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Rwanda : « les libertés toujours restreintes », HRW

Publié : le 8 février 2013 à 17:07 | Par | Catégorie: Actualité

Dans un rapport publié ce 1er février 2013, Human Rights Watch a évalué la progression des droits de l’Homme  en 2012 dans plus de 90 pays, dont le Rwanda. Selon l’organisation, « le Rwanda a réalisé d’importants progrès économiques ainsi qu’en matière de développement, mais le gouvernement a continué à imposer des restrictions sévères sur la liberté d’expression et d’association. »

« Les partis d’opposition sont dans l’incapacité de fonctionner. Deux dirigeants de l’opposition sont toujours en prison, et d’autres membres de leurs partis ont été menacés. Deux journalistes arrêtées en 2010 demeurent également en prison, et plusieurs autres ont été arrêtés. Les lois relatives à l’« idéologie du génocide » et aux médias ont été révisées, mais n’avaient pas encore été adoptées au moment de la rédaction de ce rapport », a dénoncé HRW dans son rapport.

Menaces et actes d’intimidation d’opposants politiques

Selon HRW, des membres du PS-Imberakuri ont été victimes de menaces et d’actes d’intimidation, et ont été interrogés par la police au sujet de leurs activités politiques. C’est ainsi que le 5 septembre 2012, « Alexis Bakunzibake, vice-président du parti, a été enlevé dans la capitale, Kigali, par des hommes armés qui lui ont bandé les yeux et l’ont placé en détention jusqu’au lendemain dans un endroit qu’il n’a pas pu identifier. Ses ravisseurs l’ont interrogé à propos des activités du PS-Imberakuri, de ses adhérents et de son financement, et au sujet de ses liens présumés avec d’autres groupes d’opposition. Ils ont essayé de le convaincre d’abandonner ses activités au sein du parti, puis l’ont conduit vers une destination inconnue avant de l’abandonner de l’autre côté de la frontière, en Ouganda».

HRW a, dans son rapport également fait part de l’arrestation en septembre de huit membres des FDU-Inkingi à Kibuye. Ces derniers  ont été accusés de tenir des réunions illégales et ont été inculpés d’incitation à l’insurrection ou de troubles à l’ordre public et placés en détention préventive. « Toujours en septembre, Sylvain Sibomana, secrétaire général des FDU-Inkingi et Martin Ntavuka, le représentant des FDU-Inkingi à Kigali, ont passé la nuit en détention policière près de Gitarama après avoir exprimé des commentaires critiques sur les politiques gouvernementales au cours d’une conversation informelle dans un bus. Ils ont été libérés sans inculpation.», a encore rapporté HRW.

HRW a également rapporté le fait que le parti vert démocratique du Rwanda qui avait fui le pays en 2010 après l’assassinat du vice-président du parti,  ait  dû reporter son congrès prévu pour novembre parce que le gouvernement n’a pas accordé l’autorisation nécessaire.

Atteinte à la liberté d’expression

HRW a également rapporté les cas des journalistes qui continuent d’être pris pour cible en raison d’articles perçus comme critiques envers le gouvernement.

Ainsi, « Epaphrodite Habarugira, un présentateur de Radio Huguka, a été arrêté et accusé d’idéologie du génocide après avoir apparemment par mégarde, au cours d’un journal d’informations, confondu des termes en se référant aux rescapés du génocide. Il a passé trois mois en prison avant d’être acquitté en juillet. Le procureur de la République a fait appel de son acquittement ».

« Idriss Gasana Byiringiro, reporter au journal The Chronicles, a été enlevé le 15 juin, interrogé à propos de son travail et de son journal, et libéré le lendemain. Au cours des jours suivants, il a reçu des menaces anonymes, le sommant de renoncer au journalisme. Il a signalé son enlèvement et les menaces à la police. Le 17 juillet, la police l’a arrêté. Deux jours plus tard, il a été présenté lors d’une conférence de presse où il est revenu sur ses déclarations antérieures et a affirmé qu’il avait feint son propre enlèvement. Les premières informations indiquent qu’il a peut-être été contraint de faire cet « aveu ». Il a été libéré sous caution et, au moment de la rédaction de ce rapport, il était toujours en attente de son procès pour avoir soi-disant fait une fausse déclaration à la police ».

