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Rwanda : quatre piliers du régime en résidence surveillée

Rwanda : quatre piliers du régime en résidence surveillée

Ce mardi 17 janvier 2012, l’armée rwandaise a suspendu de leurs fonctions et placé en détention, le Colonel Dan Munyuza, chef des renseignements extérieurs, le Brigadier Général Richard Rutatina,  chef des renseignements militaires, le Général Fred Ibingira ainsi que le Brigadier Général Wilson Gumisiriza, tous quatre,  hauts cadres du régime militaire du FPR.
Selon le communiqué de l’armée publié sur le site du Ministre de la Défense, ces quatre officiers ont été suspendus et placés
en résidence surveillée car ils sont soupçonnés d’avoir commis des actes « d’indiscipline liés à une implication dans du

Fred Ibingira

Fred Ibingira


commerce effectué avec des civils dans la République Démocratique du Congo. »
Dans un entretien accordé au quotidien pro-gouvernemental « Igihe.com », le porte-parole de l’armée rwandaise, le Colonel Joseph Nzabamwita a déclaré que l’enquête au sujet des accusations portées contre ces officiers était toujours en cours et qu’elle visait notamment à déterminer si d’autres personnes étaient impliquées dans ces malversations.
Parmi les quatre personnes arrêtées, trois sont sous mandat d’arrêt international pour « Génocide, Crimes de guerre et Crimes contre l’Humanité » délivrés par la justice espagnole en février 2008.
Dan Munyuza est accusé par le juge espagnol Fernando Andreu Merelles d’avoir participé à de nombreux massacres visant les réfugiés civils Hutu ainsi que la population congolaise dans l’Est du Congo ainsi que contre la population rwandaise à Byumba en avril 1994.
Fred Ibingira est pour sa part accusé par la justice espagnole d’avoir été « le responsable direct des massacres commis contre la  population civile au Bugesera, Mayaga et Butare en 1994 » ainsi que d’avoir été le plus haut responsable militaire du massacre de  Kibeho du 22 avril 1995.
En ce qui concerne, Wilson Gumisiriza, le Juge espagnol affirme que « des preuves pratiques, se dégagent des indices rationnels et fondés » selon lesquels ce dernier serait «  intervenu directement dans l’assassinat par mitraillage des prêtres, des évêques et d’un garçon de 8 ans, qui étaient réunis dans une pièce du siège des Joséphites à Gakurazo, le 5 juin 1994. »
Ruhumuza Mbonyumutwa
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