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Rwanda : la société civile et les partis politiques disent non au changement de la constitution

Publié : le 18 décembre 2015 à 13:15 | Par | Catégorie: A la une, Actualité

Dans un communiqué publié ce 17 décembre, les organisations de la société civile et des partis politiques opposés au changement de la constitution au Rwanda, dénoncent une fois de plus, « les manœuvres fantaisistes » du régime de Kigali, visant à changer la constitution du pays dans le but de maintenir le dictateur Paul Kagame au pouvoir. 

2015 Rwanda referendumCe communiqué signé par plusieurs partis politiques de l’opposition  et plusieurs associations de la société civile rwandaise, souligne les manœuvres en cours au Rwanda, manœuvres qui en sont à la dernière étape avec le référendum de ces 17 et 18 décembre. Selon les signataires du communiqué, ces actions  ne traduisent en rien la volonté du peuple rwandais, mais au contraire elles visent à tromper les bailleurs de fonds et la communauté internationale en général.

Démontrant par ce communiqué le visage d’un front uni, les opposants au changement de la constitution rappellent que le peuple rwandais vit dans la terreur  totale, dans un pays où l’espace politique est verrouillé, avec l’absence de  liberté d’expression ou d’association, et interpellent les bailleurs de fonds à prendre conscience du caractère répressif du régime de Paul Kagame qui maintient la population dans la peur et la servitude.

La société civile et les partis politiques invitent tous les acteurs sociaux et politiques à unir leurs forces, afin de freiner les dérives autoritaires du régime de Kigali, et restituer le pouvoir au peuple.

>> Communiqué de presse contre la modification de la constitution rwandaise <<

 

Jean Mitari

Jambonews.net

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4 Commentaires à “Rwanda : la société civile et les partis politiques disent non au changement de la constitution”

  1. CESAR dit :

    Les actions de Louis Michel, la voix des Tutsi burundais et de Kagame au Parlement Européen contre Nkurunziza commencent à produire les effets.
    C’est la victime qui est vilipendée par les ignorants ou ceux qui ont décidé d’avoir la tête du président burundais. La décision de l’UE est invraissemblable voire inique. En effet, il est notoire que c’est Kagame qui est le mal qui ronge notre région et particulièrement le Burundi. Les bandes armées sont formées par les soldats rwandais sur décision de Kagame au vu et au su des Rwandais. Ce sont ces bandes armées, les soldats rwandais et les membres de la police politique ou escadrons de la mort majoritairement burundais, de nationalité rwandaise et ex-soldats de l’armée burundaise qui ont déserté pour s’enrôler dans l’armée de Kagame qui sèment la mort et la terreur à Bujumbura. Les enquêtes menées par l’ONG américaine HRW ont confirmé les faits que j’ai maintes fois évoqués.
    En réalité, au regard des faits, il ne s’agit pas d’histoire de troisième mandat de Nkurunziza qui est en jeu mais l’intéressé lui-même. Sa tête est mise à prix, après l’échec cuisant du coup d’Etat de Kagame au Burundi. Pour cela, ces gens sans moralité aucune commencent à parler de génocide des Tutsi, exactement comme ils l’ont fait contre Habyalimana, le tout aux fins de diaboliser le président burundais conséquemment décrédibiliser toutes ses actions à tous les égards. L e monde entier a entendu Adama Dieng, Conseiller spécial de Monsieur Ban pour la prévention du génocide, parler pitoyablement et minablement de génocide, entendons par-là, génocide des Tutsi burundais dont Kagame est devenu protecteur en chef sur leur demande. Génocide est un mot qui sonne fort. Les autorités burundaises doivent condamner énergiquement ce genre de divagations, colportées par les gens comme Dieng dont le monde connaît ses méfaits au TPIR et qui, par magouille, a atterri à l’ONU.
    De même l’Union africaine vient de voter ce vendredi 18 décembre le principe d’un envoi de troupes africaines au Burundi, au lieu de sommer Kagame à respecter la Charte de l’Union Africaine, il décide de gaspiller des millions de dollars par l’envoie soldats alors que Madame Zuma connaît la vérité. Une question se pose : à quoi sert l’UA ? A quoi sert sa présidente ? Elle est payée pour faire quoi ?
    Pour mettre en échec les agissements de Louis Michel, quelques actions peuvent être entreprises.
    Première action: il faut procéder au rapatriement des milliers de familles burundaises manipulées par les sans honneur et moralité qui croupissent dans des conditions infra-animales dans notre pays. Les parents prennent en otage leurs enfants. Ils les privent l’école et préparent donc une vie sombre pour leurs progénitures. Ils n’ont aucun sens de responsabilité. Il faut donc les responsabiliser.
    Les enfants de ceux qui les manipulent sont dans de bonnes écoles des pays occidentaux, en RDC et ailleurs, alors que les leurs sont envoyés à la mort, errent comme des chiens sans maître dans les camps de concentration ici au Rwanda en l’occurrence. Le fait d’être Tutsi en sus de la manipulation ci-dessus mentionnée a altéré gravement leur sens de responsabilité de sorte que l’avenir de leurs enfants est un mot dépourvu de sens.
    Second acte, mettre Kagame sur le banc des accusés et en parler haut et fort, le tout avec l’appui des médias patriotes.
    Troisième acte: communiquer au public les résultats d’enquête sur les cadavres du lac Rweru et demander à la Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU d’enquêter comme il l’a fait sur les victimes soi-disant tutsi burundais.
    Enfin, exiger que l’ONU enquête sur ‘assassinat de Ntaryamira Cyprien et colporter à grande échelle l’action pour que le monde entier soit informé des méfaits et du jeu des maîtres du monde, pourtant prédicateur de la démocratie et du respect des droits de l’homme.
    Toutes ces actions doivent être menées concomitamment. A défaut, le régime tombera comme un château de carte et ce sera une question de temps. Il faut prendre au sérieux les menaces de Kagame et de Louis Michel, son ami. L’appui des médis reste manifestement timide et sans effet effectif

