent au nom de cette idéologie à mettre la région des Grands Lacs à feu et à sang pour soit disant protéger la race supérieure.

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      • Muheto dit :

        @ Gikongoro ,

        Il est normal de faire la différence entre un Génocide et des crimes de guerre .
        Il ne s’agit pas d’établir une hiérarchie entre une victime Tutsi et une victime Hutu comme tu le prétends .

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        • edouarda dit :

          Muheto. Ci-dessous, quelques extraits trouvés sur internet. Il n’est PAS NORMAL de faire la différence entre génocide et ce que vous appelez ‘crimes de guerre’. Les crimes de guerre du FPR visent et visaient principalement l’ethnie des hutu. Kagame en a d’ailleurs tellement horreur qu’actuellement, son gouvernement comprend quasiment que des tutsi. Les massacres d’un groupe ethnique, visant clairement ce groupe = génocide, un point c’est tout ! Que la communauté internationale, pour des raisons politiques, et souvent influencée par des lobbys pro-FPR et autres, ait jugé de devoir appeler l’un ‘génocide’ et l’autre ‘crime de guerre’, nous importe peu ! On n’a pas besoin de l’accord de Ban ki-Moon, ou un Kofhi Annan qui ‘mérite’ son poste et sa fondation pour ‘services rendus’ au réseau anglo-saxon, pour savoir que c’était des actes de génocide. Le reste, it’s all politics ! Si toutefois, on veut qu’un jour, une véritable paix revienne dans la région des pays des Grands Lacs, il sera nécessaire qu’on reconnaisse au niveau international les différents génocides qui y ont eu lieu. Cela permettra à tous de faire le deuil et de vraiment agir de telle sorte que cela ne puisse plus arriver. L’exclusion actuelle, le mensonge historique et social, l’hyprocrisie politique et l’inégalité sociale provoqués par l’écart entre la réalité et l’histoire officielle, ne pourront que mener à de nouvelles situations explosives.
          Etrait 1 d’un site Ougandais: « Batutsi have been claiming that they are the only ones that have suffered genocide at the hands of Bahutu in Rwanda in 1994. They conveniently forgot that Batutsi committed genocide against Bahutu in Burundi in 1972, 1988 and 1993. There are reports alleging that Batutsi have committed genocide against Bahutu since January 1994. That is why the International Criminal Tribunal for Rwanda was authorized by the UN Security Council to examine crimes against humanity from January to December 1994 although genocide that is common knowledge took place between April and July 1994. Presumably afraid of being implicated Rwanda which was a member of the Security Council voted against the resolution establishing the Tribunal and there are reports that the government hasn’t cooperated with the Tribunal as expected.
          What has happened in Eastern DRC against Bahutu is alleged genocide committed by Batutsi. However, Batutsi have taken advantage of the international guilt for failing to respond when genocide took place in Rwanda in 1994 and have used that guilt to massacre people and do whatever else they want including in Uganda where they are the rulers under Museveni. Batutsi or friends of Batutsi who cherish the rights of others need to join hands with others to find a lasting solution.
          What Rwanda and Uganda leaders must understand is that time comes when people feel they are pushed against the wall and have nowhere else to go but to fight back and die fighting than in silence. The international community has been very lenient on Rwanda and Uganda governments and has allowed them to do what they want with impunity because they have painted themselves as victims in a hostile environment where they must defend themselves by any means including preventing people from mentioning their tribes but they are the aggressor from time immemorial.
