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RDC: La ville de Goma tombera-t-elle dans les prochaines heures?

RDC: La ville de Goma tombera-t-elle dans les prochaines heures?

Des violents combats ont engagé ce samedi 17 novembre, les M23 et les FARDC faisant plusieurs centaines de morts dans les deux camps selon plusieurs sources. Les rebelles du M23 semblent décidés à conquérir la ville de Goma coûte que coûte après la trêve de 3 mois observée dans les deux camps.
Les rebelles M23 - source: RFIA l’heure où nous couchons ces lignes, ils ont réussi à prendre le contrôle de la ville de Kibumba située à 30 km de la ville de Goma, contredisant les nouvelles  rapportées par les chaines congolaises.
La société civile du Nord-Kivu a affirmé  que les rebelles avaient  reçu ce vendredi  un renfort important de l’armée régulière rwandaise après la débâcle de la veille face aux FARDC.
Le gouverneur de la province du Nord-Kivu Julien Paluku a affirmé ce matin que les FARDC feraient tout ce qu’elles pourraient pour garder la ville de Goma en sécurité.
Pourquoi ce regain de violences?
Plusieurs raisons peuvent justifier cette escalade de  violence :
Il y a d’abord eu au début de cette semaine  les sanctions américaines et onusiennes sur la personne de Sultani Makenga, présenté comme le chef des mutins du M23. Il lui est notamment reproché d’être responsable d’horreurs à grande échelle contre la population de la RDC, notamment le recrutement d’enfants ainsi qu’une grande campagne de violence contre les civils.
Il y a eu ensuite la décision de fermeture du poste frontière de Bunagana par les autorités ougandaises, principale point de passage entre la RDC et l’Ouganda. Le porte-parole du gouvernement congolais a déclaré que cette fermeture était une réponse positive à la demande formulée par son gouvernement afin de couper l’herbe sous le pied des rebelles contrôlant cette ville. Cette fermeture les empêcherait ainsi de se ravitailler en Ouganda et prouverait ainsi la bonne foi du gouvernement ougandais face aux accusations de soutien aux rebelles.
Avant de fermer cette frontière, le président ougandais Yoweri Museveni a demandé aux autorités congolaises d’accepter d’être tenues pour responsables de toute dégradation de la situation humanitaire qui résulterait de cette fermeture, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères de l’Ouganda publié ce mercredi 14 novembre.
Selon le même document, la frontière a été fermée après que le gouvernement congolais ait donné des assurances selon lesquelles la fermeture du poste frontière de Bunagana n’influerait pas sur la vie des civils à Bunagana.
Il est à noter également la fuite du rapport définitif des experts des Nations unies sur l’implication du Rwanda et de l’Ouganda dans la déstabilisation de la partie Est de la RDC. Cette fuite a provoqué aussitôt une levée des boucliers diplomatiques des côtés ougandais et rwandais.
Rappelons que le gouvernement rwandais avait appelé ce jeudi à la cessation des hostilités entre les FARDC et le M23 afin de donner chance aux résolutions de la CIRGL.
Ces quelques faits peuvent aider à comprendre ce regain de violence dans ce conflit qui a déjà fait des milliers de victimes et des centaines de milliers de déplacés.
La solution à cette crise ne devrait pas tarder, sinon les conséquences humanitaires  risquent certainement d’être encore plus lourdes pour toute la région des Grands Lacs.
Charis Basoko
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