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  2. CESAR dit :

    Rwanda : la société civile et les partis politiques disent non au changement de la constitution.

    Le prétendue référendum a eu lieu vendredi le 18 décembre 2015. Il s’agit d’une mise en scène folklorique pitoyable. Il est nul et de nul effet. Est nulle et de nul effet, toute dispostion législative ou réglementaire qui, directement ou indirectement, porte révision de l’article 101 de la constitution rwandaise, laquelle constitution a été adoptée par le Peuple Rwandais et promulguée par Kagame en personne en qualité de président.

    Sur le prétendu référendum d’hier au Rwanda, à mon sens, il ne s’agit pas d’un référendum au sens juridique du terme mais une mise en scène folklorique pitoyable.
    1/ Dans tous les Etats qui ont des constitutions et démocratiques, seule et exclusivement la constitution prévoit les conditions de fond et de forme quant à sa révision.
    En l’espèce, il est mentionné nulle part dans la constitution rwandaise que celle-ci peut être révisée par le jeu des pétitions des Rwandais.
    Par ailleurs, il est limpidement indiqué dans la constitution avant « révision » que le Peuple Rwandais a strictement limité à deux le nombre de mandats du président. Cette constitution a été promulguée par Kagame en sa qualité de Président.
    Enfin, il convient de rappeler que celui-ci est l’auteur de la constitution et qu’il l’a révisée en 2008 pour y intégrer la discrimination exclusivement au bénéfice des rescapés Tutsi. Ce mot étant clairement mentionné dans la loi fondamentale (article 14 de la constitution) via l’assemblée nationale et non pas par les pétitions des Rwandais.
    2/ L’esprit et la lettre de la constitution sont clairs. En limitant à deux le nombre de mandats du président, le Peuple Rwandais et Kagame en personne ont voulu bannir un régime dictatorial et a contrario, mettre le Rwanda sur les rails de la démocratie effective. Lors des travaux préparatoires, l’article 101 a fait l’objet de débats .Une partie des rédacteurs de la constitution voulait limiter à deux le nombre de mandats, une autre voulait un nombre de mandats illimité. C’est Kagame en personne qui a décidé que le nombre de ses mandats doit être limité à deux sans révision possible et ce, quelle que soient les circonstances. Il a maintes fois confirmé sa décision ors des interviews accordés aux médias rwandais et étrangers. Pour prohiber la révision de l’article 101, un autre article à savoir l’article 193 complète l’article celui-ci.
    Il s’ensuit que le Peuple Rwandais, à conditions qu’il sache ce que signifie une pétition , ai lu la constitution et compris la signification et les effets de ses dispositions, ne peut interdire impérativement la révision de l’article 101 et demander ensuite, par le jeu des pétitions, la révision de la même disposition.
    3/ L’article 193 de la constitution interdit à Kagame de réviser la constitution directement ou indirectement. Cette interdiction est d’ordre public. C’est-à-dire que ni le Parlement ni Kagame ni quiconque autre ne peut réviser l’article 101 sous peine de violer la constitution, acte d’une particulière gravité et lourdement sanctionnée par les lois pénales rwandaises pour le président de la République Rwandaise.
    S’il est mentionné que le parlement peut réviser la constitution, s’agissant du nombre de mandats du président, cet article interdit à Kagame d’intervenir dans la révision de la constitution. En claire, le parlement procède à la révision de la constitution par la loi. Mais pour produire ses effets, la loi doit être promulguée par le Président de la République. Or, l’article 193 interdit à Kagame de promulguer la loi portant révision de la constitution. Il s’ensuit que la loi portant révision constitutionnelle est contraire à la constitution. Kagame ne peut promulguer une loi contraire à la constitution. La loi portant révision de la constitution rwandaise qui a été promulguée par Kagame est nulle et de nul effet et corrélativement, le référendum d’hier est nul et de nul effet.
    Que celui qui a une autre position juridique éclaire les lecteurs de Jambo News.
    Il s’agit ici d’opinions objectives. Je n’ignore pas que certains Rwandais souffrent gravement d’un dysfonctionnement intellectuel y compris les juristes comme celui d’hier sur France 24 relativement au débat sur le référendum (débat dans lequel Twagiramungu Faustin est intervenu). Au lieu d’éclairer les étrangers et les Rwandais sur le fond et la forme du problème posé à savoir le bien fondé ou le mal fondé du référendum, il s’est livré à l’apologie du régime et aux mensonges caractérisés devant des millions de téléspectateurs du monde entier. Pour certains, le fait d’être Tutsi et/ou pro-Kagame a altéré gravement leur esprit de jugement et de bon sens élémentaire à tel point que le ridicule et les mensonges sont devenus des valeurs qui gouvernent leur vie. La parfaite illustration est le Burundi qui est intervenu dans le même débat ci-dessus mentionné qui, pourtant, a été présenté par la journaliste comme intellectuel c’est-à-dire une personne douée d’honnêteté irréfutablement intellectuelle et dont les mensonges et les subjectivités sont exclus dans un tel débat. Il est la honte des intellectuels burundais et africains. Il s’est livré minablement aux galimatias amphigouriques au surplus, alors que le bon sens requiert qu’en sa qualité d’intellectuelle, s’il l’est effectivement, il aurait préalablement dû lire la constitution rwandaise, les rapports des ONG et ceux des FMI et Banque Mondiale , les déclarations du Président Obama, sponsor de Kagame ou faire fonctionner le bon sens élémentaire.

