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Standard and Poor’s réévalue la note du Rwanda de « positive » à « stable »

Publié : le 1 novembre 2012 à 17:37 | Par | Catégorie: Actualité

Ce lundi 29 octobre, l’une des plus puissantes agences de notations au monde, Standard and Poor’s (S&P), a réévalué à la baisse la note de solvabilité du Rwanda de «positive» à  «stable». Cela intervient quelques semaines après que les grandes puissances aient décidé de réduire l’aide octroyée au Rwanda, à la suite d’un rapport des experts de l’ONU accusant le gouvernement rwandais de soutenir la rébellion M23 dans l’Est de la RDC. 

En effet, dans un communiqué sur le site de l’agence de notation, S&P explique que cette réévaluation vers le bas résulte des dernières tensions entre le Rwanda et  le Congo qui ont poussé certains donateurs, dont les États-Unis, l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Allemagne, à suspendre ou retarder leurs aides au Rwanda. Cette même agence estime que la suspension de l’aide s’élève à 15% de l’aide totale que le Rwanda reçoit chaque année, ce qui représente  un manque de plus de 6% du budget rwandais.

Conséquences de cette réévaluation

Les conséquences de cette décision sont à regarder dans la mission même de l’agence de notation. Vivant dans un monde où règne une asymétrie d’information entre les détenteurs de capitaux et les emprunteurs, ces agences, qui sont des entreprises privées, ont comme  rôle principal d’éliminer l’asymétrie d’information régnant sur les marchés financiers. Chaque émetteur (État, entreprise, organisme public) se voit attribuer une note par les agences de notations, allant de  « AAA »(qualité de crédit la plus élevée)  à  « D »(défaut); note reflétant la capacité de l’émetteur à  honorer ses engagements financiers, à  savoir rembourser son prêt. Ceteris paribus,  plus un pays est bien coté par les agences de notation,  plus il pourra prélever des liquidités sur les marchés financiers aux meilleures conditions, c’est-à-dire, à des taux  d’intérêt  bas.

A noter que le Rwanda bénéficiait jusque-là d’une note équivalente à celle du Kenya ou encore de l’Ouganda mais bien meilleure que celle de  la Grèce.

A court terme, dans le cas du Rwanda, cette réévaluation négative de S&P risque de se traduire par une hausse des taux d’intérêts sur les emprunts du gouvernement rwandais, ce qui , en combinant avec la suspension d’une partie de l’aide qu’il recevait, mettrait à mal les revenus gouvernementaux.

Néanmoins, si ces suspensions s’avèrent être temporaires, les conséquences de cette réévaluation seraient maitrisables, notamment en comblant ce déficit par le fond « Agaciro » et par l’argent  que le pays prévoit de récolter à partir de la fin de cette année via le « Diaspora Bond ».

Sur le long terme, comme l’agence l’a précisé, si les donateurs continuent à suspendre leurs aides de manière permanente, « ça aurait des conséquences sérieuses sur les finances du Rwanda » car le gouvernement  rwandais dépend des aides étrangères à  hauteur de plus de 40% de son budget.  De plus, la suspension permanente de ces aides se traduirait très probablement par une dégradation de la note du Rwanda, de « B » à « C », c’est-à-dire de la catégorie des pays très spéculatifs aux pays à risque très élevé.

Si ces suspensions perdurent, cette réévaluation pourrait avoir un effet de boule neige, dont les conséquences économiques et sociales seraient non négligeables. Le scénario suivant est à envisager : la  dégradation de la note du pays  se traduirait par une hausse des taux d’intérêts et donc un financement sur les marchés plus couteux, et de ce fait une partie des revenus de l’état serait allouée à ce financement, ce qui entrainerait  la baisse des revenus disponibles pour les dépenses publiques. Cela pourrait même aller plus loin puisque des licenciements dans le secteur public pourraient être envisagés dans un cas plus extrême. En ce qui concerne  les tentatives pour combler ce déficit, celles-ci ne seraient  guère optimistes : principalement – moins de donateurs dans le fond « Agaciro » car une hausse de chômage et baisse de revenus, –  peu de succès pour le prélèvement des liquidités via le « Diaspora Bond » car les investisseurs demanderont une compensation plus importante (prime de risque) pour compenser le risque élevé de défaut.

A terme, ayant comme seul moyen le financement  une politique monétaire expansionniste, la pression inflationniste accentuerait le ralentissement de l’économie rwandaise.

L’ampleur de cette réévaluation sur l’économie rwandaise repose entièrement d’une part,  sur le peuple rwandais dans sa confiance ou non dans le fond « Agaciro » et le « Diaspora Bond » et d’autre part, dans la volonté de Kigali de résoudre les tentions entre lui et Kinshasa.