HRW a également rapporté le cas de  Tuyishime Annonciata, un journaliste de Flash FM, qui en juin 2012 a été « battue jusqu’à perdre connaissance par des personnels de police et de la sécurité devant le Parlement, après que ceux-ci l’aient accusé d’avoir tenté de s’introduire dans une session d’une commission parlementaire sans autorisation ».

« Charles Ingabire (http://jambonews.net/actualites/20111216-rwanda-charles-ingabire/), rédacteur en chef du journal en ligne Inyenyeri News et un critique virulent du gouvernement, a été abattu dans la capitale ougandaise, Kampala, le 30 novembre 2011. Il avait reçu des menaces dans les mois qui ont précédé sa mort. La police ougandaise a déclaré qu’elle enquêtait sur l’affaire, mais personne n’a été poursuivi pour le meurtre d’Ingabire. »
« En août, Stanley Gatera, rédacteur en chef du journal Umusingi, a été arrêté et accusé de discrimination et de sectarisme en lien avec un article d’opinion publié dans son journal à propos de la stabilité conjugale et des problèmes posés, d’après l’auteur, par l’attrait supposé des femmes tutsies. Il a été condamné à un an de prison en novembre. »

« Détention illégale et torture »

Des cas de détentions illégales et tortures ont également été recensés en 2012. A titre d’exemple, « le frère du général Kayumba Nyamwasa, le lieutenant-colonel Rugigana Ngabo, qui a été arrêté en 2010 et détenu au secret dans une prison militaire pendant cinq mois, a été jugé par un tribunal militaire à huis clos et condamné en juillet à neuf ans d’emprisonnement pour atteinte à la sûreté de l’État et incitation à la violence. En réponse à une demande d’habeas corpus faite par sa sœur en 2010, la Cour de justice de l’Afrique de l’Est (East African Court of Justice, EACJ) a statué en décembre 2011 que la détention au secret sans jugement de Ngabo avait été illégale. Le gouvernement rwandais a fait appel de cette décision, mais elle a été confirmée par la division d’appel de l’EACJ en juin ».

Lire l’intégralité du rapport

Laure Uwase

Jambonews.net

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7 Commentaires à “Rwanda : « les libertés toujours restreintes », HRW”

  1. G.D dit :

    Le HRW a perdu la confiance des rwandais depuis longtemps car: lorsqu’il s’agit de parler du Rwanda, c’est tjrs la catastrophe… c’est un acharnement NON JUSTIFIE, NI DEMONTRE car ces accusements ne sont jamais prouvés. Leurs explications prennent racine dans les ON-DIT! Les soients disant experts de l’Afrique, de l’ONU, la presse corrompue.. sont tous leur source.
    Chers journalistes de Jambo news.. faites votre boulot d’accord, mais vous…. allez sur place (vous-même) même si vs considérez négatif votre pays, celui-ci vs laisse chercher vos info… autrement dit LA LIBRE EXPRESSION Y EST… Comme ça vous aurez de quoi écrire, des articles claires au lieu de faire du copier-coller sur HRW etc…etc… Je salue votre courage de faire ce que vs faites mais on dirait que vous parlez du Rwanda comme si celui-ci vs est étranger comme si vs ignorer la réalité de ce qu’est le Rwanda.

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    • Hutsi dit :

      Tout à fait d’accord avec toi, sur ce site il y a ZERO informations positives sur le Rwanda. On est en plein manichéisme, à croire que tous les maux du Rwanda et de l’Afrique sont uniquement imputables à Kagame. Par contre avoir un premier ministre pédophile (Elio Di Rupo) dans leur pays d’exil ne semble pas leur poser de problèmes, facile de cracher sur un pays en se planquant à 7000 Km. Tous des lâches, à part envoyer une pauvre mère de famille se faire emprisonner, ils savent rien faire pour résister, et après ça se donne le droit de cracher sur leur pays, si vous pensez vraiment tout le mal que vous écrivez sur le Rwanda, lachez votre plume stérile et prennez les armes dans ce cas, parce que les pays où vous vous planquez soutiennent activement Kagame (et ce depuis le départ), mais les dénoncer ça on ose pas, on préfère cracher sur le nègre de service plutôt que sur les marionnettistes blancs. A méditer

