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La RDC « fête » le livre…

Publié : le 1 décembre 2013 à 21:55 | Par | Catégorie: Actualité

C’était une première. Ce qui en fait un évènement unique. La RDC a organisé sa toute première fête du livre du 06 au 10 novembre dernier. Un évènement qui a prouvé que le Congo n’est pas qu’une terre de rumba, de danseurs ou artistes de tout genre mais, qu’il est aussi une terre d’écrivains.

adiffuseLa culture congolaisene se résume pas à la musique. Loin de là…

La RDC détient le record des maisons d’édition au sud du Sahara.Il était donc plus que temps de rendre hommage à l’écriture congolaise. Verdict : tous les observateurs sont  unanimes. Cette première édition du livre a été une réussite et surtout une grande découverte pour un certain public congolais assoiffé de littérature.

Plusieurs auteurs congolais ont été conviés à cette fête notamment Marie-Louise Bibish Mumbu, In Koli Jean Bofane, Yoka Lye Mudaba, Isidore Ndayiwel e Nziem, Patrick Mudekereza, Dick Esale, Séraphin Kajibwami, David-Minor Ilunga et Jocelyne Kajangu, et bien d’autres. Des auteurs  internationaux, dont les récits parlentdu Congo, étaient également présents parmi lesquels le Belge Lieve Joris (« mon oncle au Congo »), Jean-Philippe Stassen auteur de bandes dessinées se déroulant au Rwanda et au Kivu (« Déogratias ») l’écrivain français Jean Rolin (« la tentation de la durite », « Ormuz »)

L’initiative est née de quelques professeurs du Lycée Français René Descartes à Kinshasa. L’édition a démarré le 06 novembre à la bibliothèque de la Délégation Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, avant de s’étendre sur différents  sites de la capitale dont la Halle de la Gombe, l’Espace Bilembo, l’Académie des Beaux-Arts, l’espace Sadi, le lycée français René Descartes et le lycée belge Prince de Liège.

Kathryn Brahy, Déléguée générale du centre Wallonie-Bruxelles a rappelé que son institution sera toujours mobilisée pour la cause du livre et trouve en cette fête l’occasion de booster l’industrie du livre en RDC.

Première du genre, cette fête du livre doit, à l’avenir, bénéficier d’un soutien bien plus actif de la part des autorités congolaises. Aussi, l’on a pudéplorer l’absence des vendeurs de rue, qui ont toute leur place dans ce type d’évènements. Dans un pays où les librairies n’ont pas forcément pignon sur rue, ces vendeurs ambulants restent une précieuse alternative. Le rendez-vous de l’année prochaine nous en dira beaucoup plus.

 

Cynthia Bashizi

Jambonews.net

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4 Commentaires à “La RDC « fête » le livre…”

  1. Vindu Muka dit :

    « Une terre de rumba, des danseurs ou artistes de tout genre mais qu’il est aussi une terre d’écrivains ». J’ose espérer que toute cette énumération n’a rien de péjoratif car tout cela s’appelle tout simplement de la culture. La Jamaïque est connue dans le monde grâce en partie par le reggae, les Etats-Unis par le jazz et ils en sont fiers. Si vous êtes congolais, soyez fiers d’être également connus grâce à vos qualités artistiques mais, pas que.

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    • Cynthia bashizi dit :

      Vous avez bien compris. La musique congolaise est pour les congolais ce que les frites sont pour les belges et je suis très fière de ça. Donc rien de péjoratif mais juste rappeler que la culture congolaise ne se milite pas à ça et qu’elle est plurielle.Le gouvernement congolais octroie généralement des subsides aux artistes musiciens uniquement alors que des talentueux artistes dans divers domaines sont des laissés pour compte c’est les cas de peintres, écrivains etc…Il y a plusieurs festival de musique par an au Congo mais c’était la toute première fois de fêter le livre…

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      • VINDU MUKA dit :

        @Cynthia Bashizi
        « Vous avez bien compris. La musique congolaise est pour les congolais ce que les frites sont pour les belges et je suis très fière de ça ». Dont acte!

        Tout chacun a le droit d’être dans la dépréciation de son identité ou de son être intime, cela s’appelle la liberté. Mais, souffrez que d’autres voix puissent en penser le contraire et récuser certaines formes d’à priori antinomiques qui établiraient des échelles de valeur assez gauches entre certains pans de ce sublime univers qu’est la culture. Il n’existe pas, selon moi, des cultures mineures ou des cultures majeures, d’art mineur ou d’art majeur. Il n’y a aucune antinomie entre le livre et la musique, la musique est rythme, la lecture l’est aussi, la danse est rythme, le livre l’est aussi, la musique est culture, le livre aussi. Il n’y existe que de passerelles entre tous ces mondes qui ne forment qu’un tout dans lequel toute âme éclairée trouvera son bonheur.

