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Rwanda: Procès Ingabire: Des témoins affirment que leurs témoignages ont été falsifiés

Publié : le 1 mai 2013 à 15:59 | Par | Catégorie: Actualité

Quatre témoins de l’accusation ont ce 29 avril déclaré à la Cour suprême du Rwanda que leurs témoignages ont été falsifiés et que le parti politique de Victoire Ingabire FDU-Inkingi n’a jamais eu l’intention de former une “coalition des forces démocratiques (CDF), aile militaire”.  Cette déclaration survient après leurs témoignages contre la dirigeante de l’opposition Victoire Ingabire Umuhoza à la Haute Cour du Rwanda, l’année dernière.

Victoire Ingabire et son avocat

Victoire Ingabire et son avocat

Quelques jours après le procès en appel de Ingabire, des anciens membres du FDLR et co-accusés, notamment, les Lieutenant-colonel Tharcisse Nditurende et Noël Habiyaremye, le Capitaine Jean Marie Vianney Karuta ainsi que le Major Vital Uwumuremyi ont déclaré à la Cour suprême qu’ils « n’ont jamais été membres d’une telle organisation [CDF], car celle-ci n’avait jamais existé », nous rapporte le communiqué de presse publié ce 29 avril par Twagirimana Boniface, vice-président des FDU-Inkingi.

Le Lieutenant-colonel Nditurende a admis avoir contacté Ingabire pour « un soutien financier », mais, a dit que celle-ci « n’a jamais répondu positivement ». En ce qui concerne la preuve d’échanges mails  fournie par l’accusation, e-mails dans lesquels lui et Ingabire parlent de la CDF, Nditurende a révélé à la Cour Suprême que le ministère de la Justice » l’a force « à révéler le mot de passe de son compte e-mail lors de sa détention, et a de ce fait obtenu « un accès libre » lui permettant de modifier ses messages.

Dans le procès en première instance, les quatre témoins ont plaidé coupable pour conspiration avec Victoire Ingabire dans le but de former le groupe armé CDF et ont affirmé que son objectif était de « provoquer l’insécurité au Rwanda et forcer le gouvernement à des pourparlers de paix en faisant la guerre ». Tous les quatre ont reçu des peines « clémentes » pour avoir coopéré avec la Cour : Vital Uwumuremyi a été condamné à 4 ans et 6 mois, Tharcisse Nditurende et Noël Habiyaremye à 3 ans et 6 mois, et Jean Marie Vianney Karuta à 2 ans et 7 mois.

Détention controversée

En mars 2013, l’organisation des droits de l’Homme, Amnesty International a publié son rapport « La justice mise à mal: Le procès en première instance de Victoire Ingabire » dans lequelle elle a exprimé ses préoccupations au sujet de « la détention secrète et prolongée » des co-accusés d’Ingabire, affirmant qu’ils avaient « des allégations documentées du recours à la torture pour contraindre des confessions » dans le camp de detention Kami où Nditurende et Habiyaremye étaient détenus avant de comparaître devant le tribunal. Un témoin de la défense a également déclaré que lui et Uwamuremyi étaient détenus en même temps au Camp Kami et que  »les accusations liées au terrorisme contre Victoire Ingabire ont été fabriquées sous la contrainte de la sécurité de l’Etat ».

Le 25 mars de cette année, Victoire Ingabire a commencé son procès en appel après avoir été condamnée le 30 octobre 2012 à 8 ans de prison pour « idéologie du génocide » et « conspiration contre le gouvernement par l’usage de la guerre et du terrorisme ». Dans sa déclaration de culpabilité, la Haute cour s’est fondée fortement sur les aveux des quatre témoins.

Version originale en anglais par Jane Nishimwe

Traduit par Arlette Ngoboka

Jambonews.net

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11 Commentaires à “Rwanda: Procès Ingabire: Des témoins affirment que leurs témoignages ont été falsifiés”

  1. Lado Bamenya dit :

    Qu’ allez-vous faire pour cette fois donner de la peine a la justice Rwandaise et proteger ces co-accuses qui ont accepte avoir dit des mensonges. Il me semble qu’ il faudrait demnder et exiger liberation immediate de Mme Ingabire et payment de domages et interets. Tous les juges impliques dans ce proces bidon devront etre incarceres pour toutes bevues commises avec connaissances et intention de nouir Mme Ingabire. Que faire dans l’ immediat.??? n’ oublions pas de demandes aux instances competentes comme Croix Rouge Human Rights de garder un oeil vigilant sur ces mechants d’ autotites de Kigali et proteger ces temoins qui viennent de se retracter. DIEU EST GRAND

       9 likes

    • Vindu Muka dit :

      A tout le monde,

      Faisons en sorte que Mama Victoire Ingabire(Rwanda) et le Dr Denis Mukwege (RDC) soient tous les deux les prochains « Prix Nobel » de la Paix.

      Ceci démontrera aux régimes criminels de Kinshasa et de Kigali que ya basta de tous les millions de morts, viols et emprisonnements, dictatures et génocides dans la sous-région des Grands Lacs.

         5 likes

  2. Agaciro dit :

    à Arlette NGOBOKA

    Pour ma part, je souhaiterais avoir quelques éclaircissements sur votre article. Vous commencez votre article en disant; « Quelques jours après le procès en appel de Ingabire … nous rapporte le communiqué de presse publié ce 29 avril par Twagirimana Boniface, vice-président des FDU-Inkingi. » Si je ne me trompe pas, le procès n’est pas terminé, J’aimerais donc savoir si d’après vous, il est justifié de parler « d’après le procès » ???????????????????????????????????????????????
    Il semble qu’il serait plus approprie d’évoquer l’audience…

    Puis, Vous apprenez que « Quatre témoins de l’accusation ont ce 29 avril déclaré à la Cour suprême du Rwanda que leurs témoignages ont été falsifiés » Puis vous dites que « Dans le procès en première instance, les quatre témoins ont plaidé coupable pour conspiration avec Victoire Ingabire dans le but de former le groupe armé CDF et ont affirmé que son objectif était de « provoquer l’insécurité au Rwanda et forcer le gouvernement à des pourparlers de paix en faisant la guerre ». Tous les quatre ont reçu des peines « clémentes » pour avoir coopéré avec la Cour : Vital Uwumuremyi a été condamné à 4 ans et 6 mois, Tharcisse Nditurende et Noël Habiyaremye à 3 ans et 6 mois, et Jean Marie Vianney Karuta à 2 ans et 7 mois.’ Si je comprends bien, c’est des personnes qui ont reconnus des faits qu’ils veulent nier !!!! J’aimerais donc savoir où est la FALSIFICATION selon vous????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

    Ensuite, je crois savoir que le principal chef d’accusation contre Mme V INGABIRE porte sur le non respect “de la loi réprimant les crimes de génocide, dans son ChapIV, ». L’accusation est basé sur son discours de Gisozi, Il me semble donc réducteur de ramener ce procès a un autre chef d’accusation. http://fr.igihe.com/justice/la-defense-d-ingabire-tentative-d-innocenter.html hors dans votre article vous soulignez l’importance des quatre témoins « Dans sa déclaration de culpabilité, la Haute cour s’est fondée fortement sur les aveux des quatre témoins. » Si mes souvenirs sont la cour s’est d’avantage basé sur les bandes sonores du discours de Gisozi.

