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Sommet sur la paix et la sécurité à Paris : le Rwanda décline l’invitation

Publié : le 19 juin 2013 à 19:14 | Par | Catégorie: Actualité
francois hollande à addis abeba

source: lemonde.fr

Kigali a décliné l’invitation lancée le 25 mai à Addis-Abeba par François Hollande pour un sommet sur la paix et la sécurité sur le continent africain.

Lors des festivités du 50e anniversaire de l’Union africaine, le chef de l’Etat Français, a annoncé qu’il invitait les pays africains à Paris pour un sommet sur la paix et la sécurité sur le continent les 6 et 7 décembre à Paris. Cette invitation qui fait suite à l’implication française dans la guerre au nord du Mali a été mal accueillie à Kigali.

Pour le Rwanda, pas question de se rendre à ce sommet. « Ceux qui estiment avoir encore besoin de la protection de l’ancien maître colonial se rendront à cette convocation. Ce n’est pas notre cas, » a formulé un proche collaborateur de Paul Kagame, cité par Jeune Afrique

Pourtant le Président français, seul chef d’État européen invité aux festivités du 50e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), devenue l’Union africaine (UA) en 2002,  a tenu à souligner que « ce sont les Africains qui, demain, devront assurer la sécurité de leur continent ».

De même, depuis son élection le 6 mai 2012, François Hollande n’a cessé d’annoncer la mort de la Françafrique, estimant que « la relation entre l’Afrique et Paris « doit être limitée à l’appui que la France va donner aux armées africaines pour qu’elles se défendent elles-mêmes  » .  « C’est pour leur sécurité, c’est également pour notre propre sûreté en Europe » a martelé le chef d’Etat Français à Addis-Abeba le 25 mai dernier.

Le non du Rwanda à l’invitation de François Hollande n’est toutefois pas surprenant. Si l’élection de François Hollande a plus au moins été saluée à Kigali, cette victoire signifiant également le départ d’Alain Juppé (ennemi juré de Paul Kagame) du ministère des affaires étrangères, les embuches à une réelle normalisation des relations franco-rwandaises sont restées nombreuses. Dernière en date, le dossier M23. Depuis que le Rwanda est accusé de soutenir les rebelles du M23 qui sèment le chaos à l’Est du Congo, la France est perçue, à Kigali, comme le pays le plus inflexible à ne pas considérer la position Rwandaise dans ce dossier.

Dans un rapport que le parlement rwandais a publié le 11 février 2013, la France y est ainsi citée comme le pays le plus obstiné à faire pression  sur les  Nations Unies et les autres puissances, afin que des sanctions fermes soient prises envers le régime de Kigali. Le rapport du Parlement explique que les projets de résolutions aux Nations-Unies condamnant le Rwanda dans le dossier du M23, ont été presque toutes déposés par la France.

 

Jean Mitari

Jambonews.net

 

 

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11 Commentaires à “Sommet sur la paix et la sécurité à Paris : le Rwanda décline l’invitation”

  1. Georges Ruyumbururerakahamuetu dit :

    Pourquoi cette option tique t-elle les voleurs de la région ??? Il n’ y a que la bande de voyou au pouvoir à Kigali que cela démange. Regardez comment ça dérange. Paix dans la région correspond à l’asséchement des trafics, des finances. Aux enfers, les voyous de la bananeraie kagamiste !!!!!!

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    • Vindu Muka dit :

      @Georges Ruyumbururerakahamuetu,

      Vous avez raison mais, sachez que le Furhër de Mille Collines vous répondra avec l ‘habituel mépris propre à ces idiots qui ont comme obédience philosophique le racialisme,qu’il n’a rien à foutre d’une bananeraie, laquelle ne peut nourrir et offrir qu’une pitance modique à ceux qui seraient ses yeux, ses « gueux » ou « inyenzi » dans cette région des Grands Lacs: les hutu ou les twa ».(monde de la houe et de la la cueillette).