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      • edouarda dit :

        Hutsi. Reste toujours que sans le nègre de service, les massacres n’auraient pas eu lieu. Les ‘blancs’ – qui ne sont heureusement pas tous du côté de Kagame et/ou le FPR – que vous défendez par ailleurs souvent sur ce site – n’ont fait que ‘instrumentaliser’ ce qui leur était ‘offert’ (comme ailleurs dans ce monde). C’est donc un peu facile de mettre tout sur le dos de ces derniers. Les extrémistes tutsi ont cherché la guerre, ils ont massacré les hutu burundais en ’72 (et avant et après), ils ont massacré les rwandais (principalement hutu mais aussi tutsi (‘modérés) entre 1990-1994 – et avant et après), ils ont massacré des réfugiés hutu (rwandais mais aussi burundais) dans les forêts congolaises et ils ont massacré des congolais depuis 1996… Tous ceux qui prennent et prendront les armes afin de combattre ceux qui sèment le grain de la haine, de la division, sont et seront pourtant accusés de ‘génocidaires’ – terme inapproprié parce qu’un individu ne peut en soi commettre un génocide; il faut au moins un ensemble de personnes pour effectuer ce geste ignoble – grâce à la progande des extrémistes auxquelles vous semblez appartenir vu vos propos sur ce site. Quant’à attribuer à Ingabire le titre de ‘pauvre mère de famille'; il s’agit encore une fois de reprendre une de ces expressions de Kagame pour minimiser l’intelligence et l’audace d’une dame – plus instruite que Kagame par ailleurs – qui a osé défier le régime au risque de sa vie. Pour terminer: il me semble que ‘certaines victimes’ aiment un peu trop les armes… qui ne sont pourtant pas gratuites … et payées par vos ‘chers blancs’… Gardez cette démagogie raciste et ethniste (blanc contre noir, hutu contre tutsi, Rwandais contre Congolais…) pour vos discours au Rwanda adressés à vos acolytes ou pauvres ignorants.

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        • Hutsi dit :

          Edouarda, je ne fait que dire ce que j’observe. Quand je parle de « pauvre mère de famille », loin de moi l’idée de la dénigrer, au contraire je loue son courage. Mais soyons honnêtes, était-ce une mère de famille aussi éduquée et engagée soit-elle qui devait aller risquer sa peau ? Alors que tous les soi disant combattants et autres militants sont là en arrière ? Kagame est arrivé par les armes, et il devra être chassé par celles ci. Le problème c’est qu’il bénéficie du soutien des grandes puissances, et tant qu’elles le soutiendront la lutte sera impossible, c’est en ce sens que je condamne ceux que j’appelle les marionnettistes blancs.
          Kagame a beau être un monstre sanguinaire, il ne s’est pas fait tout seul, et justement c’est parce qu’il est inculte et qu’il doit tout à ses maîtres blancs qu’il est un allié sur lequel ils comptent énormément. Il n’y a pas besoin de soulever une armée, mais si un homme courageux s’infiltrait dans le pays et s’arrangeait pour l’éliminer, ce serait déjà le début de quelque chose d’intéressant. Mais on reste ici pétrifiés de peur, à le maudire alors que lui se marre en disant à la télé rwandaise: Que peuvent ils faire ? Envoyer des bombes depuis l’Europe ?

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  2. RASEC dit :