    Par ailleurs, je m’interroge sur votre partialité car, la seul source de votre article est le « nous rapporte le communiqué de presse publié ce 29 avril par Twagirimana Boniface, vice-président des FDU-Inkingi. » J’aimerais aussi connaitre le point de vue du Ministère Publique dans cette affaire car, si j’ai bien compris, ils auraient fait des faux selon vos témoins « En ce qui concerne la preuve d’échanges mails fournie par l’accusation, e-mails dans lesquels lui et Ingabire parlent de la CDF, Nditurende a révélé à la Cour Suprême que le ministère de la Justice » l’a force « à révéler le mot de passe de son compte e-mail lors de sa détention, et a de ce fait obtenu « un accès libre » lui permettant de modifier ses messages. »

    Aussi, je pense que Jambo s’est donné pour ambition de soit disant « ‘informer, éduquer » votre slogan Jambonews, actualités sur la région des Grands Lacs d’Afrique Rwanda, Burundi, RDC. Hors, il s’avère qu’il y a un nouveau projet de loi au Burundi. C’est un projet de loi relatif à la presse qui limiterait fortement les activités des journalistes a été adopté par le Sénat burundais et devrait être promulgué prochainement par le président du Burundi. La liberté d’expression est en danger dans ce pays mais, il semble que cette liberté a très peu importance a vos yeux, nul doute que s’il s’agissait du Rwanda, vous auriez déjà criés au LOUP depuis une semaine car cela fait une semaine que l’information est disponible de plus, cette loi arrive dans un contexte ou il y a un accroissement des violences contre les journalistes !!!!!!!!

    Pour termine, j’espère que vous allez vous mettre a jour en effet, j’ai l’impression que votre indignation est parfois sélective !!!!!!!!!!!!!!

    IGIHE

    http://fr.igihe.com/politique/burundi-l-assemblee-adopte-une-loi-controversee.html
    http://fr.igihe.com/politique/burundi-la-volonte-de-faire-taire-les.html

    Amnesty I

    http://www.refworld.org/cgi-bin/texis/vtx/rwmain/opendocpdf.pdf?reldoc=y&docid=517a8fec4

    RTL

    http://www.rtl.be/info/monde/international/998599/burundi-un-journaliste-blesse-gravement-par-un-policier

    RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20130428-burundi-medias-inquiets-apres-agression-deux-journalistes

    7SUR7

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1623126/2013/04/27/Un-journaliste-burundais-blesse-gravement-par-un-policier.dhtml

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    • edouarda dit :

      Agaciro ferait mieux de s’indigner que les responsables du génocide des bahutu du Burundi courent toujours en liberté. Quant à une certaine presse et certaines parties civiles au Burundi, cela a déjà été discuté… Méfiez-vous des gens qui sont très protégés par certains réseaux occidentaux (les mêmes qui protègent le régime de Kagame). Ils peuvent ainsi aussi s’infiltrer dans les mouvements d’opposition rwandais tout en faisant croire que le combat est commun alors que que c’est juste le contraire.

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  3. RASEC dit :

    Agaciro, de prime abord, au vu de la chronologie des faits, le cas présent est le procès de Kagame contre Ingabire Umuhoza.
    Dans cette affaire, il me semble que deux problèmes posés sont les suivants.
    1- Ecrire et/ou prononcer les mots hutu, tutsi et twa est -il constitutif de crime de divisionnisme?
    2-L’accusée a-t-elle conspiré contre le gouvernement Kagame?

    Sur le premier probème
    Le mot tutsi est mentionné plusieurs fois dans la constitution rwandaise actuellement en vigueur ainsi que dans plusieurs lois du Rwanda et ce, depuis 2008. Il n’est mentionné nulle part dans la résolution 955 du conseil de sécurité qui a été adoptée sur demande expresse du gouvernement rwandais aux seules fins de créer un TPIR. Dans la lettre qui a été adressée au Conseil de Sécurité de l’ONU par le gouvernement rwandais d’alors, le mot « génocide des tutsi » n’est également mentionné nulle part.
    D’un côté Kagame et les siens soutiennent et chantent sur le toit depuis des années que les ethnies hutu, tutsi et twa sont une pure invention des blancs allemands et belges, le tout dans l’unique dessein de diviser les Rwandais et que par conséquent les hutu, tutsi et rwa n’existent pas au rwanda et partant il n’y a qu’un seul Peuple à savoir le Peuple Rwandais. Et l’autrie , ils ont nscrit le mot tutsi dans la constitution. Il s’ensuit que les tutsi en tant que Peuple spécifique, différent des Hutu et Twa existent au Rwanda. Pour Kagame, toute évocation de ce mot est constitutif de crime de divisionnisme. C’est ce crime qui est imputé à l’accusée.
    Dans le discours de Gisozi, Ingabire Umuhoza n’a repris que les mots inscrits dans la constitution rwandaise qui a été promulguée par Kagame. Même à supposer qu’il lui soit imputé des faits de ce genre à savoir prononcer les mots hutu, tutsi ou twa antérieurement à 2008, la non rétroactivité de la loi pénale est clairement inscrite dans la constitution rwandaisE de 2004.
    Sur cette affaire, tout Rwandais peut objectivmement se poser la question suivante.Seuls les Tutsi incarnés par Kagame ont-ils droit ou le monopole d’écrire ou de prononcer les mots hutu, tutsi et twa? Autrement dit, sous peine de commettre les crimes de négation du génocide des Tutsi et/ou de divisionnisme, est-il interdit aux Hutu, d’évoquer expressément ou oralement les mots Hutu et Tutsi principalement ou des crimes indiscutables qui ont été commis par les soldats du FPR sous le commandement de Kagame contre des millions de Hutu?
    Au regard des faits et des dispostions légales de notre pays, le Peuple Rwandais est en face d’un bazar législatif sui generis dans les annales du droit rwandais. Il n’y a rien d’étonnant car c’est le propre de tout régime despotique. Seul le président Kagame est à la fois loi et justice.Les juges sont au service de celui qui les a positionnés et nullement au service du Peuple Rwandais. La seule loi applicable à l’espèce c’est celle de Kagame.Et le procureur ne fait que du bricolage juridique comme en témoigne la production par celui-ci des dires d’un certain Yves Théron, historien français du génocide des Juifs, glanés sur la Toile pour étayer ses allégations. En produisant les documents trouvés sur internet au titre de preuves contre l’accusée, le procureur a discrédité le régime dont il est serviteur et les juges dits homme de lois, le tout publiquement devant des centaines de Rwandais et étrangers présents à l’audience.

