FR | EN

Rwanda : Fête de l’indépendance ou fête de la libération ?

Publié : le 7 juillet 2013 à 1:16 | Par | Catégorie: Actualité

Chaque première semaine du mois de juillet est toujours marquée par une confusion et un malaise du gouvernement de Kigali autour de la célébration de la fête de l’indépendance de la République Rwanda. Depuis l’arrivée au pouvoir de l’ancienne rébellion du Front Patriotique Rwandais (FPR), le jour de  l’indépendance passe dans un silence assourdissant. N’est célébrée que la fête dite de “ libération” qui consacre la prise du pouvoir du FPR le 04 juillet 1994. La confusion autour de ces deux évènements et le malaise de la nouvelle élite politique et non de l’ensemble du peuple rwandais sur la fête de l’indépendance mérite un retour sur ces deux faits marquants  de l’histoire contemporaine rwandaise.  

indépendance ou libérationL’administration coloniale belge

Le 01 juillet 1962 marque officiellement l’indépendance du Rwanda par rapport à la tutelle Belge.

C’est une étape clé dans l’histoire politique rwandaise car elle marque une rupture nette du peuple rwandais par rapport à la monarchie et la domination de l’administration coloniale. La marche vers l’indépendance a été longue car il fallait se défaire des anciennes structures socio-économiques de domination de la tutelle belge et du noble tutsi chargé de superviser localement l’administration coloniale . Cette marche s’amorce avec les demandes de réformes dont celle portant notamment sur le système d’Ubuhake par la population. Dès 1946, une enquête diligentée par la tutelle belge et l’ONU reconnait que le système d’Ubuhake accompagné de la confiscation des terres et des pâturages par la haute noblesse tutsie est une forme d’asservissement mais dont les partisans ne présentent pas comme telle. Le pouvoir politique et économique demeure concentré dans les mains de la haute noblesse tutsie. L’éducation demeure l’apanage des familles présentes à la cour royale, des familles de chefs et de certains autres privilégiés.

La tutelle belge a produit de nombreux privilèges pour une faction de la haute noblesse tutsie qui régnait en maître sur le Rwanda. Le fossé s’élargissait davantage entre les privilégiés qui étaient surtout les membres de la haute noblesse tutsie et le reste du peuple. A ce fossé socio-économique, s’ajoute également le sentiment d’impunité des chefs de collines tutsis dont les prérogatives de règlement des litiges de leurs administrés avaient été élargies sous la tutelle belge. Ceux-ci punissaient de corvée, emprisonnaient et bastonnaient à leur guise et sur la place publique les insoumis. Concernant cet état d’injustice généralisée, la mission d’inspection générale de l’ONU recommandait en 1949 la mise en place dans le pays d’institutions politiques libres favorisant la participation du peuple dans les organes représentatifs locaux et centraux.

La révolution sociale

L’asservissement socio-économique du peuple rwandais, l’impunité des chefs et la répression féroce de la haute noblesse vis-à-vis du peuple marquent le début de la marche vers une volonté ferme d’indépendance et d’autonomie à l’égard de la tutelle belge dont le pouvoir avait été ébranlé par la seconde guerre mondiale en Europe.

Lorsque l’élite Tusi réclama l’indépendance, l’administration coloniale changea son alliance et apporta son soutien aux élites Hutu.

Les nouveaux leaders provenant principalement des couches populaires hutues dont Grégoire Kayibanda vont amorcer la révolution sociale, révolution au cours de laquelle la suprématie séculaire de la noblesse tutsie est délégitimée d’une part et d’autre part il y a une volonté de s’affranchir des anciennes élites et structures de domination dont les acteurs dictaient à l’ensemble du peuple comment penser et agir.

Cette révolution sociale mena à des tensions et à l’exile de plusieurs centaines de milliers du tutsis.