          Just as they are fighting to protect their interests by getting the best education, healthcare, diet, jobs and grabbing land, we also have a duty to protect the interests of our people. I am on record for recommending peaceful resolution of our differences in order to live together in peace and security but Kagame and Museveni are not interested. They believe they have all the international support they need and are busy fast tracking Tutsi Empire dream through the East African political federation and planning how to draw new international boundaries in East Africa using force if necessary. Calls for the Second Berlin Conference on Africa’s boundaries have been heard from Kigali. There are surrogates in Uganda who just talk about removing boundaries without taking long term consequences into account. For them these are colonial boundaries that should be eliminated to allow free mobility of liberated people and cattle ».
          Extrait 2 (témoignage d’un respacé au Congo): « En octobre 1996 lorsque l’AFDL de Laurent Désire Kabila déclencha la fameuse guerre de libération à partir et avec l’appui massif du Rwanda, les réfugiés dans et autour de Bukavu se déplacèrent pour s’éloigner du front et vinrent chercher refuge dans les camps de la localité de Kavumu. En tout, nous étions plus d’un million de gens entassées dans cette localité à la veille de sa destruction par l’alliance FPR-AFDL. A la prise de Bukavu, les militaires de Mobutu ainsi que ceux qui assuraient la sécurité dans les camps prirent la poudre d’escampette par la route Bukavu-Kisangani qui traverse le parc national Kauzi-Biega, laissant derrière eux les pauvres réfugiés seuls et sans défense à la merci des fauves assoiffés de sang de Kagame.
          Samedi 2 Novembre 1996. Il est aux environs de dix heures du matin lorsque une pluie de bombes commence à s’abattre sur les trois camps de Kashusha, Inera et ADI Kivu. C’est la débandade totale et les morts et les blessés sont innombrables. Une longue colonne de réfugiés se dirige vers Le parc naturel Kauzi-Biega et tente de se frayer un chemin vers la ville de Kisangani. Dans ce groupe se trouvait une dizaine de religieuses de la congrégation des sœurs Benebikira ainsi qu’un prêtre catholique. Ils ont été rattrapés deux jours après par les soldats du FPR dans la localité de Shabunda. Les sœurs furent violées puis tuées ; le prêtre fut également torturé puis exécuté.
          Une autre marée humaine prend la route Kavumu-Goma qui longe le lac Kivu. Dans quelques deux heures depuis le début de l’attaque, il ne reste dans les camps que les blessés, les malades, les vieillards et les enfants qui se sont égarés dans la bousculade. Ils sont plus de trois milles et seront regroupés par les soldats tutsi rwandais et massacrés le même jour. Après avoir pillé systématiquement les camps, les corps des victimes seront brûlés à l’essence et les cendres chargées dans des camions militaires et jetées dans la rivière Rusizi selon les témoignages fiables que j’ai reçus des rescapés congolais de Kavumu et Bukavu. Selon les mêmes sources, ce jour même, deux jeunes femmes qui étaient hospitalisées dans la maternité de Kavumu furent jetées vivantes avec leurs nourrissons dans les toilettes d’un commerçant du coin répondant au nom de Tumbo.
          Je faisais parti du flot de gens qui prirent la fuite par la route vers goma. Au passage, les habitants des camps situés le long de la route, ceux d’Idjwi et les populations locales vinrent grossir les rangs. Trois jours après, toute cette marée humaine se retrouve bloquée à Nyabibwe, petite localité à quelques deux cents kilomètres de Bukavu. Il n’y a pas moyen d’avancer plus loin car les soldats de Kagame ont pris position à Minova et opèrent main dans la main avec les combattants locaux Mai Mai qui ont été achetés pour traquer et tuer les réfugiés hutu rwandais. La seule solution qui nous restait était d’escalader les montagnes, traverser les forets du masisi et Walikale pour tenter d’atteindre la route qui mène a Kisangani. Laissant véhicules, vélos, matelas, vivres,… bref tous leurs biens derrière eux, les réfugiés commencèrent alors péniblement à se frayer un chemin vers la localité de Shanje dans le Masisi. Deux semaines après la prise de Kavumu, les soldats du FPR arrivent à Nyabibwe par la route et par le lac. Là encore, les malades, les personnes âgées, les enfants et les retardataires le payeront de leur vie et les corps seront jetés dans une mine de cassitérite. De nouveau, les biens laissés par les fuyards sont pillés par les soldats de Kagame vers le Rwanda.