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  3. Murekezi dit :

    C’est la vérité à 100/100:

    Lu pour vous:

    La position du Parti Politique Banyarwanda sur le référendum du 18/12/2015 au Rwanda : Avec ce Référendum, la mouvance du FPR d’Abega vient de commettre une grosse faute historique en nommant Kagame Paul comme Président à vie:

    Nous informons les Rwandais et la communauté internationale que le régime politique dirigé par le FPR d’Abega vient de commettre encore une grosse faute politique dans l’histoire du Rwanda en organisant un référendum qui vise à permettre Kagame Paul de diriger jusqu’en 2034.

    Ce référendum est un signal clair envoyé à la communauté internationale que la démocratie réelle n’est pas possible au Rwanda tant que le FPR est au pouvoir. Dans le passé, le FPR a commis une grosse faute politique en exterminant les Hutus (en 1994 et après) comme les interahamwe l’ont fait aux Tutsis en 1994.

    Avec ce référendum du 18/12/2015, le FPR vient de ridiculiser les amis du Rwanda qui soutiennent ce régime parce que le FPR vient de donner la preuve qu’au Rwanda (du FPR d’Abega ) la démocratie n’est pas possible. Quel est le gouvernement sérieux d’un pays démocratique qui va soutenir et financer encore l’Etat Rwandais dirigé par Kagame qui vient de confirmer au monde entier qu’il est le Président de la République à vie?

    De notre part, nous demandons à tous les Rwandais de garder le calme et ne pas tomber dans le désespoir. Il n’y a que le combat politique et pacifique qui va changer les choses au Rwanda. Le FPR d’Abega n’a plus des possibilités de se maintenir au pouvoir. Le changement politique est inévitable au Rwanda.

    Nous rappelons qu’il existe 4 mouvances politiques au Rwanda et dans la diaspora:

    Il y a la mouvance politique basée sur la ligne politique et l’histoire du MRND. Cette mouvance regroupe certains partis politiques comme le FDU Inkingi et autres associations de la société civile.

    Il existe aussi la mouvance politique du FPR qui est constituée par deux groupes à cause de la haine historique et le conflit perpétuel qui existent entre le clan Tutsi de Banyiginya et le Clan Tutsi de Bega depuis le coup d’état de Rucunshu. Une partie de la mouvance du FPR est basée sur l’histoire du Clan d’Abanyiginya et ceux qui acceptent d’être dans cette ligne d’idées politiques. Actuellent cette mouvance d’Abanyiginya est représentée par le parti politique RNC (Rwanda National Congress). Une partie de la mouvance du FPR d’Abega est dirigée par Kagame Paul qui est du clan d’Abega.