      Le Rwanda de Paul Kagame ne peut donc pas être une république bananière , dira-t-il, car, les rejetons kagamistes ainsi que ses différents thuriféraires trouvent la force de leurs crimes hitléro-polpotistes en tétant les mamelons d’Inka, « la vache rwandaise », dont le lait si riche et « ô combien pasteurisé  » a comme protéines essentiels, le mensonge et la fourberie.

      La chose est si ancrée dans la chair que sur le site très racialiste du « fils de notables tutsis », le Vicomte Benjamin de Sehene, il est écrit ceci:
      « Inka, la vache rwandaise, à la silhouette si particulière; corps maigre et osseux surmonté de hautes cornes, constitue le fondement de la société pastorale tutsie, différent “du monde de la houe” des Hutus agriculteurs. »

      Donc le régime de Kagame n’est pas du « monde de la houe » mais appartient à la très distinguée et sans frontière « SOCIETE PASTORALE ».

      http://www.benjaminsehene.com/histoire.htm

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      • Georges Ruyumbururerakahamuetu dit :

        Monsieur Vindu Muka,
        Merci pour cette intervention « brillantissime » qui me laisse sans voix et pour laquelle je m’apprête à l’afficher et le partager sur nos profils facebook… comme ça nous allons vraiment bien nous marrer…. lol lol lol Quel bonheur de vous lire !!!! Encore merci !

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        • Vindu Muka dit :

          Sans aucun problème, mon frère Ruyumbururerakahamuetu!

          La situation étant très grave, n’oubliez pas de demander à nos frères et soeurs de vos profils facebook de rester vigilants et concentrés, de ne surtout pas baisser la garde.

          Vous savez, lorsqu’en tare suprême certains trimbalent le mensonge comme armoiries, il faudrait carrément réécrire l’Histoire du monde. Car, nous faire gober que le summum du falbala protocolaire du Royaume de Mutara se déclare et se déclame à partir d’une ostentation effrénée des « titres de noblesse » de tous ces… bouseux qui en constituent la cour actuellement, Kagame Paul en MC, ce mépris “du monde de la houe” de ces Hutus agriculteurs » dont ces assassins ne cessent de bassiner doit, avec la peur de certains d’entre nous, changer de camps.

          C’est dans les poubelles de l’Histoire que devra finir Paul Kagame.

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  2. Okana dit :

    Ce n’est pas etonnant que le Rwanda prenne une telle decision!

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    • Bagaza muzo dit :

      Rwanda-ONU : les dessous de la nomination du général Kazura à la tête de la MINUSMA*

      [Général JB Kazura]

      La MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali). est cette force des Nations Unies qui doit être déployée (en partie déjà déployée) au Mali pour maintenir la paix dans ce pays sahélien après l’opération militaire menée par la France depuis janvier 2013 pour chasser les islamistes qui s’étaient emparés de la partie nord de ce pays et qui étaient en mesure de conquérir tout le pays.

      La mise en place de cette force onusienne concoctée par les diplomates newyorkais continue de réserver des surprises aux observateurs. La première surprise fut la nomination de l’ancien président burundais (auteur de deux coups d’Etat réussis en moins de deux décennies), le Major Pierre Buyoya comme le Chef Suprême de cette MINUSMA. Le plus consternant fut l’annonce de celui qui a été désigné comme Commandant Militaire de cette force à savoir le général rwando-burundais Jean Bosco Kazura.

      Qui est Jean Bosco Kazura ?