    2-Sur la conspiration contre le Kagame et son régime.
    Le propre des hommes est qu’ils peuvent avoir des remords, les exprimer et revenir à la raison le cas échéant. C’est ce qui distingue l’Homme de l’animal. Charger sciemment son semblable tout en sachant que les effets de son agissement sont d’une extrême gravité pour l’accusée est une charge moralement et humainement difficile à porter pour tout Homme qui a une âme. Les témoins à charge exhibés par le procureur contre Ingabire ont une âme.Les remords consécutifs à leurs agissements commis sous pression contre l’accusée les rongeaient et ils devenaient dès lors moralement de plus de plus difficiles à supporter. Le 29 avril 2013, ils sont revenus à la raison. Par leurs déclarations testimoniales devant la haute cour, ils ont littéralement infirmé les allégations de Kagame contre Ingabire et partant vidé l’accusation de sa substance.

    Face à un bazar législatif caractérisé et des galimatias amphigouriques de Kagame via son porte-parole le procureur d’une part et le revirement opéré par des témoins à charge d’autre part, les juges de la cour suprême ont deux options, soit ils doivent prouver qu’ils sont effectivement juges au service de la justice pour tout les Rwandais et conséquemment ils doivent dire le droit rien que le droit, soit ils doivent confirmer la nature intrinsèque du régime dont ils sont serviteurs c’est-à- dire, ils doivent prouver qu’ils sont effectivement au service de Kagame. Dans ce dernier cas, ils seront jugés par l’histoire et celle-ci ne pardonne jamais les auteurs de tels méfaits.

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  4. Agaciro dit :

    à RASEC A.K.A le Phébus

    Je ne comprends pas le lien entre moi et votre commentaire en effet, j’ai interpelé l’auteur de l’article, Vous me répondez avec des propos qui selon moi sont hors sujets. Je vais donc tenter vous répondre mais je dois Vous avouer que ça va être compliquer car, j’ai l’impression qu’il est impossible d’engager une discussion avec vous.

    Pour commencer, je pense que l’on devrait avoir une discussion entre simple citoyen, j’ai comme l’impression que vous vous prennez trop au sérieux, en lisant votre commentaire, j’ai eu le sentiment que vous vous adressiez a Kagame en personne. Revenons donc sur terre pour avoir une discussion a notre niveau.

    Puis, vous prétendez que « le cas présent est le procès de Kagame contre Ingabire Umuhoza. Dans cette affaire, il me semble que deux problèmes posés sont les suivants.1- Ecrire et/ou prononcer les mots hutu, tutsi et twa est -il constitutif de crime de divisionnisme? 2-L’accusée a-t-elle conspiré contre le gouvernement Kagame? »

    Je ne suis en rien habilité a répondre a cette question toutefois, vous devez savoir que la constitution Rwandaise interdit le divisionnisme et le négationnisme et contrairement a ce que vous prétendez, « Le mot tutsi est mentionné plusieurs fois dans la constitution rwandaise actuellement en vigueur ainsi que dans plusieurs lois du Rwanda et ce, depuis 2008. »

    il est nul part fait mention des ethnies dans la constitution. je vous met donc au défi de me trouver un article mentionnant le nom d’une quelconque ethnie. A moins que vous parlez de celle de l’époque de Habyarimana et consort. Je vous joins la nouvelle constitution pour que chacun puise vérifier par lui même http://democratie.francophonie.org/IMG/pdf/Rwanda.pdf

    Par ailleurs, vous vous contredisez,

    ‘Il n’est mentionné nulle part dans la résolution 955 du conseil de sécurité qui a été adoptée sur demande expresse du gouvernement rwandais aux seules fins de créer un TPIR. Dans la lettre qui a été adressée au Conseil de Sécurité de l’ONU par le gouvernement rwandais d’alors, le mot « génocide des tutsi » n’est également mentionné nulle part.’.

    Soit d’une chose l’une, le Rwanda a inscrit dans sa constitution les ethnies ou le Rwanda ne l’a pas fait et dans ce cas, il est logique que le Rwanda travaille avec l’ONU dans le cadre de la résolution 955 en accord avec sa constitution. Si vous vous obstinez a tenir cette vision, j’aimerais que vous m’expliquiez comment un État puise signe, promulguer des résolution contraire a sa constitution ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

    Je vous rappel que dans la hiérarchie de toute règle de droit, la constitution doit tjrs être respecter dans le cas contraire, les règles ne feraient pas fois. Cette précision est IMPORTANTE car elle permettra de démontre que ce que vous appelez « un bazar législatif » n’en est pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    La seconde contradiction dans tes propos est la suivante:

    « D’un côté Kagame et les siens soutiennent et chantent sur le toit depuis des années que les ethnies hutu, tutsi et twa sont une pure invention des blancs allemands et belges, le tout dans l’unique dessein de diviser les Rwandais et que par conséquent les hutu, tutsi et rwa n’existent pas au rwanda et partant il n’y a qu’un seul Peuple à savoir le Peuple Rwandais. Et l’autrie , ils ont nscrit le mot tutsi dans la constitution. Il s’ensuit que les tutsi en tant que Peuple spécifique, différent des Hutu et Twa existent au Rwanda. Pour Kagame, toute évocation de ce mot est constitutif de crime de divisionnisme. C’est ce crime qui est imputé à l’accusée. »

    Le bazar me semble être dans tes propos encore une fois, il n’est nullement fait référence aux ethnies dans la constitution, elle vise a prévenir toute forme de séparatisme, elle ne peut donc pas faire de distinction entre les Rwandais…J’aimerais que vous m’expliquiez cette schizophrénie dont vous faites preuve, si j’ai bien compris Kagame nierait l’existence d’ethnie mais, il l’aurait promulguer une constitution pour assoir ces divisions ???? J’attends donc tjrs que vous me prouviez le fait qu’il ait une mention ethnique dans la constitution actuelle.

