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Victoire Ingabire: 4 ans de captivité au Rwanda, le RIFDP continue sa mobilisation

Publié : le 9 octobre 2014 à 23:33 | Par | Catégorie: Actualité

Le 16 janvier 2010, Victoire Ingabire Umuhoza, laissait derrière elle tout ce qui lui est le plus cher au monde, son mari, ses enfants, son travail, pour s’engager dans la lutte contre l’oppression, la division et la pensée unique au Rwanda. Quatre ans après le début de sa détention, le Réseau international des femmes pour la Démocratie et la Paix (RifDP) en collaboration avec la Fondation Victoire pour la Paix (FVP) continuent à se mobiliser et organisent, ce samedi 11 octobre un walking diner pour soutenir son combat.

image1Dès son arrivée au Rwanda, elle prononça un discours pointu dans lequel elle rendit hommage aux victimes du génocide des Tutsi de 1994 tout en soulignant que tous ceux qui se sont rendus coupables de ce génocide devaient être arrêtés et traduits en justice.

Elle ajouta qu’il ne fallait pas perdre de vue les nombreuses victimes Hutu qui ont péries dans les crimes contre l’humanité qui ont été commis par le FPR avant et après sa prise du pouvoir. Elle enchérit en précisant que les responsables de ces crimes devaient, eux aussi, être poursuivis et répondre de leurs actes.

Tel est pour elle le gage du début d’une vraie réconciliation nationale au Rwanda. Un préalable,  pour un rétablissement d’un état de droit en vue d’une paix durable dans la sous-région.

Le discours de Victoire Ingabire Umuhoza ne plut pas aux tenants du pouvoir à Kigali et ses détracteurs vont s’atteler à fabriquer contre elle des accusations de tout genre ainsi que de faux témoins à charge taillés sur mesure afin de pouvoir l’incriminer. Ce qui devait arriver arriva. Elle fut arrêtée en avril 2010. Après un simulacre de procès, elle est condamnée injustement à 8 ans de prison en première instance en octobre de la même année.

En décembre 2013 en appel, sa peine fut alourdie et elle fut condamnée à 15 ans de prison.

Victoire Ingabire

Victoire Ingabire

Le 26 septembre dernier, son mari Lin Muyizere resté aux Pays-Bas dont il a acquis la nationalité, recevait  une lettre du Service néerlandais de l’immigration (IND) dans laquelle il a été accusé de génocide. Pour Jan Hofdijk, avocat de Lin Muyizere, le service néerlandais de l’immigration « croit aux mensonges du Rwanda » et à en croire une enquête menée par la journaliste  Anneke Verbraeken, la préparation des dossiers de l’IND est contestable et inquiétante.

Estimant que la conviction de Victoire Ingabire, sa détermination et son courage sans nul pareil ne doivent être brisés en plein vol, le Réseau international des femmes pour la Démocratie et la Paix (RifDP) se mobilise depuis plusieurs années et mène des actions pour soutenir Victoire Ingabire.

Ce samedi 11 octobre 2014 à Bruxelles, en collaboration avec la Fondation Victoire pour la Paix (FVP), le RifDP organise  un Walking diner pour  récolter des fonds destinés à soutenir le combat pacifique de Victoire Ingabire Umuhoza. Ces associations invitent « tous ceux qui soutiennent le combat de cette icône de la lutte non violente, ceux qui ont soif du droit à la mémoire de toutes les victimes du génocide et des crimes contre l’humanité commis au Rwanda, ceux qui ont soif d’une ouverture démocratique ainsi qu’une justice équitable du Rwanda à soutenir cet élan de solidarité ».