          Un petit groupe de gens composé principalement de dignitaires du régime de Habyarimana, de leurs familles, de leurs proches et de commerçants ont essayé de réparer un sentier carrossable qui, de la route principale à quelques quarante kilomètres de Nyabibwe se dirige à Numbi puis à Shanje dans le Masisi. A une dizaine de kilomètres de la route principale dans une petite localité dite Chebumba, ils tombèrent dans une embuscade des soldats de Kagame et il n’y eut que très peu de survivants. Le nombre impressionnant de carcasses de véhicules calcinés qui se trouvent même aujourd’hui sur ce site témoigne à souhait de la férocité et de la sauvagerie utilisées par les bourreaux pour exterminer ces pauvres réfugiés hutu.
          Le groupe parti de Nyabibwe, une fois arrivé epuisé et fatigué par plusieurs jours de marche dans les localités de numbi et Shanje dans le Masisi fut bientôt rejoint par le flot humain parti des camps du Nord Kivu par la route de Sake. Dans cette cuvette surplombée de collines aux pentes escarpées, les réfugiés érigèrent des campements de fortune. C’est à partir de ce moment que des avions commencèrent à survoler nuit et jour les déplacements des réfugiés sans doute pour donner leur position à chaque instant à leurs poursuivants car chaque fois que ces avions survolaient notre position, le jour suivant les militaires de Kagame étaient à nos trousses.
          Mercredi 20 Novembre 1996. Dès l’aube des bombes de mortiers et des roquettes commencent à pleuvoir sur cette marée humaine dans les deux localités de Numbi et de Shanje. L’artillerie lourde, les mitrailleuses, les lance-roquettes multiples, les lance-grenades et les petites armes automatiques, tout fut utilisé pour tuer le maximum possible de hutus. Plusieurs centaines, voire de milliers de gens périrent lors de cette attaque. Tant nous constituions une cible facile. Les survivants prirent encore la fuite et se dirigèrent vers Birumbi, Biliko, Chingurube, Tingi Tingi, Kisangani, Mbandaka, … Pendant des mois à travers la foret dense congolaise, ces pauvres réfugiés furent poursuivis et massacrés par les troupes de Kagame. Leurs corps furent brûlés ou jetés dans les rivières. Tous les media du monde ont parlé de ce groupe et du calvaire qu’ils ont enduré.
          Les retardataires qui arrivèrent dans le site de Shanje après sa destruction trouvèrent un spectacle de désolation, des cadavres éparpillés à gauche à droite et les troupes de Kagame qui les y attendaient déjà. Ils furent forcés de ramasser tous les cadavres, de les brûler puis d’ensevelir les cendres. Ils furent ensuite dirigés vers Minova sous bonne escorte militaire soit disant pour les faire rentrer au pays. Beaucoup d’entre eux furent massacrés sur le trajet Shanje-Numbi-Minova. Ces militaires rwandais, plus de deux mille, resteront plus d’un an à Numbi pour traquer et tuer ceux qui avaient eu l’audace de se cacher dans les environs, et Dieu sait qu’ils étaient nombreux. Beaucoup de congolais connurent le même sort que les réfugiés rwandais car ils sont accusés de nous cacher, ce qui était vrai et ils parlent le Kinyarwanda et sont hutu comme nous. Durant des mois, des centaines de réfugiés furent débusqués et emmenés à Numbi dans le camp militaire improvisé. Ils étaient ligotés les bras derrière et privés d’eau et de nourriture. A l’article de la mort, on les achevait à l’arme contondante puis jetés dans les nombreuses fosses creusées par les mineurs du coin. »
          Si Muheto, Justicier et autres trouvent toujours qu’il ne faut pas avoir pitié de toutes les victimes, je pense personnellement qu’ils font partie du réseau de ‘lobbyistes’ pro-Kagame.