      Jean Bosco Kazura est né au Burundi au début des années 60 où ses parents s’étaient repliés en 1959 lors de la Révolution populaire qui a mis fin à la monarchie féodale et instauré la République Rwandaise. Il a grandi dans ce pays où il était intégré et même avait des droits auxquels ne pouvaient même pas rêver la majorité de Burundais de souche d’origine hutu. C’est ainsi qu’il fut même admis dans le très fermé ISCAM (Institut Supérieur des Cadres Militaires), le vivier de l’élite militaire tutsi. Bien évidemment pour des motifs politico-diplomatiques, cette partie de son CV est escamotée. A l’époque, le Commandant en Chef de l’armée burundaise et Chef de l’Etat était un certain…Pierre Buyoya. Kazura a mis pour la première fois le pied au Rwanda après la conquête du pays par le FPR en 1994. Il a alors gravi tous les échelons de la hiérarchie militaire, avec au passage quelques scandales retentissants notamment la faillite de la Fédération Rwandaise de Football (FERWAFA) dont il était un tout puissant président. Plus grave encore, on murmure dans les milieux sécuritaires qu’il serait impliqué dans la tentative d’assassinat du général Kayumba-Nyamwasa en Afrique du Sud. L’on se souviendra qu’au retour d’Afrique du Sud où il était allé pour assister à la coupe du monde de Football, il avait été mis aux arrêts « officiellement » pour avoir quitté le pays sans autorisation. Mais certaines sources indiquent qu’en réalité il aurait été sanctionné pour avoir raté la mission à savoir tuer Kayumba-Nyamwasa alors qu’il en avait reçu tout le nécessaire notamment des milliers de dollars. Voici le général que l’ONU a choisi pour ramener la paix au Mali !

      Kazura : un CV tronqué et mensonger ?

      Pour que le régime de Buyoya ne soit pas accusé d’avoir aussi formé des officiers tutsi qui allaient reconquérir le Rwanda en 1990, les officiers ayant reçu leurs formations de base au Burundi comme Jean Bosco Kazura se doivent de présenter un CV tronqué. Pour le cas de Kazura, il est dit qu’il fut formé à l’Ecole d’Etat-major de Zambie et à l’Ecole de Guerre du Nigéria. Or, il est connu que ces formations sont destinées aux officiers supérieurs au moins du grade de major. On ne signale nulle part où JB Kazura aurait reçu sa formation de base. Et pour cause, c’est à l’ISCAM du Burundi. Il est aussi dit que Kazura est né au Rwanda en 1963. Or, il est connu que ses parents vivaient au Burundi depuis 1959. Sa maman serait-elle spécialement revenue au Rwanda en 1963 pour donner naissance au petit Kazura et retourner avec le bébé au Burundi?

      Un « clan burundais » à Bamako ?

      On l’a vu, l’UA avait déjà choisi le burundais Pierre Buyoya pour être le chef de l’ancêtre de la MINUSMA (Pierre Buyoya restera à la tête de la MISMA qui se muera en MINUSMA en juillet 2013). Il va s’entourer de fonctionnaires et d’officiers tutsis burundais surtout dans son Etat-major particulier dont il a la latitude de composer. Comme si cela ne suffisait pas, Buyoya vient de réussir l’exploit de faire nommer un officier burundais (aujourd’hui rwandais) qui fut son subordonné au Burundi, cette fois-ci comme encore son subordonné au Mali. Le général Kazura va lui aussi débarquer à Bamako avec son Etat-major particulier composé de militaires tutsi triés sur le volet et lui et son patron Pierre Buyoya n’auront qu’à faire la pluie et le bon temps au Sahel aussi, après avoir soumis la région des Grands Lacs depuis plus de 20 ans !

      Un pied de nez à la France mais surtout au Tchad

      La récupération du succès de la France au Mali par Paul Kagame qui parvient à imposer son officier pour commander les troupes qui se sont vaillamment battus dans une opération dont il était pourtant hostile et dans laquelle il n’a engagé ni n’engagera aucun soldat illustre comment la naïveté des puissances comme la France, tiraillée par les lobbies au service des intérêts anglo-saxons, peut tourner au ridicule. La France doit avaler les couleuvres jusqu’à accepter qu’un de ses officiers soit subordonné à un officier rwandais moins ancien et de surcroît qui fut témoin de la cruauté des rebelles de l’Armée du FPR (ayant conquis le Rwanda en 1994) dans laquelle Jean Bosco Kazura était un officier subalterne. En effet, le général français Grégoire de Saint-Quintin, qui sera Chef d’Etat-major de Kazura, a été, dans les années 90, coopérant militaire à Kanombe. Comme officier supérieur, il était encore là le 6 avril 1994 et avait le grade de « commandant » (équivalent de major dans le système anglo-saxon) et fut parmi les premiers à se rendre sur le lieu de chute de l’avion présidentiel qui venait d’être abattu par un missile tiré par un commando du FPR.