 

Emmanuel Hakuzwimana

Jambonews.net

 

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2 Commentaires à “Victoire Ingabire: 4 ans de captivité au Rwanda, le RIFDP continue sa mobilisation”

  1. RASEC dit :

    Les excroissances du FPR opérant pour le compte du régime rwandais en France sont, comme leurs maîtres, devenus des experts en diffusion de divagations et mensonges.
    Aucun Rwandais digne de ce nom ne peut nier les massacres à grande échelle qui ont été commis contre les Tutsi consécutivement à la guerre déclenchée par les dirigeants du FPR contre le Rwanda, les massacres de masse contre des Hutu et l’assassinat du président d’alors en fonction, Général Major Habyalimana. De même, les massacres à grande échelle contre des Hutu de tous âges et conditions avant et après avril 1994 ne peuvent être niés par un Rwandais qui a une âme.
    Toute hiérarchisation des victimes rwandaises en raison de leur appartenance ethnique doit être condamnée avec force. Il en est de même de la négation des massacres à grande échelle contre les Hutu, femmes, enfants et hommes de tous âges et conditions, peu importe leur qualification non pas pour ce qu’ils ont fait mais pour ce qu’ils sont.
    La singularité des dirigeants d’IBUKA France en l’occurrence Kabanda Marcel, Président, excroissance du FPR opérant en France est qu’ils ont acquis une haute expertise dans l’ignomnie, le cynisme, la négation de l’évidence et la malhonnêteté intellectuelle caractérisée. Dans la lettre ci-après, Monsieur Kabanda Marcel, président d’Ibuka France, soutient que seuls les Tutsi ont été victimes des massacres qualifiés de « génocide des Tutsi » par le TPIR et nullement par le Conseil de Sécurité de l’ONU ou communauté internationale comme en témoignent la résolution 955 du conseil de sécurité et le statut institutif de ce même TPIR. Pour lui, les massacres contre des millions de Hutu n’ont jamais existé. Il ne les évoque nulle part dans la lettre adressée au Président Hollande, lettre truffée de mensonges et de contradictions flagrantes. Il gomme littéralement les causes intrinsèques des massacres qui ont été commis dans notre pays. Il est présenté comme historien.Or, un historien digne de ce nom ne nie jamais les faits dont la véracité est de notoriété publique. Son appartenance au FPR et sa qualité de chantre du régime tutsi rwandais ont visiblement altéré gravement sa rigidité intellectuelle attendue chez toute personne qui se dit historien. La question posée est de savoir s’il est effectivement historien comme il le dit lui-même dans ses divers écrits? Dans l’affirmative, au regard de ses affirmations qui ne sont que des galimatias amphigouriques au surplus, en quoi et comment est-il effectivement historien?
    Par ailleurs, historien qu’il se dit, Kabanda Marcel n’a visiblement pas lu le fameux Rapport dit Mucyo dont vous trouverez les extraits ci-dessous.Ce rapport dont le Véritable auteur n’est autre que Kagame est sans équivoque quant aux méfaits des soldats de l’armée du FPR dont le commandant en chef n’était et n’est autre que celui-ci, président du Rwanda, patron de Kabanda.
    Il précise que les Tutsi, regroupés au sein d’une organisation politico-militaire appelée FPR, ont déclenché la guerre contre leur pays pour prendre le pouvoir par la force, que des milliers de Tutsi de l’intérieur du Rwanda ont quitté les écoles, universités et leur travail pour s’enrôler massivement dans l’armée du FPR contre leur pays et leurs voins et amis Hutu, que par conséquent, ils ont participé aux massacres de masse contre les Hutu, indistinctement d’âge et de sexe. Dans la lettre adressée au Président Français, Kabanda Marcel n’évoque pas les méfaits de certains Tutsi contre les Hutu, majoritairement les paysans.
    Pour lui, les Tutsi étaient légitimement fondés à déclencher une guerre destructrice contre leur pays et voisins Hutu, à massacrer massivement les dirigeants Hutu et assassiner le président Habyalimana qui, pourtant avait tout donné à ces mêmes Tutsi et accepté l’inacceptable. Mais par contre, pour lui, la réaction inévitalbe et prévisible des Hutu contre les Tutsi même les pauvres innocents en raison des crimes ci-dessus évoqués constitue un crime de « génocide contre les Tutsi « et la France doit construire sur son sol un monument pour les victimes Tutsi.Ce qui est frappant et pitoyable, ce même Kabanda semble ignorer que sur ordre de Kagame, les soldats tutsi du FPR, parti-Etat,dont il est porte parole en France ont assassiné effroyablement six citoyens français qui ont laissé des veuves et orphelins.Je rappelle que parmi ces victimes, il y avait une jeune femme dénommée Gilda Didot, née Glana. Les bouchers du FPR l’ont éventrée avant de la découper en morceaux comme les deux gendarmes français Réné Maïer et Alain Didot au seul motif qu’ils étaient français. Il a le culot de demander aux familles de ces victimes de construire un monument pour les victimes Tutsi. La notion de ridicule est pour lui dépourvue de sens.
    Les lecteurs de Jambo News qui nous permet de nous exprimer constateraient que Kabanda Marcel, Membre notoire du FPR et porte parole du régime Kagame en France dit à plusieurs reprises le mot « Tutsi ».Or, dans notre pays, évoquer ce mot verbalement et/ou expressément constitue un crime de négationnisme du « génocide des Tutsi » et conséquemment lourdemment sanctionné.
    La présidente des FDU a écopé plusieurs années de prison pour avoir évoqué à bon droit ce mot et par conséquent pour avoir commis ce crime. Force de constater que pour les mêmes faits, les membres du FPR tel que Kabanda Marcel restent impunis.
    Il s’ensuit que la loi relative à ce crime ne concerne que les Hutu et les Tutsi de second rang c’est-à-dire les Tutsi qui ont condamné les méfaits de Kagame et les siens d’une part et reconnaissent le génocide caractérisé contre des millions de Hutu d’autre part.Il y en a ici au Rwanda même s’ils ne se montrent pas publiquement.