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        • CESAR dit :

          Il me semble que Muheto s’égare, une fois de plus, dans des dires subjectifs qui n’enrichissent en rien les lecteurs de Jambo News.
          Un mort est un mort, peu importe son appartenance ethnique.
          Hiérarchiser les morts rwandais revient à soutenir qu’il y’a eu d’un côté des petites victimes qui ne méritent aucune compassion et encore moins la justice et de l’autre des grandes victimes qui, elles, méritent toutes les compassions et la justice.
          Ce genre de dires réduisent leurs auteurs au niveau infra-animale car un homme pourvu d’humanité élémentaire ne peut nullement se livrer à ce genre d’insanités.

          Sur le plan strictement juridique, si Monsieur Muheto a des prolégomènes en droit pénal, il doit savoir que dans le cas présent, ce sont des faits qui ont été qualifiés de génocide, crimes des guerre et crimes contre l’humanité contre des Rwandais par le conseil de sécurité de l’ONU sur la base d’un rapport préliminaire et partant sommaire de Monsieur René Ségui( voir le rapport sur la Toile, page 7). Or, ce Rapport met dos à dos les différents acteurs dans la tragédie qui a endeuillé notre pays à savoir le gouvernement intérimaire et le FPR. Son rapport précise que le FPR a commis le génocide contre les Hutu, que les milices, certains Hutu civils et certains militaires alliés au gouvernement intérimaire ont commis le génocide contre les Tutsi. Le rapport est limpide et accessible à Muheto pour son information personnelle.

          Sur la base de ce rapport et celle de la demande du gouvernement Tutsi rwandais, alors dirigé en fait par Kagame, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 955 qui a crée le TPIR. Voici ce que dit cette résolution (accessible à tous sur la Toile).

          « Nations Unies
          RÉSOLUTION 955 (1994)
          Distr. GÉNÉRALE
          S/RES/955 (1994) 19941108>
          08 novembre 1994

          RÉSOLUTION 955 1994)
          Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 3453séance,
          le 8 novembre 1994
          Le Conseil de sécurité,
          Réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur la situation au Rwanda,
          Ayant examiné les rapports que le Secrétaire général lui a présentés conformément au paragraphe 3 de sa résolution 935 (1994) du 1er juillet 1994 (S/1994/879 et S/1994/906), et ayant pris acte des rapports du Rapporteur spécial pour le Rwanda de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies (S/1994/1157, annexe I et annexe II),
          Saluant le travail accompli par la Commission d’experts créée en vertu de sa résolution 935 (1994), en particulier son rapport préliminaire sur les violations du droit international humanitaire au Rwanda que le Secrétaire général lui a transmis dans sa lettre du 1er octobre 1994 (S/1994/1125),
          Se déclarant de nouveau gravement alarmé par les informations selon lesquelles des actes de génocide et d’autres violations flagrantes, généralisées et systématiques du droit international humanitaire ont été commises au Rwanda,
          Constatant que cette situation continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité internationales,
          Résolu à mettre fin à de tels crimes et à prendre des mesures efficaces pour que les personnes qui en sont responsables soient traduites en justice,
          Convaincu que, dans les circonstances particulières qui règnent au Rwanda, des poursuites contre les personnes présumées responsables d’actes de génocide ou d’autres violations graves du droit international humanitaire permettraient d’atteindre cet objectif et contribueraient au processus de réconciliation nationale ainsi qu’au rétablissement et au maintien de la paix ».

          Force est de constater que le Conseil ne dit nulle part « génocide des Tutsi ».
          Par cette précision, le Conseil n’a pas entendu faire une distinction entre les victimes rwandaises. Toute affirmation selon laquelle le génocide ne concerne que des Tutsi est fabulation. Il convient de rappeler que c’est le gouvernement tutsi rwandais qui a demandé au conseil d’adopter cette résolution et de créer un tribunal pour juger les auteurs de ces crimes, que le conseil a donné favorablement suite à la demande du gouvernement rwandais d’alors, que de surcroît dans sa résolution, il ne fait aucune distinction entre les auteurs des crimes commis au Rwanda contre les Rwandais. Même à supposer que le Conseil de Sécurité ait pu se tromper en ne précisant pas qu’il s’agit du génocide des Tutsi, force est d’observer que dans sa demande, le gouvernement Tutsi rwandais n’a pas dit »génocide des Tutsi et qu’au demeurant, alors qu’il a reçu la copie du projet de résolution, il n’a pas demandé d’y apporter une correction à savoir préciser expressément qu’il s’agit du « génocide des Tutsi ». Je subodore que Muheto ne peut soutenir le contraire sous réserve d’étayer précisément ses affirmations.
          En omettant d’indiquer »génocide des Tutsi », le gouvernement rwandais d’alors s’est-il trompé ? Sûrement pas. Car comme le conseil de sécurité, il n’a pas entendu faire une distinction entre les morts rwandais et encore moins hiérarchiser les victimes.
          Et pour preuve, dans la Constitution de 2003, qui a été élaborée par le gouvernement rwandais sous l’autorité de Kagame , adoptée par voie référendaire et promulguée par celui-ci en personne, dit génocide sans autre précision quant aux victimes du génocide.