      Le pauvre Tchad, qui fournit le gros des effectifs de la MINUSMA et dont les soldats se font tuer dans le désert, n’a même pas le droit de commander ses propres hommes car on préfère confier cette « délicate tâche », celle de commander aux seuls hommes prédestinés à commander et qui naissent « le bâton de commandement dans la main ». Ce mythe d’un tutsi « naturellement chef » encré dans l’entendement des arcanes de l’ONU est en train d’être imposé à tous les pays en commençant par la France qui ne peut pas lever le petit doigt même quand son action doit être tournée au ridicule. Ce n’est donc pas le Tchad ni encore moins le Niger qui feraient le poids devant les tous puissants lobbies pro-tutsi qui dominent l’ONU.

      Le « machin » comme le Général de Gaulle appelait l’ONU vient encore une fois de mériter ce qualificatif. Il avait montré son vrai visage quand en 1993 il envoya un général canadien qui venait à peine de localiser le Rwanda sur une carte, avec pour consigne d’aider les « bons, les gentils » (la rébellion du FPR) à chasser les « mauvais , les méchants » (le gouvernement légitime). La suite on la connaît. Le « machin » s’est encore ridiculisé en désignant un général rwandais (déjà) pour commander une force des Nations Unies au Darfour, alors que cet officier était recherché par la justice internationale pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le « machin » vient de récidiver en installant un « Akazu » (clique) burundais à Bamako et en donnant le commandement à un officier rwando-burundais dont le gouvernement et le président n’approuvent pas l’intervention française pourtant à la base de la MINUSMA. Vous avez dit « incohérences de l’ONU » ? Nous n’avons encore rien vu.

      Ghislain Mikeno
      18/6/2013.
      ——————————————————————

      *Cet article est une mise à jour d’un billet publié sur http://www.echosdafrique.com sous le titre : « Rwanda- ONU : l’incohérence du «machin» conduit à son instrumentation. Le cas de la MINUSMA ».

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      • Hendrix dit :

        @Okana,

        C’est dommage qu’un africain comme toi tu ne sois pas fier de la nomination a la tete des forces de UN d’un jeune africain, un produit frais de l’afrique qui n’a pas frequenter les academies militaires occidentales, a moins que tes commentaires soient issus d’un sentement partisano-ethnique comme la plupart des soient disant journalistes et leurs lecteurs extremistes. Ce jeune milaitaire a un parcours parfait et il a les compentences recquis pour diriger cette force.
        Ayant acquis une experience militaire de plus de 24 ans, tant au plan national qu’international et dans les domaines du commandement et de la gestion du personnel, le General Kazura etait, jusqu’a cette nomination, commandant du centre de formation au combat de FDR, un poste qu’il occupait depuis 2011.
        Auparavant et depuis octobre 2010, il etait officier d’etat-major principal au quartier general des FDR a Kigali. Avant cela, il avait ete commandant de brigade et de division, entre 1998 et 2003, avant de devenir commandant adjoint des forces et obsrvateur militaire en chef de la mission de l’union africaine au Soudan. Il a egalemnt ete officier d’etat-major charge de la formation au quartier general et conseiller militaire en matiere de securite de S.E. President Paul Kagame de 2009 a 2010.
        Il est titulaire d’une licence d’anglais et d’etudes sociales, ainsi que d’un diplome de droit. C’est en 1998 qu’il est sorti du college d’etat-major et de commandement de Lusaka en Zambie et en 2001 il completa avec succes une formation a l’ecole de guerre Nigeriane a Abuja.
        Je n’enleve rien aux aptitudes au combat de l’armee Tchadienne’ ce sont des guerriers habitues aux combats dans les sables du Sahel, ils profiteront aussi du leadership de ce jeune General. Nous africains en general et Rwandais en particulier, devraient etre fier de lui et laisser ces jaloux dans leur ignorance. Bonne carriere mon General.

