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RD-Congo : Un an après le Mapping Report de l’ONU, quel bilan ?

RD-Congo : Un an après le Mapping Report de l’ONU, quel bilan ?

Un an après la sortie du Mapping Repport de l’ONU, l’organisation pour les droits de l’homme Human Rights Wach, met en lumière le manque de zèle dans l’engagement de poursuites judiciaires des atrocités commises à l’Est du Congo et rapportées dans ce même rapport.
« Les gouvernements à travers le monde devraient intensifier les efforts visant à traduire en justice les responsables des exactions graves décrites dans le rapport du « Projet Mapping publié en octobre 2010 par les Nations Unies. » C’est ce qu’a déclaré HRW dans un article paru sur leur site internet, hrw.org. En effet après un an, l’organisation constate avec regret que le rapport est simplement tombé aux oubliettes car ni les gouvernements concernés, à savoir les états de la région des Grands Lacs, ni l’ONU, n’ont fait suite à ce rapport. De surcroit, il faut rappeler qu’à l’issue de la sortie de ce rapport, le secrétaire d’état des Nations Unis, Ban Ki Moon, s’était empressé d’aller voir l’homme fort de Kigali, Paul Kagame, qui voyait le rapport d’un très mauvais œil.
Malgré que le gouvernement congolais semble avoir pris quelques mesures en vue de la création d’une cour spécialisée mixte au sein du système judiciaire national, cela reste, selon Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch, insuffisant pour traiter une affaire d’une telle envergure. « Les crimes perpétrés au Congo sont le fait de criminels qui ont traversé les frontières ; la responsabilité de garantir que justice sera faite incombe dès lors à un grand nombre de gouvernements. » Human Rights Watch estime que c’est aux pays impliqués dans le rapport que revient la responsabilité d’engager des poursuites à l’encontre des criminels présumés se trouvant à l’intérieur de leurs frontières. Ils estiment également que les pays membres de l’ONU devraient apporter un soutien politique et financier au gouvernement congolais en vue de la mise en place de mécanismes appropriés pour juger les auteurs de ces crimes.
Selon l’article, à l’issue de la sortie du Mapping Report, Human Rights Watch a appelé le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU et le Secrétaire général de l’ONU à organiser une conférence avec le gouvernement congolais, les autres gouvernements cités dans le rapport, ainsi que des experts juridiques internationaux, afin d’élaborer un plan d’action visant à établir les responsabilités dans les crimes commis.
Plusieurs tentatives de mise en place d’une instance judiciaire capable de juger les crimes décrits entre autre comme étant des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de génocide, on été entamées par d’autres acteurs mais en vain car jusqu’à présent les auteurs de ces crimes sont toujours en liberté.
« Les auteurs des crimes effroyables perpétrés au Congo sont en liberté depuis bien trop longtemps », confie Daniel Bekele. « Si les atrocités décrites dans le rapport du Projet Mapping débouchent sur des poursuites judiciaires crédibles, il se pourrait que les violateurs potentiels des droits humains y réfléchissent à deux fois avant de commettre des crimes contre la population. Ce n’est qu’alors que l’État de droit prévaudra dans cette région en proie aux troubles
Par Irène Nyenyeli
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