        Les gens comme Yoka Lye Mondaba, Isidore Ndaywel, Alain Mabanckou, Senghor, Vince Lombume Kalimasi, Césaire, Birago Diop etc…, n’auraient aucune aigreur lorsque l’on parlerait de la rumba, du ballet Koteba, du candombé, du tango ou de la samba, c’est, en effet, le même monde.

        Ecoute plus souvent
        Les Choses que les Etres
        La Voix du Feu s’entend,
        Entends la Voix de l’Eau.
        Ecoute dans le Vent Le Buisson en sanglots :
        C’est le Souffle des ancêtres

        Birago Diop
        http://neveu01.chez-alice.fr/birasouf.htm

        Tabu Ley (Karibu ya Bintou)
        Si vous comprenez le lingala, merci de traduire cette rumba en français.
        http://www.youtube.com/watch?v=N1JYnQVwHSw°

        Mais, il faut rendre à Césaire ce qui appartient à Césaire

        Coupe, coupe la musique… écoutes ça :

        « Il y a des volcans qui se meurent,

        Il y a des volcans qui demeurent,

        Il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent,

        Il y a des volcans fous,

        Il y a des volcans ivres à la dérive,
        Il y a des volcans qui vivent en meute et patrouille,
        Il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps, véritable chiens de la mer,
        Il y a des volcans qui se voilent la face, toujours dans les nuages,
        Il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués dont on peut palpés la poche galactique
        Il y a des volcans pieux, qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus,
        Il y a des volcans vigilants, des volcans qui aboies montant la garde au seuil du Kraal du peuple endormis,
        Il y a des volcans fantasques, qui apparaissent et disparaissent, ce sont jeux lémuriens,
        Il ne faut pas oublier, ceux qui ne sont pas des moindres, les volcans qu’aucune dorsales n’a jamais repérés
        Et dont, la nuit les rancunes se construise
        Il y a des volcans, dont l’embouchure, est à la mesure exacte de l’antique déchirure,
        Aimé Césaire »

        Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-ABD-AL-MALIK,CESAIRE-BRAZZAVILLE-VIA-OUJDA,104721964.html

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      • LTMD dit :

        A Cinthya Bashizi,

        A vous lire, suite à l’interpellation de l’internaute Vindu Muka, je crois, sans polémiquer, que vous n’avez pas compris le sens de son intervention car, vous lui répétez à l’identique ce pour lequel il ne serait pas favorable à l’approche liminaire de votre article.

        « La musique congolaise est pour les congolais ce que les frites sont pour les belges et je suis très fière de ça ».

        Aborder de cette façon, votre article a complètement raté son cible car il rejoint la poubelle des idées reçues que des idiots nous balancent sur notre culture dans les troquets à bière de la Chaussée d’Ixelles ou d’Anvers où trônent des nostalgiques anciens du Congo-Belge et Rwanda-Urundi ou quelques uns des imposteurs qui, pour se faire valoir auprès d’un auditoire attardé ou attiser leur mépris de notre peuple utilisent des termes tels que « BMW »(beer-music-wives) . Si vous faites vôtre ce genre d’à priori qui vous infantilisent plus qu’ils ne vous libèrent des carcans coloniaux réduisant notre culture à un folklore pour sauvages attardés et que vous vous en contentez, alors c’est très grave et que, ce cher Vindu Muka a raison de vous le rappeler.

        Je vis à Paris et, je me permets de vous indiquer qu’un écrivain tel que Alain Mabanckou lie le livre à la musique avec un sublime projet appelé « BLACK BAZAR » dans lequel tous les genres musicaux congolais rejoignent le rythme et la cadence de ses bouquins. Le titre du livre à succès d’Alain Mabanckou, « Verre Cassé » ainsi que la pièce de théâtre tiré du ce livre, souvent jouée à Bruxelles, est d’une rumba à succès de Simarro Lutumba appelé « Verre Cassé ». L’ambassadeur de la RDC en Belgique, qui est un écrivain, ne cesse d’organiser dans les locaux de la représentation de notre pays en Belgique différents évènements culturels au cours desquels des livres et des écrivains congolais sont présentés au public. (Voir Odile Wanuke et plein d’autres).

        Comme vous semblez vivre à Bruxelles, donnez-vous la peine d’aller interroger des musiciens comme Dizzy Mandjeku ou poser la problématique que vous semblez maladroitement aborder à l’ambassadeur Mova (qui est écrivain et musicien) ou à Barly Baruti (musicien et dessinateur des BD) et faites-en un autre article, vous verrez comment cette question sera développée.

        Si vous avez l’occasion de passer par Paris, je vous ferai le plaisir de vous amener dans l’univers de Black Bazar ou de rencontrer des artistes tels que Ray Lema, Rido Bayonne et tant d’autres, avec lesquels ce sujet pourra être développé plus sérieusement.

        Rien n’est perdu.

        Fraternellement, DLTM

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