          « LA CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DU RWANDA / 4 juin 2003
          Nous, KAGAME Paul,
          Président de la République;
          Vu la Loi Fondamentale de la République Rwandaise, telle que révisée à ce jour, spécialement l’Accord de Paix d’Arusha dans sa partie relative au partage du pouvoir en son article 41, ainsi que dans sa partie relative aux questions diverses et dispositions finales en son article 22;
          Vu que la Nouvelle Constitution de la République du Rwanda a été adoptée par les Rwandais lors du Référendum du 26 mai 2003 tel que confirmé par la Cour Suprême dans son Arrêt n°772/14.06/2003 du 02/06/2003;
          PROMULGUONS LA PRESENTE CONSTITUTION ET ORDONNONS QU’ELLE SOIT PUBLIEE AU JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DU RWANDA.
          PREAMBULE
          Nous, Peuple Rwandais,
          1. Au lendemain du génocide, planifié et supervisé par des dirigeants indignes et autres auteurs, et qui a décimé plus d’un million de filles et fils du Rwanda ».

          La constitution rwandaise de 2003 est limpide sur ce point.
          L’absence de mention » génocide des tutsi » est-il un oubli de la part des tutsi et de Kagame ?
          Que tout soit claire, il ne s’agit pas, pour ma part, de nier les crimes qui ont été commis contre les Rwandais. Il s’agit de dire les choses telles qu’elles sont irréfutablement.
          Les documents susmentionnés pour étayer mes affirmations sont accessibles à tous les Rwandais y compris Monsieur Muheto.

          Si celui-ci ou quiconque autre entend réfuter leur véracité, qu’il cite ses sources selon lesquelles le génocide ne concerne que les Batutsi. La modification de la constitution de 2008, soit seize ans après les faits, opérée par Kagame, est sans effet. Il s’agit des manœuvres politiques aux seuls fins de prétendre échapper à la justice pour les crimes abominables qu’il a commis avec le soutien de ses maîtres à savoir les USA et le Royaume Uni. Sachant qu’en tout état de cause, le moment venu, les auteurs de ces crimes seront rattrapés par leur passé. C’est une question de temps.

          Les crimes de génocide contre les Rwandais ont été commis avant et après le 6 avril 1994.
          Le fait d’envoyer en prison tout rwandais qui ose dire publiquement que les militaires du FPR sous le commandement de Kagame ont commis les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre les Hutu et les Tutsi( ceux qui n’ont pas soutenu le FPR dans sa guerre contre le Rwanda) et par conséquent, ils doivent répondre de leurs actes non pas pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils ont fait, ne change rien quant à la véracité des faits. Il en est de même de la négation de ces crimes et partant de l’existence des victimes Hutu et Tutsi comme dans le cas de Muheto.
          La négation de la Vérité est une déchéance de la pensée humaine et une régression morale caractérisée pour l’auteur de cette négation. La légalisation de la négation des victimes Hutu et de la hiérarchisation des victimes rwandaises par Kagame (voir constitution de 2008) est inopérante à tous les égards.
          Ce qui est demandé à Muheto et à ses amis négationistes de la Vérité est d’observer la décence élémentaire à l’endroit des victimes rwandaises. La décence est un des éléments de la civilisation humaine qui distingue l’Homme de l’animal.

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      • Hendrix dit :

        Tu dois comprendre que le FPR apr’es la guerre de 1994 a poursuivi les Interahamwe qui se sont refugier au Congo et qui ont continuer le genocide envers les Tutsi. Rappel toi des ambuscades sur la route Gisenyi-Kigali ou ces Interahamwe arretaient les autobus et choisissaient les tutsis pour les massacrer. Savez-vous combien des morts Tutsi meme apr’es la prise de pouvoir du FPR? L »attaque du camp Mugunga fut un salut pour les tutsis de gisenyi et de Ruhengeri.Les Bacengezi.Ca vous dit qlq chose ?
        Alors, arretes de comparer le geneocide tutsi et les morts pendant la guerre de FPR contre les Interahamwe. Si cette operation de repousser loin de la frontiere Rwandaise de ce bande des criminels, la region des grands lacs la situation allait etre pure que maintenant. Joseph Kabila lui comprend bien la situation.