    G.D, vous dites que « HRW a perdu la confiance des rwandais ». De quels Rwandais parlez-vous? Vous êtes vous-même et nullement les Rwandais. Avez-vous lu le rapport de HRW? Le Rwanda n’appartient pas à Kagame et il ne lui appartiendra jamais. Les faits précisément mentionnés dans le Rapport de HRW, de surcroît accessible au public international, sont de notoriété publique de sorte la négation de leur existence constitue une mauvaise foi. Avant de proférer ce genre d’affirmations, il aurait été judicieux pour vous de lire l’intégralité du rapport évoqué par Jambo News.
    Au regard de vos dires, comme votre commandant suprême, il me semble que la négation de l’évidence est devenue votre sport préféré ou une maladie. Le rôle d’un journaliste est d’informer les lecteurs de son journal des faits réels et nullement de se livrer à une exégèse du fonctionnement d’un régime comme le vôtre. Les journalistes de Jambo News ont rapporté les faits évoqués dans le rapport de HRW, le tout, après l’avoir lu. Au lieu de vous livrer aux critiques, absconses au demeurant, du travail du journaliste, auteur de cet article, vous auriez dû faire part aux lecterus de Jambo News des éléments sérieux infirmant les faits évoqués par HRW dans son Rapport Annuel sur votre pays. Il s’ensuit que sur ce point, vous n’apportez rien de constructif.

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  3. Inaribonye dit :

    Génocide/Rwanda: un Hutu condamné
    AFP Publié le 14/02/2013 à 14:37

    La justice norvégienne a condamné aujourd’hui un Rwandais à 21 ans de prison, la peine maximale, pour son rôle dans des attaques « bestiales » lors du génocide qui a ensanglanté son pays d’origine en 1994.

    Etabli en Norvège depuis une dizaine d’années, Sadi Bugingo, un Hutu de 47 ans, a été reconnu coupable d’avoir contribué au massacre de plus d’un millier de Tutsi lors de trois attaques différentes.

    « Les meurtres étaient minutieusement planifiés et l’accusé a indubitablement agi avec préméditation », ont estimé les trois juges du tribunal d’Oslo. « Il veillait à ce que le massacre des réfugiés (tutsi) soit perpétré conformément à ce qui avait été prévu », ont-ils ajouté, s’appuyant sur de nombreux témoignages.

    Le verdict est conforme aux réquisitions du parquet.

    Les faits incriminés remontent à avril 1994 et portent sur le massacre de Tutsi qui avaient trouvé refuge dans un bâtiment municipal, dans l’enceinte d’une église catholique et dans un hôpital.

    Selon l’accusé, qui soutient qu’il n’était pas présent lors des massacres, les témoignages à charge ont été inventés de toutes pièces. Lui-même marié à une Tutsi, il dit avoir sauvé la vie de nombreux membres de cette ethnie pendant le génocide.

    Le tribunal a fait valoir qu' »il n’était pas inhabituel que ceux qui participaient au génocide aient aussi entretenu des liens familiaux et d’amitié avec des Tutsi, et qu’ils aient tiré parti de leur position pendant le génocide pour les protéger ».

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    • RASEC dit :

      Le cas de Mugesera entre dans le même cadre de chasse à l’homme organisée par les les oligarques de Kigali contre certains de leurs compatriotes. En effet, Mugesera est accusé par les maîtres actuels du Rwanda d’avoir tenu un discours anti-tutsi à Kabaya le 22 novembre 1992. Selon ces derniers, le discours de Mugesera a été l’élément déclencheur du génocide des Tutsi.

      Le Jeune Afrique porte à la connaissance de ses lecteurs ce qui suit.