Clément Cyiza

Jambonews.net

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Un commentaire à “Standard and Poor’s réévalue la note du Rwanda de « positive » à « stable »”

  1. CESAR dit :

    Standard and Poor’s réévalue la note du Rwanda de « positive » à « stable. on peut y croire.
    1- Le Rwanda de Kagame survit par la mendicité auprès des bienfaiteurs blancs( plus de 65% du budget de notre pays proviennent des bienfaiteurs et ce fait est notoire et inédit dans l’histoire de la République Rwnadaise).
    Avec la crise économique qui frappe ces bienfaiteurs( la charité bien ordonnée commençant par soi-même) et les méfaits de Kagame en RDC, ces pays ont baissé notablement leurs subsides.
    Conséquence immédiate: Les caisses de l’Etat sont vides et corrélativement, pour pouvoir payer les fonctionnaires, Kagame a opté pour le racket des Rwandais qui ont du mal à finir le mois. Le gouvernement rwandais est un un gouvernement des racketeurs. Ce qui est édifiant et passé inaperçu pour les Rwandais informés, alors qu’il rackette les pauvres gens pour payer ses fonctionnaires, Kagame a décidé d’augementer de plus de 53 % les kleptocrates de son régime en commençant par lui-même.
    2- Le monde entier sait comment le FMI, la Banque Mondiale, ces organismes de notation de gestion des Etats etc . travaillent.
    Leurs technocrates se pointent ici à Kigali. Ils demandent au gouvernement de lui fournir les documents ( papiers) faisant ressortir les éléments qu’ils rechechent pour faire leur travail. Le gouvernement leur remet bien entendu les documents utiles c’est-à-dire les documents falcifiés et donc sans rapport avec la situation économique réelle de notre pays. Le cas du Rwanda n’est pas unique.
    Sur la base des documents falcifiés et des consignés reçus de leurs patrons, ils concoctent leur appréciation sur la gestion économique de notre pays par Kagame. C’est ainsi que, alors que les technocrates de ces institutions n’ont jamais mis leurs pieds au Rwanda réel aux fins de constater eux-mêmes la situation économique réelle c’est-à-dire la paupérisation de la masse populaire et de l’école rwandaise, tous leurs rapports ont toujours fait état de la gouvernenance exemplaire de Kagame sur le continent africain à savoir la croissance économique contintue depuis plusieurs années. Or, qui dit croissance économique, dit les économies mises à côté et à s’arc-bouter en cas de coup dur éventuel et imprévisible comme la baisse des subsides ci-dessus mentionnés.
    La réévaluation à la baisse de la note du Rwanda par cette Agence de notation américaine signifie que le Rwanda avait une meilleure note avant cette réévaluation. Si le Rwanda avait une bonne note fondée sur sa prétendue croissance économique depuis des années, force est de constater que les caisses sont vides et dès lors la réévaluation de la note à la baisse reconnaît que le Rwanda survit par la mendicité auprès des bienfaiteurs occidentaux et infirme par voie de conséquence la crédibilité des notes antérieurement accordées au Rwanda. Si le Rwanda de Kagame connaît une croissance économique continue même cette année ( selon les dires de Kagame), comment peut-il alors se livrer au racket des pauvres gens pour payer les fonctionnaires? Où sont partis des milliards de nos francs générés par cette croissance économique chantée sur le toit depuis plusieurs années? Comment les étudiants issus des conditions modestes d’un pays qui a une croissance économique continue depuis des années peuvent-ils être frappés de malnutrition avancée et se livrer à la mendicité dans la rue pour avoir de quoi soulager leurs estomacs? Comment dans un tel Rwanda, les pères de familles sont frappés de bwaki caractérisé? Comment un tel pays peut-il réduire les salaires des médecins, des enseignants et supprimer les bourses de ses enfants au motif qu’ il n’y a rien dans les caisses de l’Etat?
    La question que tout Rwandais peut raisonnablement seposer est de savoir sur quels indices macro-économiques et microé-économiques réels le Standard and Poor’s s’est-il fondé pour réévaluer à la baisse la note du Rwanda?

    Il convient de rappeler que la la Grèce actuellement en faillie économique totale était un pays modèle en matière de la bonne gouvernance et qu’elle avait toujours de bonne note de la part de Standard and Poor’s et que dans une journée toutes ses notes se sont effondrées comme un chateau de carte, que le Rwanda sous Habyalimana était un modèle de bonne gouvernance( ce qui était exact au vu des faits évidents) mais que sur décision des USA , du Royaume Uni, du Canada et de l’Allemagne, les financiers du FPR , en décembre 1990, ont décidé que le Rwanda est au bas de l’échelle dans le domaine de la gouvernance et Standard and Poor’s a alors réévalué négativement sa note.
    Il s’ensuit qu’ucun Rwandaise sérieux ne peut accorder une moindre crédiblité à ce genre de notation. Il s’agir de la littérature sans intérêt.

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