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        • CESAR dit :

          Interahamwe est le nom de la Jeunesse du MRND et nullement tous les Bahutu. Jambo News est un journal sérieux. Ce qui exclut des insanités et insultés de la part des commentateurs. Pour commenter un sujet comme celui-ci ou pour répliquer à un commentaire, il faut avoir un niveau de culture générale avouable. Ce qui n’est pas votre cas mon cher Monsieur. Pour l’avenir, il faudra éviter ce genre d’insanités ou vous taire tout simplement si vous ne comprennez rien sur le sujet.

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  3. Gervais kirato dit :

    Bonjour,
    Décidément, 01/10/1990, Journée Inoubliable, devenue mémorable par la force des choses. Si elle n’avait pas existée, il aurait fallu l’inventer. Les Rwandais de tout bord, de toute ethnie en sont unanimes. Ce jour-là, le Rwanda, a amorcée une nouvelle voie dans son existence. La seule tâche venue noircir l’événement est le Génocide des Tutsi de 1994. J’ai seulement une seule question à poser à l’Organisateur : « Est-ce qu’au cours des prières prévues pendant la manifestation, y’a-t-il eu des repentances sincères pour des actes commises au cours du Génocides ?? ».

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  4. menelik zoro dit :

    Le genocide des tutsis au Rwanda de 1994 a ete serieusement prepare et mis en execution par le regime hutu de Habyara , et pour s’assurrer de l’efficacite, le test a ete faite a Kibirira, Bigogwe, Bugesera.
    Nyuma yuko abahutu bamaze gutemagura abatutsi, icyo gihe nari mu ruhengeri mbona aba leaders babahutu bakangurira abahutu bagenzi babo ngo bahunge maze barebe icyo FPR izayobora. radio y’interahamwe nayo ntiyasigaye inyuma muri iyo sensibilisation.Baragiye bageze iyo za Goma cholera itangira guhitana impuzi kuburyo aba militaires babafaransa na za CICR birirwaga batunda imirambo yishwe n’icyo cyorezo none ngo Kagame? Matata un fau Murega congolais qui a longtemps vecu au Rwanda( Rugenge Kigali )se fait le porte parole des interahamwe a Bruxelles. Je pense qu’il est grand temps qu’il puissent songer a ses freres qui croupisent dans l’enfer congolais et laisser les rwandais b’umutima se construire leur pays biha AGACIRO. NAHO KWICARA IMBERE YA AMBASSADE Y’U RWANDA NTACYO BIZABAMARIRA USIBYE KWITESHA AGACIRO.

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    • kolomabele dit :

      Les réfugiés hutus rwandais au Congo ne sont pas dans un enfer.Ils ont créé le FDLR.En principe pour libérer le Rwanda de la dictature de Kagame.En réalité,ils se comportent au Congo comme dans un pays conquis.Ils tuent,violent,pillent et détruisent l’environnement.Ils créent une administration propre à eux,perçoivent des taxes…D’autres sont dans les institutions nationales et locales au Congo.Ils commettent tous ses crimes dans l’impunité totale.Ils ne sont inquiétés ni par le pouvoir congolais et encore moins par la justice internationale.Les Rwandais( hutu du FDLR ) les Congolais rwandophones( Tutsi du CNDP-M23) ont une grande responsabilité dans les crimes contre l’humanité et économiques commis au Congo.Les Tutsi et Hutu congolais n’ont jamais dénoncé les crimes commis au Congo par leus frères de tribu venus de l’autre côté de la frontière.Tout simplement parce que les liens de sang sont plus forts que l’attachement à la nation congolaise qu’ils partagent avec les Congolais d’autres éthnies.

      Le génocides des Tutsi au Rwanda très médiatisé et celui de Hutu au Congo sont arrêtés.Mais celui des Congolais de la part des Rwandais(FDLR) et des Congolais rwandophones( CNDP-M23) se poursuit.Personne n’en parle.En commençant par menelik zoro.