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        • Vindu Muka dit :

          @Hendrix,

          Est-il rwandais ou burundais, votre fameux général 5 étoiles de l’armée burundaise de Buyoya et de l’armée rwandaise de Kagame?

          L’année prochaine, il sera peut-être dans l’armée ougandaise et pourquoi pas à la fois dans le M23 en tant « qu’officier-mutin banyamulenge ou d’origine kinyarwanda » des FARDC ou plutôt commandant de l’école de formation de Kananga pour le compte de son cousin Kanambe Hyppolite alias Kabila Joseph.

          Qui sait, on le croisera peut-être dans les beaux quartiers de Kinshasa en tant que fils oublié de Gizenga lors de son exil en Tanzanie. Ou encore devant le CPI, à la Haye, en train de se faire passer pour un autre ou pour un apatride, ne sachant pas choisir entre le kirundi ou le kinyarwanda comme langue de défense lors du prochain Nuremberg des Grands Lacs qui pointe à l’horizon.

          Tout ces affreux jojo auront beau se cacher ou se camoufler sous des masques et carapaces atomiques, ils rendront des comptes devant le Tribunal de l’Histoire.

          Que tout le monde sache que, les criminels de la trempe de Paul Kagame et associés ne peuvent pas être des adversaires politiques, CE SONT DES ENNEMIS!

          Même pour des pacifistes comme moi…

          Vous devriez certainement vous rappeler, cher Hendrix, de l’article ci-dessous, identique à celui de Bagaza Muro, qui a laissé sans réaction tous les faussaires de votre calibre et apparentés:

          UN ZAIROIS AMBASSADEUR DU RWANDA A PARIS-FRANCE. UN CITOYEN ZAIROIS COMME AMBASSADEUR DU RWANDA A PARIS-FRANCE.

          Thursday, December 20, 2012

          Nous avons été surpris de voir sur une chaine Française un visage qui ne nous est pas inconnu. Ce visage, selon les journalistes qui lui posaient des questions, était celui de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la république du Rwanda en France.

          Ambassadeur Jacques Kabale C’est monsieur Jacques Kabale qui est cet ambassadeur Rwandais. Mais pourquoi sommes nous surpris, s’interroge le lecteur ?

          Tout simplement parce que jadis, nous connaissions cet homme comme étant un citoyen Zaïrois. Un Zaïrois de « Bukavu » qui a fréquenté le Collège Alfajiri (ex Notre Dame de la Victoire) à Bukavu.

          En Belgique, Kabale Jacques est un boursier Zaïrois qui poursuit ses études. Il vit, étudie, socialise, au royaume de Belgique comme citoyen Zaïrois du Kivu, de Bukavu.

          Au numéro 30 de la rue Marie de Bourgognes à 1000 Bruxelles, en Belgique, son Excellence monsieur l’ambassadeur Kimbulu Moyanso Wa Lokwa Jean-Pierre et tout le personnel de l’Ambassade du Zaïre le connaissent comme étudiant boursier Zaïrois. Il s’y rend régulièrement, a l’ambassade du Zaire, pour sa bourse et autres documents administratifs tel que le passeport, etc.
          Donc, monsieur l’étudiant Jacques Kabale est connu comme étant un bénéficiaire bénéficiant d’une bourse Zaïroise et comme un citoyen Zaïrois.

          Leur Excellence, monsieur Mova Sakani, l’actuel ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Belgique, peut nous apporter la preuve facilement. Il lui suffit de fouiller dans les archives des étudiantes boursiers.