La proclamation de l’indépendance

La proclamation de l’indépendance le 01 juillet 1962 marque la victoire du peuple rwandais dans son combat pour la dignité, la construction de son propre pays pour les générations suivantes avec ses propres forces vives et la maîtrise de son destin. C’est le sens que revêt l’indépendance du Rwanda. Grégoire Kayibanda, père de la nation rwandaise, était considéré par certains tutsis comme “ plus progressiste que révolutionnaire”. Kayibanda avait compris dès le 01 avril 1954, date de signature du décret supprimant le système d’Ubuhake par le Mwami (le Roi) lui-même que cela ne revêtait aucun sens si cela ne s’accompagnait pas d’un partage de la terre et des pâturages car en passant du servage pastoral au servage foncier le peuple rwandais demeurait toujours dans le servage. Le père de la nation partageait l’idée que les élites devaient rester au milieu du peuple des campagnes afin d’éduquer par l’exemplarité et le dialogue.

Economiquement, il prône la reconnaissance légale de la propriété foncière individuelle afin de mettre fin à l’inquiétude permanente des paysans qui pouvaient être privés de leurs  terres par des manœuvres douteuses sous couvert de la coutume. Sur le plan judiciaire, il dénonce également les abus de pouvoir des chefs de collines, les corvées et les abus de justice dont étaient victimes les non-membres de la noblesse tutsie.

Les Tutsi traditionalistes s’y opposent clairement en publiant notamment le document intitulé « Mise au point » destiné à une  mission de travail de l’ONU qui était de passage au Rwanda Kayibanda. Ce dernier et ses amis ont critiqué ce document qui selon eux était malhonnête car il prétextait parler au nom du peuple rwandais alors qu’en réalité il se limitait qu’aux intérêts de l’aristocratie monarchiste.

L’indépendance proclamée officiellement le 01 juillet 1962 marque donc la victoire du peuple dans le combat pour l’émancipation et l’autodétermination.

Le 04 juillet 1994

La fête de la libération a quant à elle été instituée par le régime qui dirige le pays depuis 20 ans et marque en réalité la victoire de la rébellion FPR le 04 juillet 1994 sur les anciennes forces rwandaises du régime Habyarimana. Ce n’est pas une fête qui célèbre clairement la valeur de l’indépendance rwandaise même si Anastase Shyaka, directeur de l’office national de la bonne gouvernance tente d’établir un lien avec l’indépendance conscient des critiques émanant de ceux qui sont surpris que le gouvernement actuel brade la valeur de son indépendance. Professeur Shyaka déclare lui même “ La libération a des relations similaires à l’indépendance. Les Rwandais ont décidé de mener des guerres parce qu’ils ont reçu l’indépendance incomplète et que cette indépendance n’était pas parvenue à tous les Rwandais”. D’ailleurs, il ajoute que  « le 1er juillet 1962 n’est pas vraiment un jour de l’indépendance. Il ne fut pas un jour de joie pour tous les Rwandais”. En effet, cela ne fut pas un jour de joie pour les anciens membres de la noblesse tutsie réactionnaires et conservateurs. Il affirme également que si “l’indépendance était là, il ne devrait pas y avoir des luttes de libération. Le 4 juillet était de combler l’écart du 1er juillet “. La lutte de “libération” menée par le Front Patriotique Rwandais dès octobre 1990 selon le mouvement rebelle est d’abord une lutte de conquête du pouvoir qui aboutira le 04 juillet 1994 par la prise totale du pouvoir. Le rapport de force change. De facto, c’est la fin de la guerre civile et du génocide rwandais.

Le Rwanda n’en finit pas pour autant avec les massacres de personnes civiles dont le seul tort fut de ne pas naître dans la bonne ethnie selon l’endroit où la personne se trouvait et du rapport de force qui prévalait. Le Rwanda n’en finit pas également avec l’exil de ses enfants et des Rwandais continuent à être des réfugiés à cause notamment de l’intolérance vis-à-vis des voix discordantes.