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  5. menelik zoro dit :

    Kolomabele je suis d’accord avec toi quand tu dis que le FDLR cree en principe pour libérer le Rwanda se comportent au Congo comme dans un pays conquis.Ils tuent,violent,pillent et détruisent l’environnement.Ils créent une administration propre à eux,perçoivent des taxes…D’autres sont dans les institutions nationales et locales au Congo.Ils commettent tous ses crimes dans l’impunité totale.Ils ne sont inquiétés ni par le pouvoir congolais et encore moins par la justice internationale.
    Pour toi qui est responsable de ce malheur congolais? quelle humiliation d’un peuple congolais par des etranger. Acceptez que le congo n’a pas des institutions solides pas de president responsable

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  6. kolomabele dit :

    Menelik zoro, l’honnêteté intellectuelle m’oblige à reconnaître ton courage de voir la vérité en face. Les Rwandais et les Congolais rwandophones commettent des pires crimes au Congo. Quand ils sont ensemble d’un côté ,Tutsi rwandais et congolais, et de l’autre Hutu rwandais et congolais,c’est bonnet blanc, blanc bonnet.

    Il y a eu 800.000 victimes tutsi pendant le génocide au Rwanda en 1994, plus de 2.000.000 des victimes hutu dans les forêts zaïroises lors de l’épopée de l’AFDL-FPR en 1996. Depuis cette année,le sang des Congolais n’a cessé de couler.Plus de 6000.000 des millions des morts. Depuis Janvier 2006,573 Congolais ont été abattus à Beni-Lubero.Les victimes sont toutes des Congolais de souche et les bourreaux parlent un patois congolais qui est une langue nationale d’un pays voisin. Suivez mon regard.

    Kabila, qui est un don de Kagame aux Congolais,avait confié la sécurité de l’Est du Congo à une patie de son armée.Une partie d’officiers et d’hommes des troupes composée essentiellement des rwandophones.Je te rappelle que les Rwandais et les Congolais rwandophones ,c’est comme le cochon et le porc.

    J’ai fait un commentaire sur le dernier article de CHaris Basoko au sujet de la responsabilité de la classe politique congolaise dans la débacle de notre pays.Si tu l’avais lu,tu t’aurais rendu compte que je ne nous pardonne pas sur les crimes commis dans notre pays par les Rwandais et nos compatriotes rwandophones,hutu et tutsi. Plus que quiconque ,nous avons une plus grande responsabilité dans tout cela.La terre entière et nous -mêmes,tout le monde sait qu’il n’y a pas d’Etat au Congo. Mais les Congolais semblent se complaire dans cette situation.Ils ne se bougent pas pour changer les choses. La vénalité de nos élites et l’insouciance de notre peuple sont congénitales et nous paralysent. Sinon,Kabila et ses hommes seraient reçus partout au Congo avec des tomates et des oeufs pourris au visage. Kabila i fait preuves de ses limites pour diriger el Congo pendant dix ans.Il y a encore des Congolais qui continuent à le soutenir

    .Il n’ y a pas que les Rwandais qui pissent sur nous à longueur de journée.Les Mbororo et la LRA tuent, violent et mutilent dans les Uélés.L’Angola expulsent des dizaines des milliers des Congolais dans des conditions infra-humaines sans que le pouvoir congolais soulève son petit doigt. C’est plutôt l’ONU et les Ongs qui protestent.Kabila n’ a jamis dénoncé les crimes commis à l’Est.

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  7. menelik zoro dit :

    Kolomabele, j’allais dire qu’il faut implorer Dieu pour liberer le congo de tous ces malheurs qui frappent le Congo mais ces derniers temps je voie le virement spectaculaire des tous les responsables religieux sur la rtnc soutenir Kabila kabange ancien taximan de Dar es Salam, devenu presidents des milliers des congolais intruits dans des bonnes universites du Congo! ca fait vraiment honte pour le congo de 1974 ou l’on parlait des 7 merveilles du congo! Je lisais un rapport accablant sur ce que percoit un retraite au congo de 2$ par mois quelqu’un qui a servi toute sa vie au Congo! tout le clic kabila devraient retourner d’ou ils sont venu, un president sans CV?

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