    1- Lettre ouverte au Président de la République, François Hollande

    Monsieur le Président,

    Dans un an, en avril 2014, nous marquerons le vingtième anniversaire du génocide des Tutsi au Rwanda. Cet immense événement de la fin du XXe siècle au cours duquel périrent plus d’un million de personnes pour le simple fait d’être nées Tutsi, s’est déroulé sous le regard passif de la communauté internationale, alors même que cette dernière se drapait dans les incantations du « plus jamais ça ». Au Rwanda, en ce printemps de 1994, les tueurs se sont appliqués à détruire les fondements culturels et moraux de toute une société, assassinant leurs coreligionnaires dans les églises, les maternités et les écoles ; allant jusqu’à traquer les membres de leur propre famille quand ces derniers étaient réputés s’inscrire dans une ascendance Tutsi.

    De tels massacres répondaient bien à une logique d’extermination fondée sur une idéologie raciste, qui n’avait rien d’exotique. Contrairement aux clichés répandus à l’époque – et dont certains se font encore les échos aujourd’hui – il s’agissait d’un projet politique conçu, promu et mis en œuvre par l’élite intellectuelle du pays, formée dans les universités occidentales les plus prestigieuses. Un projet qui a donné toute la mesure de son aboutissement : en juillet 1994, le Rwanda est un charnier à ciel ouvert.

    Vingt ans après, le temps du génocide n’a pas refermé son ultime parenthèse pour les survivants : tous vivent un deuil interminable. Si certains ont pu enterrer les leurs dignement après avoir extirpé leurs corps des lieux infamants où les tueurs les avaient jetés, beaucoup d’autres en revanche, ne sont toujours pas parvenus à réaliser ce rituel funéraire si important. Aujourd’hui au Rwanda les mémoriaux parsemant les collines et les quartiers viennent réinscrire la présence des disparus dans l’espace, contre l’effacement voulu par les bourreaux. La destruction radicale de toute trace d’existence marque la singularité d’un génocide : les victimes devaient disparaître du temps et de l’espace. C’est pourquoi, ériger des mémoriaux incarne une forme de résistance à cette utopie exterminatrice.

    Cette lutte contre l’effacement ne doit pas demeurer cantonnée au Rwanda, ce crime étant dans son essence universel. En Belgique, en Grande Bretagne, et dans bien d’autres pays, des monuments commémoratifs ont vu le jour, ces sociétés s’étant ainsi appropriées la mémoire de cet événement. En France, plus qu’ailleurs, l’édification d’un tel monument revêtirait une dimension symbolique particulièrement forte dans la mesure où s’expriment dans notre pays, en parfaite bonne conscience, des discours de négation qui portent atteinte à la mémoire des victimes.