    Ensuite, vous prétendez que « Dans le discours de Gisozi, Ingabire Umuhoza n’a repris que les mots inscrits dans la constitution rwandaise qui a été promulguée par Kagame. Même à supposer qu’il lui soit imputé des faits de ce genre à savoir prononcer les mots hutu, tutsi ou twa antérieurement à 2008, la non rétroactivité de la loi pénale est clairement inscrite dans la constitution rwandaisE de 2004. »

    Ici aussi, Vous dites des bêtises la première et la plus grossière est que la constitution dont vous parlez est une constitution qui date de 2003 et non de 2008. Sache aussi que les faits qui lui sont reproché date de 2010. Vous remarquerez donc que même dans ce cas le principe du droit que vous évoquez n’est pas d’application car, des faits de 2010 tombent évidement sous la loi et la constitution de 2008 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Vous avez aussi prétendue que les faits ne pouvaient lui être imputé sachez que ce ne sont pas les preuves qui manquent pour montrer que Mme V. INGABIRE a belle bien prononcer ces mots et la petite vidéo qui suit vous permettra de voir et d’entendre ces propos http://www.youtube.com/watch?v=sUx6Cy9FGfw

    Concernant ta question; « Seuls les Tutsi incarnés par Kagame ont-ils droit ou le monopole d’écrire ou de prononcer les mots hutu, tutsi et twa? Autrement dit, sous peine de commettre les crimes de négation du génocide des Tutsi et/ou de divisionnisme, est-il interdit aux Hutu, d’évoquer expressément ou oralement les mots Hutu et Tutsi principalement ou des crimes indiscutables qui ont été commis par les soldats du FPR sous le commandement de Kagame contre des millions de Hutu? »

    Ma réponse a votre question est que s’il y a des personnes qui auraient commis des meurtres, des assassinats a l’encontre de citoyen Rwandais les victimes devraient selon moi, faire le nécessaire pour porter plainte mais, j’aimerais que vous me disiez pourquoi, il y aurait besoin de préciser leur origine ethnique et leur appartenance au FPR ???????????????????????

    En effet, je m’interroge sur l’efficacité de ce genre de procédé qu’a eu V. INGABIRE, pensez-vous que son action ait contribué a aider les victimes qu’elle évoque. Je me demande aussi si, son action aura permis de rapproche les Rwandais ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

    Par la suite, vous dites « le Peuple Rwandais est en face d’un bazar législatif »… « le procureur a discrédité le régime dont il est serviteur et les juges dits homme de lois, le tout publiquement devant des centaines de Rwandais et étrangers présents à l’audience. »

    J’aimerais que vous nous disiez en quoi il y a bazar dans la législation ??????? Pour le procureur que vous évoques, vous devez savoir qu’il y a une chose que l’on nomme la séparation des pouvoirs, combien même le procureur serait discréditer, il ne discréditera pas l’État de part ce principe de séparation des POUVOIRS.

    Aussi, si ce juge fait une erreur, il peut tjrs être révoquer encore faut il encore prouver ce que vous avancez. il semble que V INGABIRE a user de son droit en faisant appel du jugement en première instance, il n y a donc pas lieu de se focaliser sur les choses qui ne sont plus d »actualité.

    Sur ce qui est de la conspiration tu dis « conspiration contre le Kagame et son régime. Le propre des hommes est qu’ils peuvent avoir des remords, les exprimer et revenir à la raison le cas échéant. C’est ce qui distingue l’Homme de l’animal. Charger sciemment son semblable tout en sachant que les effets de son agissement sont d’une extrême gravité pour l’accusée est une charge moralement et humainement difficile à porter pour tout Homme qui a une âme. Les témoins à charge exhibés par le procureur contre Ingabire ont une âme.Les remords consécutifs à leurs agissements commis sous pression contre l’accusée les rongeaient et ils devenaient dès lors moralement de plus de plus difficiles à supporter. Le 29 avril 2013, ils sont revenus à la raison. Par leurs déclarations testimoniales devant la haute cour, ils ont littéralement infirmé les allégations de Kagame contre Ingabire et partant vidé l’accusation de sa substance. »

    Pour ma part, je compte pas m’engager dans des analyses psychologiques, je m’efforce de garder les pieds sur terre et de voir les faits, je constate donc qu’ici vous ne donnez aucun argument, vos analyses de comptoir de café me pousse a me taire.

    Pour terminer vous m’avez fait rire;  » Face à un bazar législatif caractérisé et des galimatias amphigouriques de Kagame via son porte-parole le procureur d’une part et le revirement opéré par des témoins à charge d’autre part, les juges de la cour suprême ont deux options, soit ils doivent prouver qu’ils sont effectivement juges au service de la justice pour tout les Rwandais et conséquemment ils doivent dire le droit rien que le droit, soit ils doivent confirmer la nature intrinsèque du régime dont ils sont serviteurs c’est-à- dire, ils doivent prouver qu’ils sont effectivement au service de Kagame. Dans ce dernier cas, ils seront jugés par l’histoire et celle-ci ne pardonne jamais les auteurs de tels méfaits. »

    Cette ccl de votre commentaire et de l’ordre de l’Amphigouri dont vous êtes un AS a mes yeux, encore une fois, il me semble qu’il n y ait pas besoin de réponse !!!!!!!!!!!!!!

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    • willebrand dit :

      You, Agaciro, you are a [******]. how you can deny the truth? please be honest with yourself and stop telling bullshit

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  5. Lord Jesus Is My Savior dit :

    A tous mes frères rwandais, je lance un message de paix, nous avons suffisament souffert (bahutus, batutsis et batwas).
    Il est temps pour nous de bouger et de cesser de remuer les vieilles querelles, laissons la politique aux politiciens et soyons juste heureux. N’attendons rien de la justice des hommes, seule celle de Dieu compte.
    Les gens qui commettent le mal auront à rendre des comptes dans l’au delà, qu’ils profitent bien de leur courte existence ici bas sur Terre. Seul le temps pourra permettre de cicatriser nos blessures, les nouvelles générations ne doivent pas être élevées dans la haine de l’autre. 2017 ne doit pas être le nouveau 1994 !
    Que Dieu nous guide et nous protège

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  6. RASEC dit :

    Agaciro, merci pour votre réaction. Je vais répondre objectivement à vos questions

    De prime abord, selon notre constitution, « Article 98 : Le président de la République est le chef de l’État. Il est le gardien de la Constitution et le garant de l’unité nationale ». De prime abord, quand je parle de Kagame, c’est Kagame président et nullement Kagame, citoyen rwandais commes des millions de Rwandais.