Dix-neuf ans après l’accession au pouvoir du Front Patriotique Rwandais du général Kagame devenu président, la fête de l’indépendance provoque un malaise au sein de la nouvelle élite politique car la proclamation de l’indépendance du Rwanda il y a 51 ans avait été refusée par les monarchistes d’alors. La classe politique actuelle est prise dans une contradiction car elle veut gommer tout ce qui rappellerait l’ancien régime y compris la fête de l’indépendance du 01 juillet 1962  et mettre en avant la fête de la « libération » ; mais étant donné que le Rwanda  entend être un leader politique dans la région des Grands Lacs et promeut la renaissance et l’autosuffisance africaine, brader l’indépendance mettrait à mal les velléités panafricanistes de l’homme fort de Kigali.

En somme, la confusion autour de la fête de l’indépendance d’une part et de la fête de la “ libération” d’autre part n’est qu’une manœuvre purement politicienne qui ne peut que diviser davantage le peuple rwandais alors que celui-ci n’aspire qu’à vivre dans la paix, la dignité et le respect de son histoire. L’indépendance du Rwanda est, et demeurera, une étape clé de l’histoire contemporaine rwandaise. Des progrès et des échecs ont marqué le Rwanda depuis 51 ans d’indépendance. La “libération” qui marque l’arrivée du Front Patriotique Rwandais constitue également une étape clé de l’histoire du Rwanda.

Il s’agit de deux événements qui ne célèbrent pas les mêmes idées et valeurs. En ce mois de juillet marqué par le 51ème anniversaire de l’indépendance du Rwanda et du 19ème anniversaire de l’arrivée du FPR au pouvoir, il serait inutile pour le peuple rwandais de mettre en concurrence les deux moments clés de l’histoire rwandaise. Il serait plutôt nécessaire de célébrer la construction de la nation rwandaise et de réfléchir à la manière dont la nation rwandaise peut se réconcilier avec son histoire pour être à l’avant-garde de la renaissance africaine, maîtriser ses capacités productives, fournir de l’emploi à sa jeunesse et construire une société où tous les individus s’épanouiraient dans un Etat de droit.

 

Marie Umukunzi

Jambonews.net

 

http://www.newtimes.co.rw/news/index.php?i=15408&a=68365

http://www.dominiquembonyumutwa.info/pages/le-rwanda-social-et-politique-avant-1959.html

http://fr.igihe.com/art-de-vivre/le-rwanda-n-a-pas-ignore-la-valeur-de-son.html

http://jambonews.net/actualites/20130528-rwanda-une-jeunesse-defavorisee-malgre-la-croissance-economique/

http://syfia-grands-lacs.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=2554

 

 

Profitez et partagez avec vos amis:
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • email
  • LinkedIn

14 Commentaires à “Rwanda : Fête de l’indépendance ou fête de la libération ?”

  1. Kagame is future dit :

    Tout le monde sait que les soi disantes « indépendances » ne sont que da la pure escroquerie, les occidentaux ont continué à diriger le pays en sous main et ont renversé les rapports de forces qui avaient toujours existé.
    Le Rwanda est une création de la monarchie tutsie, pas celle des colons ! Le pouvoir perdu a été récupéré en 94, voilà pourquoi l’on parle de libération.

       6 likes

    • Bizimana dit :

      Cher ami Kagame is future.
      Le pouvoir perdu en 1959 n’a pas été conqui en 1994, car le seigneur (Nyiginya) qui a perdu le pouvoir en 1959 n’est pas celui qui l’a conqui en 1994.

         0 likes

      • Kagame is future dit :

        Paul Kagame est un descendant de la monarchie qui a bâtit le Rwanda à travers les siècles, la soeur de sa mère était la dernière reine du pays, il a donc de par son sang une parfaite légitimité.

           7 likes

        • RASEC dit :

          Kagame is future, il me semble qu’outre que vous ne connaissez pas l’histoire de notre pays et manquez de prolégomènes en biologie humaine, vous n’avez manifestement pas lu la biographie de Kagame. Vous dites que celui-ci est un descendant du roi? Quel roi rwandais et depuis quand?