          Mais ce qui nous révolte, c’est la manière dont ce monsieur parle de la RDC et des Kongolais ; avec dédain, comme si les Kongolais étaient des pestiférés, et avec arrogance. Alors que la RDC l’a nourrit, la RDC a payé ses études, la RDC l’a traité comme un de ses fils, leur Excellence Jacques Kabale ignore les habitants de cette terre accueillante et se range du cote de ceux qui tuent les Kongolais chaque jour, en minimisant les millions de morts Kongolais et en niant les responsabilités Rwandaises universellement connues.

          Ce n’est pas un cas isolé, il y en a plusieurs. Nous pouvons aussi citer ici monsieur Manzi Bakuramutsa. Un autre Zaïrois (Kongolais) du « Kivu » qui a bénéficié et qui a profité de tous ce que le Zaire pouvait lui offrir en tant que citoyen Zaïrois pour son émancipation. Il était Zaïrois et en tant que tel, il a eu à occuper des hautes fonctions dans l’internationale pour le compte du Zaire. En 1994, lorsque le FPR de Kagamé Paul prend le pouvoir à Kigali, Manzi Bakuramutsa est un haut fonctionnaire Zaïrois auprès du PNUD (Programme des Nations Unis pour le Développement). Quelques jours après que le FPR de Paul Kagamé se soit installé au pouvoir à Kigali,Manzi Bakuramutsa devient Rwandais et Kagamé fait de lui l’ambassadeur du Rwanda auprès de l’ONU d’abord, puis en Belgique et enfin en Israël.

          Automne 1996 les banyamulenge, dans les montagnes Kivutiennes, prennent les armes pour revendiquer leur nationalité Zaïroise. Au même moment, sur différentes chaines de télévisions Belge, à l’heure du JT, un homme s’adresse aux téléspectateurs avec une carte géographique de la région des grands lacs Africain dans le font : C’est l’ambassadeur du Rwanda en Belgique, leur Excellence Manzi Bakuramutsa, qui explique aux téléspectateurs que le grand Kivu appartiendrait au Rwanda et qu’il serait absolument impératif et urgent de convoquer une sorte de conférence de Berlin bis afin de revoir les frontières des états Africains et spécialement celle entre le Rwanda et le Zaire dans le but d’annexer au Rwanda les provinces Kongolaises du Nord Kivu, Sud Kivu et une partie du Maniema.

          Voila comment ceux qui se font appeler « Banyamulenge au Sud-Kivu » et « Banyabwisha au Nord-Kivu » remercient le pays (et les peuples) qui les accueillent depuis un peu plus de quatre vingt dix années.
          Ce sont les Tutsis venus du Rwanda à peu près entre 1920 et 1974 (les grandes vagues).

          Pour nous les Kinois, nous n’avions jamais entendu parler de Banyamulenge ou Banyabwisha. Nous les appelions Zaïrois du Kivu tout court, sans nous soucier ou chercher à savoir exactement de quelle tribu ou ethnie. A Kinshasa, ces « Kivutiens » étaient tous des nantis. Ils occupaient des hautes fonctions dans les entreprises nationales ou para-étatiques. Ils occupaient des hautes fonctions réservées aux Zaïrois (Kongolais) dans les organisations internationales puisqu’à Kinshasa ils étaient considérés comme Zaïrois. Dans le commerce, ils réussissaient scandaleusement avec la complicité de certaines autorités Zaïroises parce qu’ils ne payaient pas les taxes et tout les autres frais liés au commerce.

          A la prise du pouvoir au Rwanda par Paul Kagamé et son FPR/APR en 1994, la communauté des exilés Tutsis en RDC (ex-Zaïre) est celle qui a le mieux réussi de toutes les communautés des exilés Tutsis dans le monde. Au Zaire de Mobutu, ils ont eu accès à différentes bourses d’études universitaires. Bourses du gouvernement Zaïrois, bourses de coopérations bilatérale entre le Zaire et les pays dits développés. Ainsi des milliers parmi eux sont des diplômés des Universités Kongolaises, Belges, Françaises, Canadiennes, Américaines, etc.