    En sa qualité de président, Kagame a des obligations particulières envers le Peuple Rwandais. Elles sont précisées par la disposition ci-dessus.

    Lorsqu’il dérape et s’écarte de ses missions, il est du devoir de chaque citoyen rwandais d’exprimer son opinion sur sa gestion. Gérer un pays c’est gérer les intérêts contradictoires. Il est dès lors du devoir du président de trouver le juste équilibre entre les intérêts particuliers et l’intérêt général. Or, force est de constater qu’il s’est écarté de ses missions par l’instauration d’un régime despotique caractérisé.

    I- Sur la mention des ethnies dans la constitution ou la reconnaissances des ethnies au Rwanda et la violation de la constitution par Kagame

    Préambule.

    1°. Au lendemain du génocide, planifié et supervisé par des dirigeants indignes et autres auteurs, et qui a décimé plus d’un million de filles et fils du Rwanda ( avant révision du 13/08/2008);

    1° Au lendemain du génocide perpétré contre les Tutsi, planifié et supervisé par des dirigeants indignes et autres auteurs, et qui a décimé plus d’un million de filles et fils du Rwanda ( après révision);

    2°. Résolus à combattre l’idéologie du génocide et toutes ses manifestations ainsi qu’à éradiquer les divisions ethniques et régionales et toutes autres formes de divisions ;

    4°. Soulignant la nécessité de consolider et promouvoir l’unité et la réconciliation nationales durement ébranlées par le génocide et ses conséquences (avant révision);

    4°. Soulignant la nécessité de consolider et promouvoir l’unité et la réconciliation nationales durement ébranlées par le génocide perpétré contre les Tutsi et ses conséquences (après révision);

    Article 51Sauvegarde des valeurs traditionnelles, de la culture et des sites mémoriaux du génocide perpétré contre les Tutsi(après révision)
    L’Etat a le devoir de sauvegarder et de promouvoir les valeurs nationales de civilisation et les traditions culturelles dans la mesure où elles ne sont pas contraires aux droits de la personne, à l’ordre public et aux bonnes moeurs. L’Etat a également le devoir de veiller à la conservation du patrimoine culturel national ainsi que des mémoriaux et sites du génocide (avant révision).

    L’Etat a le devoir de sauvegarder et de promouvoir les valeurs nationales de civilisation et les traditions culturelles dans la mesure où elles ne sont pas contraires aux droits de la personne, à l’ordre public et aux bonnes moeurs. L’Etat a également le devoir de veiller à la conservation du patrimoine culturel national ainsi que des mémoriaux et sites du génocide perpétré contre les Tutsi
    ( après révision).

    Chapitre 4. De la Commission nationale de lutte contre le génocide.

    Article 179.

    Commission nationale de lutte contre le génocide
    La Commission nationale de lutte contre le génocide est une institution publique autonome chargée notamment de :

    3° plaider la cause des rescapés du génocide à l’intérieur comme à l’extérieur du pays (avant révision);

    plaider la cause des rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi à l’intérieur comme à l’extérieur du pays (après révision);

    4° concevoir et coordonner toutes les activités en vue de perpétuer la mémoire du génocide (avant révision du 13/8/2008)

    concevoir et coordonner toutes les activités en vue de perpétuer la mémoire du génocide perpétré contre les Tutsi (Révision du 13/8/2008) .

    Chapitre 2. Des principes fondamentaux.

    Article 9 : L’État rwandais s’engage à se conformer aux principes fondamentaux suivants et à les faire respecter :
    – la lutte contre l’idéologie du génocide et toutes ses manifestations ;
    – l’éradication des divisions ethniques, régionales et autres

    Article 13 : Le révisionnisme, le négationnisme et la banalisation du génocide sont punis par la loi.

    Article 33 : Toute propagande à caractère ethnique, régionaliste, raciste ou basée sur toute autre forme de division est punie par la loi.

    Article 14 : L’Etat, dans les limites de ses capacités, prend des mesures spéciales pour le bien-être des rescapés démunis à cause du génocide commis au Rwanda du 1er octobre 1990 au 31 décembre 1994, des personnes handicapées, des personnes sans ressources, des personnes âgées ainsi que d’autres personnes vulnérables ( avant révision du 13/08/2008).

    L’État, dans les limites de ses capacités, prend des mesures spéciales pour le bien-être des rescapés démunis à cause du génocide perpétré contre les Tutsi commis au Rwanda du 1er octobre 1990 au 31 décembre 1994, des personnes handicapées, des personnes sans ressources, des personnes âgées ainsi que d’autres personnes vulnérables.
    (Révision du 13/8/2008)

    Au vu des dispositions constitutionnelles ci-dessus, il est indiscutable que Kagame a inscrit les ethnies Hutu, Tutsi et Twa dans la constitution et dans le code pénal. De plus lui, les dirigeants du parti-Etat FPR et les dirigeants d’Ibuka au premier chef n’ont cessé d’évoquer expressément le mot Tutsi par opposition aux Hutu et Twa, le tout à tel point que certains membres d’Ibuka ont même osé soutenir publiquement que les Tutsi est une race spécifique au Rwanda( voir AFFAIRE IBUKA via SOS Racisme Français contre Péan Pierre sur la Toile).

    Or, selon Kagame et les siens, les ethnies (Bahutu, Batutsi et Batwa) n’existent pas au Rwanda. Et leur mention dans les documents officiels est proscrite par les lois.

    Vous reconnaissez comme moi que dans notre pays, tout Rwandais sait qui il est et d’où il vient et quela singularité sécurité du Peuple Rwandais, Peuple qui vient du fond des âges est que tout le monde connaît qui est qui et qui a fait ou qui a fait quoi s’agissant notamment des crimes qui ont été commis dans notre pays d’autre part.

    Par conséquent, il est irresponsable de mentionner les ethnies dans la constitution. Et nier les crimes qui ont été commis par les soldats du FPR sous le commandement de Kagame contre des millions de Hutu constitue une déchéance de la pensée et une irresponsabilité à tous les égards de la part des intéressés.

    Selon vous, il existe des ethnies Hutu, Tutsi et Twa au Rwanda ? Dans l’infirmative, vous pouvez expliquer aux lecteurs de Jambo News pourquoi Kagame les a-t- il alors inscrites dans la constitution et les critères sur lesquels il s’est fondé pour déterminer si tel rwandais est Tutsi ou ne l’est pas?