      « Leon Mugesera qui avait fui au Canada arrive le 24 janvier 2012 à Kigali après son extradition.© AFP
      L’ex-homme politique rwandais Leon Mugesera, extradé du Canada et jugé à Kigali pour incitation au génocide des tutsis au Rwanda en 1994, a rejeté vendredi toutes les accusations formulées contre lui.
      « Je rejette formellement et catégoriquement toutes les accusations portées contre moi. Je nie avoir été impliqué dans les tueries, de manière directe ou indirecte », a déclaré M. Mugesera, linguiste de formation, né en 1954. « Je n’ai jamais incité les gens à commettre le génocide. Je ne suis au courant d’aucun plan ou dispositif sur le génocide et il n’y a jamais eu aucun document prouvant qu’il y avait un projet de tuer les gens », a-t-il ajouté. « Je n’ai jamais été partie à un plan préparant des meurtres (…) l’accusation m’accuse de conspiration. Elle devrait faire comparaître la personne avec qui j’ai comploté », a-t-il poursuivi.
      Le parquet attribue à M. Mugesera un discours violemment anti-tutsi prononcé en 1992 lors d’un rassemblement du parti du président hutu de l’époque Juvénal Habyarimana dont il était membre, estimant qu’il s’agit d’un des éléments ayant amorcé le génocide. Les Tutsi y étaient traités de « cafards » et les Hutu encouragés à les tuer. L’assassinat en avril 1994 du président Habyarimana, dont l’avion a été abattu par un missile à Kigali, allait déclencher le génocide d’environ 800.000 personnes, essentiellement membres de la minorité tutsie, tuées en quelques semaines, selon l’ONU.
      Lors d’une récente audience, M. Mugesera a contesté l’authenticité de l’enregistrement du discours présenté par l’accusation, y dénonçant des « anomalies ». « Je me souviens que l’horreur qui s’est abattue sur le Rwanda a été déclenchée par le tir ayant abattu l’avion du président Juvenal Habyarimana, le 6 avril 1994. J’étais au Canada ce jour-là et je l’ai vu à la télévision comme n’importe qui. Je n’ai pas tiré les missiles qui ont abattu l’avion », a également souligné vendredi M. Mugesera.
      Réclamé depuis 1995 par Kigali, M. Mugesera était installé depuis 1993 avec son épouse et ses enfants au Canada, où il a multiplié durant plus de 15 ans les recours judiciaires, sans pouvoir finalement empêcher son extradition vers le Rwanda en janvier 2012. Il a depuis obtenu plusieurs reports de son procès en soulevant de nombreuses questions de procédure.
      Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Leon Mugesera, jugé au Rwanda, nie les accusations d’incitation au génocide ».

