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Choix de l’anglais à l’école: le Rwanda s’explique

Choix de l’anglais à l’école: le Rwanda s’explique

Pays historiquement francophone, le Rwanda a depuis deux ans opté pour l’anglais à la place du français comme première langue étrangère et a rejoint le Commonwealth l’année dernière.

Le Rwanda reste malgré ce choix toujours membre de l’Organisation internationale de la Francophonie dont le 13ème sommet s’est ouvert ce samedi 23 octobre à Montreux en Suisse.

Ministre rwandais de l’éducation, Charles Murigande


Interviewé par  RFI  à ce sujet,  le ministre rwandais de l’éducation Charles Murigande s’explique sur les raisons de ce choix.

«  Le choix de l’anglais nous a été dicté par notre situation géographique » commence t’il avant de préciser que le  Rwanda  est  membre de la communauté économique Est-africaine, membre du marché commun de l’Afrique de l’est et de l’Afrique du sud qui constituent presque 85% des échanges commerciaux du Rwanda.

Le ministre précise que la seule relation que le Rwanda a avec ces langues étrangères  « n’est pas une relation sentimentale, mais une relation d’utilité. Selon nous l’anglais va plus servir à notre population que le français. »

Le pari du Rwanda est, selon le ministre, que chaque enfant rwandais sortant du secondaire à l’horizon  2017 devra parler trois langues, l’anglais, le français et le Kinyarwanda.

Et le ministre conclue sur cette question en disant que « le Rwanda se trouve dans une position charnière entre les deux mondes, francophone et anglophone donc il n’est pas question d’abandonner une langue au détriment d’une autre. »

L’imposition de l’anglais au Rwanda est survenue quelques temps après le refroidissement des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda, interrogé sur un éventuel lien entre les deux événements, le ministre est catégorique :   « c’est une simple coïncidence».

Et « quand bien même on aurait gardé les mêmes relations avec la France, cette décision aurait été prise car elle prend en compte les intérêts du Rwanda ».

Répondant à la question de savoir si le Rwanda a fait une demande particulière à l’OIF concernant le rapport de l’ONU récemment publié et qui a accusé l’armée rwandaise d’avoir été l’auteure de crimes contre l’Humanité voire de génocide au Congo, le  ministre répond que le Rwanda n’a fait aucune demande particulière.

Et  poursuit en commentant le rapport de l’ONU en ces termes « C’est un rapport mal intentionné,   fait par des gens mal intentionnés, pour collecter des témoignages mal intentionnés » et la description n’a rien à voir avec la réalité de l’armée rwandaise qui est selon lui connue comme étant peut être la plus disciplinée du continent, depuis 6 ans qu’ils participent à des opérations de maintien de la paix, aucun militaire rwandais n’aurait été impliqué dans aucun incident.

Le ministre ajoute  qu’à son avis, Ban Ki-Moon n’a pas validé le rapport et que  Navanethem Pillay est elle-même embarrassée par ce rapport qui a selon lui était rédigé par d’anciens agents d’ONG qui sont allés interrogés des génocidaires ou des gens très connus pour être hostiles au Rwanda.

Il termine en disant que ce rapport mourra de sa propre mort et que les auteurs du rapport leur ont  lancé de la boue et que cela prendra peut être du temps pour  qu’ils se lavent de cette boue et qu’elle disparaisse.

Enfin, interrogé quant au rôle éventuel du Rwanda dans l’arrestation de Callixte Mbarushimana, le ministre pense  que le Rwanda n’y est pour rien. Car si le Rwanda avait du jouer un rôle, cela fait longtemps que Mbarushimana aurait été arrêté. Le Rwanda n’est pas membre de la Cour pénale internationale, donc selon lui, le Rwanda n’a joué aucun rôle dans cette arrestation.

Interview complet de Charles Murigande sur RFI

Ruhumuza Mbonyumutwa

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