    En précisant qu’il s’agit bien du génocide des TUTSI, Kagame a entendu préciser que seuls les Tutsi ont été génocidés par les Hutu pour ce qu’ils étaient c’est-à-dire en tant que membres d’un groupe ethnique spécifique par rapport aux ethnies hutu et twa dont les victimes ne sont pas, quant à elles, reconnues par les lois rwandaises. Par cette distinction légale entre les morts rwandais, Kagame a consacré la négation des crimes qui ont été commis contre des millions de Hutu. Par ailleurs vous savez comme moi que ce n’est pas la qualification juridique d’un crime qui lui confère son existence et que, sous peine mauvaise fois ou d’indécence, les crimes qui ont été commis contre les Hutu sont de notoriété publique.

    Pour bénéficier des droits afférents à leur statut, les rescapés dits du génocide des Tutsi, doivent logiquement indiquer dans les documents officiels d’abord qu’ils sont Tutsi ou membre de l’ethnie tutsi et ensuite prouver qu’ils sont effectivement rescapés du génocide dont les auteurs sont des Hutu.

    Si pour vous les ethnies hutu, tutsi et twa n’existent pas au Rwanda, pouvez-vous nous éclairer quant aux critères sur lesquels Kagame et les siens se sont fondés pour déterminer si tel ou tel Rwandais n’est pas tutsi et par conséquent il n’a pas droit aux aides de l’Etat réservés uniquement aux rescapés du génocide des Tutsi ?

    Au regard de ces faits indiscutables, ils n’ont jamais été renvoyés à la barre pour les crimes ci-dessus mentionnés.

    Il est de notoriété publique que les crimes qui ont été commis dans notre pays n’ont épargné aucune famille, le tout peu importe leur qualification juridique.

    Or, Kagame et les siens soutiennent le contraire à savoir qu’aucun crime n’a été commis contre les Hutu et les Twa. Pour qu’ils soient mieux compris, non seulement ils l’ont inscrit dans la constitution mais également tous les enseignants rwandais ont la stricte obligation d’apprendre à leurs élèves que les crimes qui ont été commis au Rwanda, le génocide au premier rang, ont touché exclusivement les Tutsi, que leurs auteurs sont des Hutu. En clair, pour ces élèves, aucun crime n’a été commis contre les Hutu d’une part et seuls les Tutsi sont victimes de ces crimes.
    En somme, au mépris de la décence élémentaire, Kagame a ordonné d’apprendre aux millions d’enfants hutu qu’aucun crime n’a été commis à l’endroit de leurs proches et qu’ils ne sont donc pas rescapés. Pour leurs camarades qui se considèrent Tutsi selon les critères déterminés par Kagame, ces enfants hutu sont des enfants des génocidaires et comme tout Hutu est génétiquement génocidaire, ils sont également potentiellement génocidaires( voir programme des enseignements école primaire et premier cycle du secondaire).

    Il résulte de tout ce qui précède que – l’auteur de la consécration légale de la division des Rwandais en trois ethnies Hutu, Tutsi et Twa est Kagame, – que la consécration légale de la négation des crimes qui ont été commis contre des millions de Hutu, Twa en l’occurrence a et aura en tout état de cause des conséquences d’une extrême gravité dans les rapports entre ces Hutu, Tutsi et Twa, – que si l’évocation de ces mots est constitutive de crimes susmentionnés, c’est celui qui les a inscrits dans la constitution qui doit être renvoyé à la barre pour divisionnisme, ce qui n’est pas présentement le cas.

    II- Sur les prétendus crimes imputés à Ingabire Umuhoza

    Selon Kagame, évoquer les mots Hutu, Tutsi et Twa et les crimes qui ont été commis par les soldats du FPR contre des Hutu constitue un ou des crimes crime(s) de propagande raciale, de divisionnisme, de révisionnisme , de banalisation du génocide des Tutsi et de négationnisme du génocide des Tutsi, sévèrement puni(s) par la loi.

    Article 54 : Il est interdit aux formations politiques de s’identifier à une race, une ethnie, une tribu, un clan, une région, un sexe, une religion ou à tout autre élément pouvant servir de base de discrimination.

    Article 33 : Toute propagande à caractère ethnique, régionaliste, raciste ou basée sur toute autre forme de division est punie par la loi.

    Article 18 :Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné que dans les cas prévus par la loi en vigueur au moment de la commission de l’acte.

    Article 20 :Nul ne peut être condamné pour des actions ou omissions qui ne constituaient pas une infraction d’après le droit national ou international au moment où elles ont été commises.

    Madame a prononcé publiquement le discours ci-après à Gisozi le 16 janvier 2010.

    (source : REALITES D’AFRIQUE Samedi 9 mars 2013).

    « GISOZI : DISCOURS DE VICTOIRE INGABIRE UMUHOZA, le 16 janvier 2010

    Je tiens à dire aujourd’hui que je suis revenue dans mon pays 16 ans après cette tragédie qui a eu lieu dans ce pays. Je sais très bien qu’il y a eu un génocide et des crimes contre l’humanité. Par conséquent, à mon retour, après 16 ans dans un pays où de telles atrocités ont eu lieu en mon absence, ma conscience m’obligeait de passer d’abord par l’endroit qui conserve la mémoire de ces actes odieux. J’avais besoin de voir cet endroit et de me rendre compte de l’ampleur de ces tragiques événements.

    Les fleurs que j’ai apportées sont un signe de reconnaissance des membres du parti FDU-INKINGI et de son Comité Exécutif. Ils m’ont dit de passer par ici et de vous réaffirmer que ce que nous souhaitons, c’est de travailler ensemble, afin de nous assurer qu’une telle tragédie ne se reproduira plus. C’est l’une des raisons pour lesquelles les FDU-INKINGI ont décidé de rentrer au pays pacifiquement, sans recourir à la violence alors que beaucoup de gens pensent que la solution aux problèmes du Rwanda est le recours à la lutte armée. Nous ne croyons en aucun cas que verser le sang résout les problèmes. Quiconque verse le sang, il en sera victime.

    Par conséquent, au sein des FDU-INKINGI, nous souhaitons que nous tous, Rwandais, puissions travailler ensemble, unir nos différentes idées, de sorte que la tragédie qui a frappé notre nation ne puisse jamais se reproduire. Il est clair que le chemin de la réconciliation a un long chemin à parcourir. Il a un long chemin à parcourir parce que, si on considère le nombre de personnes qui ont été tuées dans ce pays, ce n’est pas quelque chose que l’on peut passer outre rapidement. Par ailleurs, en analysant de près la situation, on se rend compte qu’il n’y a pas de stratégies politiques fortes qui doivent aider le peuple rwandais à atteindre une véritable réconciliation. A titre d’exemple, si l’on passe en revue ce mémorial, on se rend compte qu’il ne se limite qu’aux victimes du génocide contre les Tutsis. Il est tout à fait évident que les crimes contre l’humanité commis contre les Hutus sont totalement ignorés. Les Hutus qui ont perdu les leurs souffrent aussi et se demandent: «Quand est-ce que nos morts seront aussi commémorés»?