          Et aujourd’hui, ces hommes et ces femmes que les Kongolais ont allaités, lavés, réconfortés, hébergés, entretenus, instruits, encouragés et intégrés dans leur société, se rangent dans le camp de ceux-là qui sont en train de commettre un GENOCIDE (HOLOCAUST) en RDC des Kongolais. Ils applaudissent et participent activement à ce GENOCIDE des Kongolais. Ils parlent des Kongolais avec haine et dédain comme si ces derniers étaient de la matière fécale.

          De toute les communautés Tutsis vivant en RDC, il y aurait certaines qui n’auraient quasiment aucun problème avec les différents peuples autochtones. C’est celles qui ont été ramenées de leurs villages du Rwanda et du Burundi pour travailler dans les mines du Congo par la société minière Mines des Grands Lacs (MGL) dans les années 30. Ces derniers sont bien intégrés au sein de la société Congolaise dans les camps des entreprises minières de Lugushwa, Kalima, Kamituga, Luntukulu, etc.

          Nous tenons à préciser que les Kongolais n’ont jamais planifié, élaboré et mis en œuvre un plan de massacre des Rwandophones, Tutsis ou Hutu confondus. Ce qui s’est passé en 1994 au Rwanda, n’a rien à avoir avec les Kongolais et les Kongolais n’ont rien à avoir avec cette tragédie en question.

          Si le feu Marecheval Mobutu avait permis aux millions de Hutus de traverser la frontière et d’entrer au Zaire en 1994, c’est parce qu’il avait subi des tonnes et des tonnes de menaces, de pressions de la part des gouvernements et des présidents Européens et Nord Américains. Même le gouvernement dirigé a l’époque par le premier ministre Zairois Léon Kengo Wa Dondo et le parlement de transition avaient été catégoriques : NON a la traversée des Hutus vers le Zaire car ne disposant pas de moyens Humains, financiers, techniques pour gérer cette masse importante d’hommes, de femmes et d’enfants. Mais l’ONU et la dite communauté Internationale ont obligé Mobutu à redevenir dictateur afin de donner son ordre que l’on laisse passer tous les Hutus au Zaire. Le résultat fut la plus grosse et horrible catastrophe humanitaire que le monde n’ait jamais connu.

          Les Kongolais prennent actes de cette haute trahison de la part de ceux qu’ils croyaient être leurs frères. Non pas seulement pour les avoir hébergés et entretenus mais surtout parce que les Kongolais ont toujours pensé que leurs voisins du Rwanda, du Burundi et de l’Uganda étaient d’abord et avant tout des Frères Africains.

          Les Rwandophones (Tutsis et Hutus) acceuillis au Kongo qui se font appeler depuis la fin des annees 70s les Banyamulenge, les Banyabwisha, et consort, sont en train de jouer à un jeu dont ils croient connaître les règles et maitriser la pratique. Mais la Vérité est qu’ils sont les instruments et les pions de quelques choses qui les dépassent. Lorsque le TOUT va se retourner contre eux (c’est comme cela que ca fonctionne), il n’y aura pas assez de larmes sur cette terre des Hommes pour pleurer les peuples Rwandophones. Ce n’est qu’une Vérité historique.

          En guise de Conclusion, nous préférons faire parler un Rwandais Tutsi.

          C’était en Aout 2002, à l’Université Libre de Kigali, le général James Kabarehe, Chef d’Etat Major de l’armée Rwandaises dit ceci :
          Les banyamulenge n’existent pas. Les prétendus banyamulenge sont, en réalité, des rwandais. Car, ils parlent le kinyarwanda et ont la culture rwandaise.