          Makuza Bernard et ses frères sont cousins de Kagame par leurs mères qui sont soeurs directes à savoir même père et même mère.
          Au regard de vos dires amphigouriques au demeurant, le lien entre la mère de Kagame et la reine Gicanda confère à celui-ci la qualité de prince. Dès lors que la mère de Makuza Bernard est aussi également la soeur de celle-ci, ce premier et ses frères sont-ils également princes et leurs soeurs, des princes?

          Kagame is future , si Kagame est un prince comme vous l’affirmez, il me semble qu’un prince digne de ce nom n’attend pas son adversaire dans l’obscurité pour le poignarder mortellement dans le dos. Un prince digne de ce nom ne va pas terroriser les gamins Hutu dans une école primaire devant des centaines de Rwandais en les obligeant à reconnaître publiquement qu’ils sont génétiquement génocidaires et de demander pardon pour les crimes prétendument commis par leurs grands-pères ou proches contre les Butsi. Un vrai prince ne marche pas dans le sang des siens pour prendre le pouvoir avec l’appui des étrangers. Un prince de notre époque oeuvre pour l’unitié et la cohésion de son Peuple et nullement pour la division légale en strates de celu-ci ( voir préambule point 1 et article 14 de la constitution Kagame).

          Au vu de ses agissments, Kagame a reçu une éducation sylvestre, le tout sous peine de prouver le contraire.

          Un prince de ce siècle a le sens d’humanité. Les faits prouvent que Kagame en est dépourvu même la plus élémentaire.

          Par sa terreur contre les enfants Hutu dans une école primaire et qui ont été contraints par lui à reconnâitre qu’ils sont génétiquement génocidaires devant des centaines de Rwandais, Kagame a prouvé exactement ce qu’il est et ce qu’il a toujours été. Il a commis l’irréparable et son méfait est impardonnable pour un prétendu Président. S’il est saint d’esprit, il ignore que le moment venu, il répondra judiciairement et juridiquement de tous ses méfaits. C’est une question de temps. Hissène Habré sera prochainement jugé pour les crimes qu’il a commis il y a plus de vingt ans contre ses compatriotes.

          Pour revenir aux changements des anniversaires des événements qui ont marqués notre pays, pour votre information, du moins ceux qui ne le savent pas, sous Habyalimana, la question s’est posée de savoir s’il fallait célébrer séparement le premier juillet et le cinq juillet d’une part et combien ça allait financièrement coûter au contribuale rwandais d’autre part. Pour des raisons budgetaires principalement, la date du 5 juiilet a été retenue.Mais tous ceux qui ont lu les discours de Habyalimana prononcés tous les 5 juillet ont pu constater qu’il parlait de l’indépendanes de notre pays et du 5 juillet 1974. A compter de la légalisation du murtipartisme, la fête du 5 juillet a cessé d’exister. Ce fait est de notoriété publique. De plus, Habyalimane n’a jamais refait l’histoire de notre pays comme il n’a jamais divisé les Rwandais en strates( voir ses discours et ses relations personnelles avec les Batutsi de premier rang dont son confesseur, le Père Chrisologue Mahame, son ancien camarade de l’école secondaire), le tout contrairement à son successeur, devenu expert dans l’invention de la nouvelle du Rwanda, version FPR, la division des Rwandais en strates et la création de l’apartheid contre une partie des Rwandais. Kagame is future, approuvez-vous les agissements de Kagame contre les gamins Hutu de l’école primaire le 5 juillet 2013: « tous les Hutu sont génétiquement génocidaires, tout Tutsi doit le savoir et tout Hutu, peu importe son âge, doit le reconnaire publiquement et demander pardon aux Tutsi, peu importe leur âge ». Il me semble que le pardon n’est pas un traitement curatif de la maladie génétique à savoir le caractère génocidaire marqué dans les gênes des Hutu Rwandais en l’occurrence et découvert par Kagame et les siens. Par conséquent, le fait que ces gamins terrorisés par Kagame aient pu reconnaître publiquement qu’ils sont génétiquement génocidaires et demander pardon à leurs petits camarades tutsi et aux autres tutsi présents ne changent rien.Ils restent toujours génétiquement génocidaires.