    Pour que nous puissions parvenir à une véritable réconciliation, nous devons faire preuve d’empathie avec la souffrance de tout un chacun. Il est important que les Hutus qui se sont rendus coupables de massacres contre les Tutsis soient punis. Il est également important que ceux qui ont tués les Hutus comprennent qu’ils doivent répondre de leurs actes ignobles. En outre, il est important que le peuple rwandais, toutes ethnies confondues, comprenne que nous devons nous unir, nous respecter les uns les autres, et construire ensemble notre pays dans la paix.

    Ainsi, l’objet de notre retour au pays est d’examiner les voies et moyens de commencer ensemble ce long processus de réconciliation et de trouver un moyen de bannir à jamais l’injustice afin que nous puissions tous, peuple rwandais, vivre ensemble en pleine liberté dans notre pays.

    Merci. »

    Ce discours ne souffre d’aucune interprétation. Son contenu est limpide.

    Pouvez-vous éclairer les lecteurs de Jambo News sur les éléments de ce discours qui, à vos yeux, sont constitutifs des crimes qui sont imputés à la présidente des FDU, à savoir la négation du génocide des Tutsi et le divisionnisme(article 13 de la constitution)?

    Je vous avoue que je ne comprend pas les significations de ces mots.Selon vous quels sont les éléments constitutifs de ces crimes?

    III- Sur l’indépendance des magistrats

    « Chapitre 5. Du pouvoir judiciaire.

    Section 1. Des dispositions générales.

    Article 140 : Le pouvoir judiciaire est exercé par la Cour suprême et les autres cours et tribunaux institués par la Constitution et d’autres lois

    Le pouvoir judiciaire est indépendant et séparé du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif.

    Article 113. Le président de la République signe les arrêtés présidentiels approuvés en Conseil des ministres concernant :

    6° la nomination et la cessation de fonction des hauts fonctionnaires civils suivants :
    a) le président, le vice-président et les juges de la Cour suprême ;
    b) le président et le vice-président de la Haute Cour et ceux de la Haute Cour de commerce » ;

    Au regard la nature même du régime Kagame, il n’est pas à prouver qu’il s’agit bel et bien d’un régime à parti-Etat et corrélativement un régime despotique. La parfaite illustration en est l’inexistence d’opposition politique et le nombre des prisonniers politiques. Comme dans tout régime de ce genre, dans leurs missions, les juges sont guidés par des contingences politiques et nullement par le souci de justice pour tous les Rwandais dans le cas présent. La condamnation de la présidente des FDU pour des crimes inexistants ou imaginaires de la part de Kagame en est l’exemple. C’est lui-ci qui, au mépris de la constitution, a déclaré publiquement que Ingabire Umuhoza est une criminelle et il lui a imputé dix chefs d’accusation qui ont été réduits à deux par les juges de la Haute Cour. Par conséquent, il est inexact de soutenir que les magistrats du siège rwandais sont indépendants. Le véritable juge c’est Kagame.

    Article 19. :Toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité soit légalement et définitivement établie à l’issue d’un procès public et équitable au cours duquel toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été accordées.

    Cette disposition pose la présomption d’innonce pour tout accusé. Par ses accusations publiques itératives contre la présidente des FDU, le président Kagame s’est substitué aux juges.Il s’ensuit qu’il a violé en flagrance la constitution.

    Quant au procureur,selon l’article 113 c) de la constution, le Procureur général et le Procureur général adjoint sont nommés par le président;

    Article 162 : Rapport entre l’organe national de poursuite judiciaire et le ministre ayant la justice dans ses attributions et autres institutions
    L’organe national de poursuite judiciaire est placé sous l’autorité du ministre ayant la justice dans ses attributions.

    En matière de poursuite d’infractions, le ministre ayant la justice dans ses attributions définit la politique générale et peut, dans l’intérêt général du service, donner des injonctions écrites de poursuite ou de non poursuite au Procureur général.

    Il peut également, en cas d’urgence et dans l’intérêt général, donner des injonctions écrites à tout procureur lui obligeant de mener ou ne pas mener une action publique et en réserve copie au Procureur général.

    Chapitre 3. Du Conseil supérieur du parquet

    Article 165 : Institution du Conseil supérieur de poursuite judiciaire
    Il est institué un Conseil supérieur de poursuite judiciaire. Le Conseil supérieur de poursuite judiciaire est composé de membres suivants :

    1° le ministre de la justice, qui en est président » ;

    Il résulte de ces dispositions que le procureur est un haut fonctionnaire, placé sous l’autorité directe du ministre de la justice, en l’espèce Karugarama. Il s’ensuit qu’il n’est pas indépendant et ne peut nullement être indépendant, le tout peu importe la nature du régime, contrairement à vos affirmations. Il a reçu l’ordre de reprendre les accusations de Kagame et les opposer à l’accusée.

    IV- Sur la hiérarchie des normes juridiques

    Toute décision ou résolution du Conseil de sécurité de l’ONU prise en application du chapitre VII de la Charte de celle-ci a un caractère obligatoire à l’égard des Etats membres. Par conséquent ceux-ci ne peuvent exciper des lois internes telle que la constitution pour s’affranchir de son exécution ou lui faire dire ce qu’elle ne dit pas ou procéder aux ajouts.

    Le droit ne supporte pas les suppositions, les spéculations ou les mots superfétatoires ( chaque mot a son importance). La résolution 955 du Conseil de Sécurité a un contenu clair qui exclut toute supposition et/ou tout ajout. Il est dès lors hasardeux de lui faire dire ce qu’elle ne dit pas. L’inscription du mot « génocide des Tutsi » dans la constitution rwandaise et l’accusation portée contre Ingabire Umuhoza constituent une méconnaissance de la Résolution 955 du conseil de sécurité ( voir la Toile)et les dispositions des conventions internationales susmentionnées auxquelles le Rwanda est partie.

    Notre constitution reconnaît expressément la supériorité du droit international, en l’espèce la résolution 955 ci-dessus évoquée au droit interne.

    – « Préambule 9°. Réaffirmant notre attachement aux principes des droits de la personne humaine tels qu’ils ont été définis par la Charte des Nations unies du 26 juin 1945, la Convention des Nations unies du 9 décembre 1948 relative à la prévention et à la répression du crime de génocide, la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, la Convention contre toutes formes de discrimination raciale du 7 mars 1966, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 19 décembre 1966, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 19 décembre 1966, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de Discrimination à l’égard des Femmes du 1er mai 1980, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples du 27 juin 1981 et la Convention relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989 ;

    -Titre X. Des traités et accords internationaux.