          Ce jour-là étaient à ses côtés, Charles Murigande et Azarias Ruberwa, James Kabarebe a enchaîné, confondant pour ainsi Azarias Ruberwa, qu’on ne peut pas se nommer d’un nom d’une colline : Mulenge. Banyamulenge signifie habitants de cette colline. C’est comme si on disait : « Banya mont Kigali » pour designer les habitants du mont Kigali. Ce n’est donc pas une nationalité.

          Le chef d’Etat-major de l’APR a renchéri et déploré, selon ses propres termes “ l’opportunisme et complexe de nationalité “ de prétendus Banyamulenge.

          By FREMONSA

          L’histoire nous montre aucune chefferie ne porte le nom d’une tribu « Rwandophone ». Dans le Kivu, toutes les chefferies portent les noms des tribus ou des clans qui y habitent. Tous les « Rwandophones » sont venus habiter sur les territoires appartenant aux autres peuples-ethnies ; et avant 1920, il n’existait aucun Mwami régnant d’origine « Rwandophone » sur le territoire Kongolais.

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  3. Vindu Muka dit :

    Mon cher Bagaza muzo,
    Vous savez, les mutations génétiques répétées des FPRistes (pour ne pas dire des « tutsi kagamistes ») portent de si énormes et irréversibles risques qu’elles finissent par leur faire oublier leurs propres mensonges de la veille. L’excroissance tentaculaire de cette pieuvre kagaméenne, devenue insaisissable et incontrôlable, pose actuellement de gros problèmes à ce qui sert de directoire au cartel de tous les renégats en vue de la balkanisation de la RDC car le monstre qu’ils ont eux-mêmes créé, arrive à leur filer dans les doigts en faisant semblant de souffrir d’alzheimer.

    Il n’y a pas si longtemps qu’il venait de perdre le Major rwandais Butera Nkundibukuru sévissant dans le Kivu sous l’uniforme de camouflage de la RDF en RDC, appelée M23, allant jusqu’à abandonner son cadavre sur les lieux de ses crimes et méfaits, ces mêmes personnes nous servent les mêmes miasmes en oubliant que, même en changeant de pays victime. celles-ci produisent des émanations putrides identiques de leurs devancières,

    Ce Jean Bosco Kazura devrait-il être considéré comme un « burundophone rwandais » ou un « rwandophone burundais »?

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  4. fanche dit :

    malgré le pipot notoire des anglos saxons ca doit leur rapporter grave sinon leur pantin aurait dégagé, incroyable région quand meme ou dans un pays on est pres a sacirfier une génération éduquée a langue coloniale pour une autre en pretextant que celle ci saura plus bénefique au niveau emploi, mon derche auai allez demander aux ougandais ou kenyans si l’anglais leur apporte plus de boulot? autant se mettre au mandarin, quelle daube cette politique , lavez nous la tete les gars la vérité on la connait

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  5. TUKUMOMBO dit :

    C’est une fiction de guerre , il y a un agenda caché dont Les Rwandais sont complice , soit se faire victime enfin d’avoir gain de cause, une portion de terre pour eux seul dans un pays ou territoire qui ne leurs appartient pas? il s ont tout épuisés :mensonge, fausse rébellion, etc Voilà un malheureux Colonel à Bukavu arrêté lors des affrontements des étudiants Tutsi avec des Congolais soit disant qu’il disait aux Rwandais de rentrer chez eux, maintenant il est aux arrêts . il n’a pas tué, ni violé, ni volé or les violeurs , tueurs, voleurs sont libre et on négocie avec eux. Honte au pouvoir de Kinshasa, jusqu’à quand allez-vous caressés les Rwandais ou les Congolo-Rwandais dans le sens des poils, cad tout Congolais qui ose leur cracher la vérité en face est arrêté? Qu’on relâche ce Colonel Monsieur Marcellin Chichambo, Monsieur Muyez , et ceux qui ont une petite parcelle de pouvoir dans ce pays , trop c’est trop. Nous sommes informés ce colonel s’appelle Assani Bwansolu. s’il n’est pas empoisonné déjà.

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