             1 likes

        • Kagame is future dit :

          « Vous dites que celui-ci est un descendant du roi? Quel roi rwandais et depuis quand? »

          Cher Mr. RASEC, apprennez à lire avant de vous lancer dans diatribes à rallonge que presque personne ne lira. Je ne connais pas votre vie, mais à la lecture de votre commentaire permettez moi de m’interroger sur votre état mental…
          J’ai dit qu’il était descendant de la monarchie, pas du roi !

             2 likes

  2. Rukundo dit :

    Le Rwanda n’est pas le seul pays au monde à avoir « changer les dates ». L’Afrique du Sud a fait de même en 1994, sa fête nationale est le 27 avril jour des premières élections démocratiques. Le 6 Avril (Fonder’s day) , le 31 Mai (jour de l’indépendance) et le 10 octobre (Kruger’s day) ne font plus partie des fêtes nationales. Les Sud Africains ne fêtent plus l’indépendance, depuis 1994

       2 likes

  3. Laurent dit :

    Bien on va dire qu’ à chaque changement de régime, il y au ra changement, de date de célébration, d’Hymne, de drapeau, de noms,…etc

    Une véritable crise d’identité. Entre temps on va toujours dire que c’est la faute au Muzungu, et pas à nous-meme. Drole de vision des choses

    Laurent Gahugu

       2 likes

  4. highlanderlandu dit :

    Kagamé is future,

    Et aujourd’hui, peut-on dire que le Rwanda est vraiment indépendant?

       3 likes

  5. eric mugabo dit :

    Tout ça c’est parce qu’il n’y a pas de franc dialogue, même au sein du parlement… Une sorte de pensée unique prime et gouverne avec une main invisible les esprits des rwandais. C’est ça l’origine de la confusion, de la peur et du malaise. la contradiction, quoi que véridique, est un crime, et les punitions ne manquent pas: perte de travail, humiliation, diffamation… Alors pour preserver son poste, parfois on préfère se taire, même si on ignore pas les consequences néfastes d’une telle ou telle decision…

       0 likes

  6. kolomabele dit :

    Au Zaïre de Mobutu, on célèbrait le 24 novembre, date de prise de pouvoir par le dictateur. Le 30 juin, jour de l’indépendance était à peine évoquée. Le 14 octobre, la date de l’anniversaire du Maréchal, le 27 octobre, date de changement du nom du pays(RDC rebaptisé Zaïre),le 20 mai, jour anniversaire du MPR, le parti unique, étaient fériés.
    Après la chute de Mobutu, qui, au Congo, se souvient encore de ces jours?
    Il en sera ainsi au Rwanda après le départ de Paul Kagamé.
    C’est le Rwanda qui est éternel, pas Popol.

       0 likes

  7. Marie Umukunzi dit :

    @Laurent et Eric Mugabo : Je suis tout à fait d’accord avec vous car si à chaque fois qu’il y’aura une alternance politique on décide d’effacer les dates nationales, les symboles, l’hymne et de gommer les institutions; c’est l’éternel recommencement de l’instabilité politico-social et ça ne permet pas de construire véritablement une nation unie dotée d’une identité forte .
    @ Rukundo: Merci pour lé référence SUD AFRICAINE; je tiens également à préciser qu’en Afrique du sud pendant la transition il y’avait deux hymnes nationaux qui coexistaient. Les Blancs acceptant l’hymne des Noirs et les noirs acceptant de conserver celui des Blancs pour manifester la réconciliation. Par conséquent aujourd’hui L’hymne national sud africain est composé de quatre strophes. Les deux premières reprennent les paroles de Nkosi Sikeli Afrika, le chant de l’ANC et les suivantes sont extraites de Die Stem (l’ancien hymne national) interprétées en afrikaans et en anglais. Donc si on en revient au cas rwandais en comparaison au cas sud africain que vous citez; c’est la manière et les objectifs poursuivis par le bouleversement des symboles qui s’avère problématique. Si le changement des symboles au Rwanda avait été effectué comme ce fut le cas en Afrique du Sud; pensez vous qu’on aboutirait aux contradictions d’aujourd’hui ?