    Depuis plusieurs années, les survivants se mobilisent afin de voir ériger un monument au cœur de la capitale française, Paris. Nos efforts sont demeurés vains face à l’absence de soutien manifestée par les pouvoirs publics.

    Monsieur le Président, une année nous sépare d’avril 2014 : aurons-nous alors un monument à Paris où commémorer nos morts dans la solidarité de la nation française ?

    Un appui de votre part viendrait concrétiser l’engagement que vous avez pris auprès d’Ibuka-France en juillet 2011 au Champ de Mars, lorsque vous vous étiez personnellement prononcés en faveur de l’édification d’un lieu en mémoire des victimes du génocide des Tutsi en signant notre pétition en ce sens.

    Ibuka France

    Soutenu par :

    L’Union des Etudiants Juifs de France

    SOS Racisme

    2- Résolution 955 du Conseil de Sécurité de l’ONU ou communauté internationale

    RÉSOLUTION 955 1994) Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 3453séance, le 8 novembre 1994
    Le Conseil de sécurité,
    Réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur la situation au Rwanda,
    Ayant examiné les rapports que le Secrétaire général lui a présentés conformément au paragraphe 3 de sa résolution 935 (1994) du 1er juillet 1994 (S/1994/879 et S/1994/906), et ayant pris acte des rapports du Rapporteur spécial pour le Rwanda de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies (S/1994/1157, annexe I et annexe II),
    Saluant le travail accompli par la Commission d’experts créée en vertu de sa résolution 935 (1994), en particulier son rapport préliminaire sur les violations du droit international humanitaire au Rwanda que le Secrétaire général lui a transmis dans sa lettre du 1er octobre 1994 (S/1994/1125),
    Se déclarant de nouveau gravement alarmé par les informations selon lesquelles des actes de génocide et d’autres violations flagrantes, généralisées et systématiques du droit international humanitaire ont été commises au Rwanda,
    Constatant que cette situation continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité internationales,
    Résolu à mettre fin à de tels crimes et à prendre des mesures efficaces pour que les personnes qui en sont responsables soient traduites en justice.
    3- Rapport Kagame dit Mucyo contre la France : attaques armées du FPR contre le Rwanda pour prendre le pouvoir et l’exercer sans partage.
    Rapport MUCYO / Contexte de la guerre d’octobre 1990 1.3.1paragraphe 3

    Le 1er octobre 1990, le FPR lance depuis l’Ouganda une attaque d’envergure contre les FAR, déclenchant la lutte armée. Selon les déclarations du FPR, cette lutte a pour but d’instaurer un Etat de droit au Rwanda, de mettre fin à la politique de discrimination ethnique et régionale institutionnalisée et de permettre le retour des réfugiés éparpillés dans la région des grands lacs et dans le monde, certains depuis trente cinq ans. Cette attaque est l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation des communautés réfugiées de part le monde depuis le milieu des années 1980, que ce soit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Sénégal, en Suisse, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs. Les communautés des réfugiés rwandais s’organisent et commencent à articuler une plate forme revendicative fondée sur la fin de la politique de discrimination ethnique et régionale et leur droit au retour. Deux courants apparaissent : l’un, radical, pense que le régime idéologique de la suprématie hutu n’est pas auto réformable et qu’il faut donc le combattre politiquement et militairement ; l’autre, collaborationniste, prône le dialogue et la recherche d’un arrangement de type humanitaire. Cinq évènements poussent à l’accélération du processus de mobilisation et de radicalisation des communautés réfugiées.

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  2. higiro dit :

    le jénocide des rwandais en géneral, car fpr avais tué beaucoup des rwandais enfants, jeanne, papa, maman, ex. kibehu, au sud kivu dans camps, c’esw fois 6 de tutsi tué au rwanda.

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