    Article 190. Les traités ou accords internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication au journal officiel, une autorité supérieure à celle des lois organiques et des lois ordinaires, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie ».

    V- Sur le bazar législatif

    Si vous êtes à l’aise dans l’exégèse des dispostions légales et si vous avez lu l’intégralité de la constitution de 2003 révisée, vous avez pu constater

    – les contradictions flagrantes entre diverses dispositions de cette constitution;

    – la violaton caractérisée et répétée de la constitution par Kagame alors qu’il est le gardien en chef quant à son respect;

    – l’existence d’un président juge et loi et partant d’un régime despotique;

    – l’injection de la haine dans le sous social rwandais par Kagame avec en tout état de cause des conséquences d’une extrême gravité à moyen et à long terme.

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  7. greg dit :

    Bon Rasec,

    Je pense que Agaciro ne peut te répondre ou alors il va se noyer dans des phrases bateaux. Ou alors il ne comprend pas lui-meme les articles de la constitution, même la dernière en date.

    Et merci pour l’explication car il faut bien prendre le temps pour expliquer à ces brebis égarés qu’ils sont dans le tort.

    Greg

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  8. Filsivu dit :

    Ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays sous la présidence de monsieur Paul Kagame dépasse l’entendement. Que se passe-t-il dans ce petit pays que la communauté dite internationale magnifie depuis le 01.10.1990 ? Ce pays est-il vraiment démocratique comme le laissent croire les alliés internationaux de Kagame ? Ces derniers sont-ils conscients des atteintes graves aux droits de l’Homme qui s’opèrent chaque jour dans ce pays défiguré?
    Nous avions cru avec Julien Freud que la politique est « l’activité sociale qui se propose d’assurer par la force, généralement fondée sur le droit, la sécurité extérieure et la concorde intérieure d’une unité politique particulière en garantissant l’ordre au milieu des luttes qui naissent de la diversité et de la différence des intérêts »( Qu’est-ce-que la politique ?). Or avec ce qui se vit au Rwanda sous Kagame paul, Maurice Duverger semble avoir raison, quant il dit dans l’Introduction à la politique que : « (…) quand les luttes des classes, les disputes des races, les rivalités de provinces, les contestations entre individus se règlent par les armes à la main, dans le sang, on est hors de la politique (…) ». Et plusieurs faits attestent cette vision dans notre pays, mais nous préférons, nous attarder sur le cas des femmes qui sont humiliées.
    Tous se souviennent encore que la nébuleuse appelée pompeusement Communauté Internationale, sous la dictée d’un certain Bill Clinton, s’est attaquée au Rwanda avec des bombes. Car, pour elle, le président Juvenal Habyarimana serait un dictateur qui se maintiendrait au pouvoir par la force des armes. Et cela, au détriment du paisible, inoffensif et démocrate Kagame Paul qui, de surcroit,sa famille aurait perdu le pouvoir absolu en 1959 , soutient-elle, Alors pour notre bonheur, il nous fallait un président démocrate, d’où l’installation à la tête de l’exécutif Rwandais de Monsieur Kagame Paul au prix de nombreux morts. Et comme le disait si bien Machiavel, la fin justifiant les moyens, le monde entier au nom de la démocratie, a applaudit cette barbarie qui ne dit pas son nom.
    Diantre ! Quels sont leurs critères d’appréciation de la démocratie par ces démiurges qui se croient tout autorisé dans ce monde ? En fait pour eux, la démocratie qu’ils nous ont imposée à partir de 1990, se résume en la mise au pouvoir dans chaque Etat africain de président docile afin de préserver leurs intérêts. Et notre pays, objet de toutes sortes de convoitises, est en train d’en faire l’amère expérience.
    Monsieur Kagame, conscient de l’appui de ses soutiens extérieurs, au-delà de la souffrance des Rwandais, vient de franchir encore une fois le rubicond. En effet, son pouvoir par l’attitude du ministre de la justice et des droits de l’homme à l’égard de la prèsidente de l’opposition Victoire Ingabire, vis-à-vis des jeunes dames journalistes, qui croupissent à la Maison d’arrêt et de correction de 1930 pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et bien d’autres femmes qui souffrent dans l’anonymat, nous laissent perplexes .
    Pourtant le chef de l’Etat, à chacune de ses sorties à l’extérieur, fait croire à ses partenaires que le Rwanda est un Etat de droit. Est-ce cela un Etat de droit ? Un Etat où des milliers de personnes croupissent sans motif réel à la prison de 1930, sans oublier les prisons inconnus de l’intérieur du pays.
    Peut-on parler d’un Etat de droit dans ce pays, quand la femme, la deuxième entité de l’humanité, la moitié du ciel selon Mao, et surtout la femme en tant que mère à travers Victoire Ingabire, est traitée comme un objet ? A travers ce traitement infligé à cette brave dame par le régime actuel, ce sont toutes les femmes du monde et particulièrement les femmes Rwandaises qui se sentent meurtries dans leur âme. Par conséquent, toutes les femmes Rwandaises et toutes les femmes du monde sont toutes interpellées au-delà de leurs clivages politiques.
    Victoire Ingabire accepte sûrement son injuste incarcération en tant que femme combattante. Mais, force est de le reconnaitre, comme tout être sur cette terre, il lui faut le droit à la santé, le droit au respect de son corps, le droit à l’information,le droit de visite.
    Que le régime Kagamiste se ressaisisse. Le FDU-Inkingi à travers sa cellule chargée de la promotion de la femme s’indigne et s’élève contre ce traitement inhumain fait à la femme en général et en particulier à celle qui est la prèsidente de l’opposition rwandaise .
    Le FDU interpelle monsieur le ministre de la justice et des droits de l’homme contre ses agissements qui n’honorent pas notre pays.
    Le FDU estime que trop c’est trop et qu’il ne laissera pas mourir ses militantes et ses sympathisantes dans les goulags de Kagame.
    Femmes démocrates du Rwanda, femmes apolitiques, levons-nous comme une seule personne et disons non à cette dictature qui déshonore la femme. Une fois de plus l’histoire nous invite à prendre nos responsabilités comme le firent nos mères en 1959 . Oui, on doit etre toutes Ndabaga, dénonçons cette forfaiture en exigeant à notre tour, la libération de la prèsidente de l’opposition et des autres femmes incarcérées.

    Pour le Filsivu

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