       0 likes

  8. jean kageyo dit :

    En fait le 04 JUILLET est la date qu’il faut cebrer, car, a cette date tous les Rwandais sont liberes, de la joue d’une dictature sanguinaire ayant abouti a un GENOCIDE horible qui emporte 1 Million des personnes; d’un regime divisionniste qui coupe la population entre les ressortissants du Nord jouissant de tous les avantages et ceux du Sud soumis a des quotas dans tous les secteurs (Education, fonction publique, Armee) de meme que les Tutsis minoritaires, marginalises dans tous les aspects de la vie nationale, prives de tous les droits elementaires dans le pays de leurs ancetres.
    Rappelez-vous que le 1er JUILLET 1962, ce n’est pas une INDEPENDANCE du peuple Rwandais vis-a-vis du Colonisateur, mais une domination d’une partie des Rwandais dit « RUBANDA NYAMWINSHI » sur une autre partie egalement des Rwandais, avec la benediction du colonisateur belge.

       1 likes

    • Marie Umukunzi dit :

      En rebondissant sur ce que vous dites, pensez vous vraiment que le citoyen rwandais de base qui n’appartient ni à l’élite politico-militaire, ni à l’élite économique se sent vraiment libre aujourd’hui , libre de ses choix et libre de décider de son avenir . N’avez vous pas l’impression qu’aujourd’hui comme hier c’est toujours la même chanson qui est chantée par les élites au sein de la société rwandaise actuelle; la seule différence est que ce sont les chanteurs qui ont seulement changé.

         1 likes

  9. RASEC dit :

    Kagame is future, j’ai clairement dit que vous méconnaissez l’histoire du notre pays. Vous dites vous-même « J’ai dit qu’il était descendant de la monarchie ». Or, la monarchie est un régime politique dans lequel le chef de l’Etat est un monarque c’est-à-dire un chef d’Etat unipersonnel et héréditaire qui peut être roi; empereur ou prince. La monarchie pouvant être absolue comme ce fut le cas dans notre pays, constitutionnelle ou limitée. Si vous comprenez et savez ce que vous avez écrit, pouvez-vous éclairer les lecteurs de Jambo News comment Kagame, personne physique, citoyen rwandais comme des millions d’autres et président autoproclamé de la République Rwandaise est descendant d’un régime politique tyrannique au surplus et comment le sang de celui-ci coule dans ses veines?

    Vous dites »Paul Kagame est un descendant de la monarchie qui a bâtit le Rwanda à travers les siècles, la soeur de sa mère était la dernière reine du pays, il a donc de par son sang une parfaite légitimité ».
    Au regard de vos dires, c’est en raison de ses liens avec la dernière reine Gicanda que Kagame est descendant de la monorchie.
    Mon cher Monsieur, la monarchie ne construit pas un pays. Celui-ci est construit par ses fils et filles via leurs dirigeants. Par ailleurs, si vous avez des prolégomène en histoire de notre pays, vous êtes censé savoir que le Rwandais a été construit par ses enfants et nullement par « Abaturutse Ahandi » qui ont été culturellement intégrés par la majorité avant qu’ils ne prennent le pouvoir par le jeu de trahison et autres méfaits en tous genres à l’endroit de ceux qui les ont faits.
    Vos affirmations sont absconses et erronées de sorte que je ne puis y apporter quelques rectifications ou compléments. Vous utillisez les termes sans connaître exactement leurs significations

       2 likes

Laissez un commentaire