      Rappel des faits:
      1- Mugesera a tenu effectivement un meeting politique à Kabaya le 22 novembre 1992 en présence d’une poignée de Rwandais du coin. Au cours de ce meeting, il a prononcé un discours qui a été écouté uniquement par les Rwandais qui étaient présents.
      ll n’y avait aucun journaliste pour couvrir l’événement et porter ce discours à la connaissance des Rwandais via Radio Rwanda, seul canal d’information de la masse poupulaire.Sauf les Rwandais qui étaient présents (une poignée de gens), aucun Rwandais n’a écouté le discours de Mugesera. La portée de ce discours fut par conséquent locale et partant dépourvue d’effet au niveau national, voire même régionale ou préfectorale.
      Mugesera n’a pas donné l’original de son discours à qui que ce soit.
      Son discours était écrit à la machine avec des caractères précis et spécifiqueset en Kinyarwanda avec le style du linguiste qu’est Professeur Mugesera dont les compétences en lingustique aussi bien en Kinyarwanda qu’en français ne sont pas à prouver.
      2- Zigiranyirzo Protais a été accusé par le procureur du TPIR pour géoncide des Tutsi et ce, uniquement par sa présence au meetting politique de Mugesera à Kabaya le 22 novembre 1992 et au cours duquel celui-ci a prétendument appelé les Hutu à exterminer les Tutsi.
      A l’appui de ses allégations, le procureur du TPIR a produit un discours qu’il a attribué à Mugesera. C’est ce même discours qui est actuellement opposé à Mugesera par Ngoga, l’obligé de Kagame.
      Après avoir entendu plusieurs témoins qui étaient présents et les experts reconnus, les Juges du TPIR ont considéré que le discours produit par le procureur est une pure fabrication de la part des personnes qui n’ont pas été identifiées, dépourvue par voie de conséquence de tout caractère authentique. Pource motif, il a purement et simplement rejeté ce document et acquité l’accusé Zigiranyirazo Protais avec des attendus cinglants contre le procureur Jallow, le Gambien ( vor décision sur la Toile : Site du TPIR).
      3- Le gouvernement de Kagame a reconnu la légalité de la décion du TPIR quant à l’acquittement de ZIGIRANYIRAZO.
      Autrement dit, il a reconnu que les faits imputés à l’accusé étaient un pur montage de l’opposition d’alors dans l’unique dessein de nuire à Mugesera. Corrélativement, il a recconu que le discours invoqués par le TPIR était un faux et partant inopposable à Mugesera.Or, nous constatons que le même gouvernement qui a reconnu que le discours attribué à Mugesera était un pur montage des gens marveillants dont l’unique intention était de nuire à l’intéressé, produit devant les juges rwandais le même discours contre Mugesera.
      Outre la décision du TPIR dans l’affaire ZIGIRANYIRAZO, dès lors que Mugesera n’a donné l’original de son discours à quique ce soit, que la portée de son disours fut locale, qu’il n’y avait aucun journaliste rwandais à son meeting politique pour couvrir l’événement afin de le porter à la connaissance de tous les Rrwandais, qu’il est de notoriété publique que c’est l’assassinat du président Habyalimana et donc la violation de l’Accord de Paix d’Arusha par Kagame qui fut l’élément déclencheur des massacres qui ont été commis au Rwandais contre les Rrwandais, Hutu, Tutsi et Twa, tout Rwandais objectif peut raisonnablment se poser les questions suivantes.
      1- Si Ngoga prétend que le discours qu’il a produit contre Mugesera est authentique, comment et pourquoi le Ministère de la Justice d’alors sous l’autorité de Mbonapeka Stanislas s’en est procuré?Les explications de celui-ci devant le tribunal rwandais purront éclairer les Rwandais. Pour la minifestation de la vérité et dans l’unique intérêt de la justice, la défense doit citer à la barre Messieurs Mbonampeka Stanislas et IYAMUREMYE Augustin alors patron de service secrets qui, de sucroît avait mis des milliers de Rwandais sur l’écoute et dès lors ne pouvait sûrement pas ne pas être au courant de la fabrication par ses ses services du discours actuellement opposé à Mugesera, le tout en commun accord avec Mbonapeka, Ministre de la Justice, qui a signé le mandat d’ârrêt contre l’intéressé avant qu’il ne prenne la fuite vers le Canada. Il en est de même de Nsengiyaremye Dismas, Premier Ministre qui avait les services secrets dans ses bottes et qui par voie de conséquence était nécessairement au courant de la machination ourdie par son gouvernement contre Mugesera.
      2- Quel le lien d’un dscours qui n’ a été écouté que par une poignée de Kabaya et nullement par tous les Rwandais et dont la portée fut donc très limitée avec le génocide des Tutsi en 1994 sur l’ensemble du pays?
      3- Dès lors que Mugesara demande au procureur Ngoga de produire l’original du discours qu’il lui oppose aux fins qu’il puisse être comparé par les experts avec celui qui’il a produit, au lieu de se cramponner sur des allégations manifestement fantaisistes et absconses au demeurant, il doit accepter que la comparaison entre ces deux discours soit effectuée par les experts d’une part et expliquer comment il s’est est procuré de ce discours qui’il oppose à l’accusé et pourquoi d’autre part?
      4- Dès lors que le discours qu’il exhibe devant le tribunal contre Mugesera est le même que celui qui a été qualifié de pur montage par le TPIR dans l’unique dessein de nuire à Mugesera et qui, par voie de conséquece a été rejeté par ce tribunal, que le Rwanda dont Ngoga est serviteur a reconnu la légalité de la décision d’acquittement de Zigiranyirazo, comment ce même Ngoga peut-il oser aujourd’hui opposer le même discours à Mugesera?

      Dans l’intérêt de la Justice et pour la crédibilité de Kagame et de son gouvernement, Ngoga doit être cohérent dans ses allégations et surtout épargner les Rwandais le folklore judiciaire de mauvais goût. S’il est effectivement au service de la justice pour tous les Rwandais et non pas de son maître, il doit le prouver.Ceux que les Rwandais attendent de lui, c’est qu’il accomplisse ses missions de juge au service de la Justice et nullement de coupeur de têtes des Hutu. Sachant qu’en tel agissement ne peut et ne pourra jamais rester impuni, quelles que soient les époques. Les faits reprochés à Mugesera doivent être prouvés quant leur existence
      c’est-à-dire Ngoga doit prouver le bien-fondé de ses allégations à savoir la producton de l’origial du discours de Mugesera, expliquer comment il s’en est procuré et pourquoi. A défaut, ce sera la preuve qu’il s’agit d’une affaire purement politique. Et la décision des juges contre l’intéressé sera purement politique.

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