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Parler des crimes du Front Patriotique Rwandais (FPR), n’est pas négationniste !

Parler des crimes du Front Patriotique Rwandais (FPR), n’est pas négationniste !

Les vidéos du colloque du 9 mars 2020 au sénat français publiées intégralement.

https://www.youtube.com/playlist?list=PLAYdWiNiUsqeZw9SmBtQPMgt5fMFR_FQ2

Le colloque, intitulé « l’Afrique des Grands Lacs 60 ans de tragique instabilité », avait pour ambition de « faire le point sur les conflits qui dévastent cette région » depuis les années 1960, jusqu’à aujourd’hui.

Au vu des panélistes annoncés, il ne faisait aucun doute que le rôle du Front Patriotique Rwandais (FPR), allait être au centre des débats. Le FPR est un mouvement politico-militaire, créé à la fin des années 1980 essentiellement par des réfugiés Tutsi en Ouganda, qui avaient décidé de rentrer au Rwanda par la voie des armes.

Des crimes imprescriptibles

Sur les dix orateurs prévus, six au minimum ont publié des travaux qui mettent en cause directement la responsabilité du FPR dans les tragédies ayant dévasté la région depuis les années 1990 et certains chercheurs accusent même le FPR de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crime de génocide contre les Hutu ainsi que contre les Congolais dans l’est de la RDC.

Le Gouvernement rwandais actuel, dirigé depuis 26 ans de main de fer par le même FPR, avait donc déployé tous les moyens en sa disposition afin de faire annuler la conférence. L’argument principal étant que certains des orateurs seraient tout simplement des « négationnistes du génocide contre les Tutsi » et n’avaient donc droit à aucune parole !

S’il est vrai que le négationnisme est un délit en France, en quoi le fait d’exposer le rôle et les crimes commis par un mouvement rebelle serait une négation d’un quelconque crime ?

Les efforts déployés par le Gouvernement rwandais n’avaient donc qu’un seul but : empêcher la tenue d’un colloque dans lequel son passé criminel risquait d’être exposé en long et en large par des scientifiques, des chercheurs, des journalistes et peut-être même, par des rescapés.

Deux sénateurs qui résistent

Les sénateurs Longuet et Richard ont, contre vents et marrées, résisté à la pression médiatique et diplomatique visant à les faire taire au sein même de leur propre Sénat.

Dans son mot de clôture, le Sénateur Longuet a déclaré : « J’ai accepté de parrainer ce colloque parce que s’il y a des divergences, il faut les creuser, malgré les hostilités de ceux qui préfèrent s’auto-flageller », faisant référence aux Français qui accusent la France de tous les maux dans le dossier rwandais.

Enfin, le principal mérite à souligner dans les chef des Sénateurs Longuet et Richard, c’est d’avoir tenu tête à un Gouvernement étranger qui veut purement et simplement exporter son idéologie négationniste au sein même des institutions les plus démocratiques de la république française.

Quid du négationnisme ?

De l’avis même des détracteurs du colloque, aucun propos négationniste n’a été tenu !

La campagne et la terreur médiatique qui avait pour but de faire annuler la conférence au motif qu’elle aurait été négationniste, ne reposait donc finalement sur rien, surtout dans un Etat de droit comme la France où la présomption d’innocence est sacrée.

En effet, aucun des orateurs annoncés n’a jamais été inculpé, ni même poursuivi pour « propos négationnistes » alors même que leurs travaux sont publiés depuis de nombreuses années en France et en Belgique.

Comme en témoignent ces vidéos, désormais rendues publiques dans leur intégralité, parler des crimes du Front Patriotique Rwandais n’a rien à voir avec du négationnisme.

Gustave Mbonyumutwa

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