    La troisième mouvance politique est constituée par les idées basée sur l’histoire du parti MDR et du Président Kayibanda Grégoire. Cette mouvance est représentée par le parti politique MCR Abasangirangendo.

    La quatrième mouvance politique est basée sur l’Ubunyarwanda sans discrimination. Cette mouvance d’Ubunyarwanda est actuellement représentée par Monsieur Rutayisire Boniface (Responsable) qui est President du Parti Politique Banyarwanda/Banyarwanda Party) et Dr Gasana Anastase (Responsable adjoint) qui est President du Parti MRP Abasangizi. Il s’agit d’une mouvance qui est constitué par les victimes du régime du MRND, du FPR, du MDR et autres. Cette mouvance fait appel à d’autres mouvances politiques à former un gouvernement d’union nationale qui pourra préparer les élections libres et démocratiques au Rwanda.

    Dans le cadre de transmettre le Message à chaque citoyen du monde (ou à un gouvernement, un média et autre) qui n’est pas dans le projet de promouvoir la violence et les génocides entre les Rwandais, je demande à toute personne qui s’adresse aux politiciens Rwandais de respecter l’équilibre de 4 mouvances politiques existantes au Rwanda et dans la diaspora. Tous les Rwandais honnêtes et sérieux affirment sans hésiter que la politique Rwandaise est constituée par ces 4 mouvances basées sur les idées politiques et l’histoire du Rwanda. Jusqu’aujourd’hui, il n’y a aucun politicien Rwandais qui ne se retrouve pas dans ces mouvances. L’espoir du Rwanda est basé sur le partage équitable du pouvoir entre ces 4 mouvances.

    Fait à Bruxelles, le 18/12/2015

    Rutayisire Boniface, President du Parti Politique Banyarwanda/ Banyarwanda Party et Responsable de la mouvance politique de l’Ubunyarwanda sans discrimination et President de l’association des victimes Hutus et Tutsis Tubeho Twese.

    Tel : +32 488 25 03 05 (aussi sur Watsup et viber)

    Email : infotubeho@yahoo.fr (Yahoo.fr)

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    • CESAR dit :

      Kagame a maintes fois dit qu’il repectera la constitution et ce, quelles que soient les circonstances. Lême Kagame est son auteur réel et garant au premier chef quant à son respect.
      Tous les Rwandais ont cru à la parole du Général Kagame car un Général digne de ce nom honore en tout état de cause sa porole. A défaut, l’intéressé n’est plus Général mais général.
      Le constat est que par ses agissements à savoir la violation flagrante de la constitution à savoir sa volonté non encore exprimée de s’autoproclamer président à vie, Kagame a manqué à sa parole et n’est donc plus Général mais général et partant il s’est lui-même discrédité non seulement à l’érgard de tous ceux qui ont cru à sa parole qu’il a donné librement. Par ailleurs, il convient de rappeler qu’il a prêter serment devant des millions de Rwandais avec ses mains sur la constitution. Il a juré de la respecter et a pris Dieu au titre de témoin quant à sa parole. Il a pris Dieu pour temoin, celui-ci est dès lors témoin de son mépris de la parole qu’il a donné librement devant des millions de Rwandais et son créateur. Des questions se posent: a-t-il des conseillers qui sont aptes à lui dire la vérité en face sur les conséquences irréparables de ses agissements? Connait-il des Rwandais? Manifestement pas car si c’était le cas , il n’allait pas préparer la tombe de son régime. Il ignore manifestement que l’on ne méprise pas impunément un Peuple et surtout pas les Rwandais.La singularité des Rwandais comparativement aux autres peuples est les liens croisés et complexes séculaires entre les Rwandais, au Rwanda tout le monde connait qui est qui fait ou a fait quoi de sorte qu’un Rwandais ne peut mentir un autre Rwandais sur ce qu’il est, sur les causes réelles du drame qui a endeuillé notre pays. Kagame est président d’un pays qu’il ne connaît pas. Il est au pouvoir depuis le 4 juillet 1994. Combien de fois est-il allé rencontrer le Peuple ne serait ce que pour s’enquérir de leurs problèmes et de préoccupations? Rares sont les paysans qui l’ont vu en particuliers ceux du Nord du Rwanda. Pour diriger un Peuple qu’il ne connait pas et qui ne l’ont jamais vu, la tyrannie est la seule méthode idoine. Il n’y a rien donc d’étonnait qu’il soit un despote et qu’il ait sommé les Rwandais à aller dire Oui le 18 courant à la question qu’il a posée. S’autoproclamer président à vie est un acte normal dans un régime despotique.

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