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Gbagbo, Loukachenko, Kagame: cherchez la différence

Gbagbo, Loukachenko, Kagame: cherchez la différence

Le sigle de l'ONU

Le sigle de l'ONU


Cet article est inspiré de l’article de Filip Reyntjens pubilié sur le site lesoir.be – cliquer ici pour lire la source
Les élections présidentielles ivoiriennes très controversées de fin novembre ont fortement interpellé la communauté internationale, qui estime que le candidat sortant, Laurent Gbagbo, doit céder la place à son opposant, Alassan Ouattara. Car ce dernier est, par le Conseil Electoral Indépendant (de l’ONU) et le reste de la communauté internationale, jugé comme le vrai vainqueur au titre de nouveau président de la Côte d’Ivoire. Ouattara bénéficie en outre de leur soutien. Cependant Gbagbo ne l’entend pas de cette oreille. Du coup, le pays est à présent dirigé par deux chefs d’Etats ! Dès lors, les menaces et sanctions n’ont pas tardé à tomber à l’encontre de Gbagbo, catalogué de mauvais perdant.
Quelques semaines après, sur le continent européen cette fois, en Biélorussie, un autre président sortant gagne les élections à plus de 79% de votes en sa faveur. Il s’agit d’Alexandre Loukachenko. L’opposition est présente mais muselée. La communauté internationale parle, mais ne va pas plus loin.
Finalement, ces dirigeants autoproclamés, de qui tiennent-ils l’exemple ? Serait-ce en partie suite aux élections d’aout 2010 du président rwandais Paul Kagame ? En effet, lui, il a pris le chemin le plus court pour gagner. Il n’a même pas eu à confronter ses concurrents durant les élections car il avait pris soin, au préalable, de tout simplement les dissoudre ! Mais fait plus étonnant encore : la communauté internationale a à peine bronchée. Et le rapport « mapping » accablant qui l’accuse de crimes contre l’humanité, voire de génocide, à l’Est du R.D Congo ne semble perturber ni l’accusé en question, ni la communauté internationale. Face à cette impunité, il devient évident que cela a de quoi mettre à l’aise alors les Loukachenko et autres dictateurs !
Le grand paradoxe dans le monde de la promotion démocratique et d’égalité des chances : c’est qu’il y règne en même temps une iniquité flagrante et surtout une grande incompréhension. C’est-à-dire que la démocratie est apparemment, aux yeux de la communauté internationale, plus « convenable » à certains qu’à d’autres. En bref : c’est la loi de deux poids, deux mesures. Certains ne s’y retrouvent même plus au point qu’un seul et même pays se retrouve dirigé par deux présidents ! Quant à d’autres, ils ignorent tout simplement le principe même d’une élection. En effet, à quoi ça sert d’organiser une élection fictive et coûteuse dont on se sait déjà à l’avance vainqueur, si ce n’est pas pour « faire plaisir » à la très chère communauté internationale ? Ou encore, quel sens a le vote des électeurs quand il n’y a qu’un candidat sur la liste électorale?
Jean Bigambo
Cet article est inspiré de l’article de Filip Reyntjens pubilié sur le site lesoir.be – cliquer ici pour lire la source

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