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Rwanda : L’indépendance sous l’ombre des gloires partisanes

Publié : le 6 juillet 2014 à 16:11 | Par | Catégorie: Actualité

 Le 1er juillet 1962 le Rwanda obtenait son indépendance. C’était 3 ans après la révolution sociale de 1959.  52 ans après, l’anniversaire de l’indépendance nationale a été minimisé, passé sous silence, voire dénigré. Ce fut d’abord après un premier coup de force par le Général Habyarimana pour s’emparer du pouvoir en 1973 qui fonda ensuite le MRND le 5 juillet 1975, parti unique jusqu’au multipartisme de 1991 ; puis après la prise de Kigali par le FPR le 4 juillet 1994, date qui prévaut désormais sur le 1erjuillet où presque rien n’est organisé pour revisiter l’histoire coloniale.

Juvénal HABYARIMANA

Juvénal HABYARIMANA

Durant le régime du MRND, le 5 juillet, date de création du MRND, a prévalu sur le 1er juillet. Ainsi les militants ne cessaient de clamer que Habyarimana avait sauvé le Rwanda au bord du gouffre du régionalisme et de l’ethnisme. Cependant l’histoire a démontré que le Rwanda n’a jamais été guéri de ces maux.

Depuis juillet 1994, le FPR a fait prévaloir sa victoire de conquête du pouvoir sur la fête nationale du 1er juillet. Cette conquête s’étant réalisée à la faveur d’une guerre qui a pris fin dans un bain de sang sans précédent, ceci a encore exacerbé les clivages ethniques. C’était donc aussi une victoire d’une ethnie sur une autre. Comment donc faire d’une victoire d’un mouvement rebelle ethnique une fête nationale ?

L’enjeu était-il réellement l’indépendance en 1962 ?

L’indépendance du Rwanda a été obtenue sans véritable lutte comme ce fut le cas dans d’autres colonies. Elle s’est faite dans la prolongation de la « Révolution sociale », qui était basée sur un mélange de lutte de classes sociales et d’appartenance ethnique ; paysannerie hutue contre l’aristocratie tutsie et les privilèges accordés aux Tutsi à la fois. C’est d’ailleurs dans ce sens que les ethnies au Rwanda pouvaient être vues comme constituant des classes sociales basées non sur la richesse mais sur des privilèges des uns et l’asservissement des autres, notamment sous le système d’Ubuhake, système de servage des Hutu et des Twa au profit des Tutsi. L’appartenance à ces ethnies n’est pas artificielle mais héréditaire, sauf cas rares et exceptionnels.

G. KAYIBANDA

G. KAYIBANDA

C’est aussi dans ces antagonismes que l’indépendance a été octroyée à la jeune république dirigée par une jeune élite hutue alors que l’aristocratie tutsie détrônée avait pris le chemin de l’exil. Cette dimension ethnique a profondément caractérisé cette période et explique partiellement le fait que le Rwanda n’a que des pionniers de la révolution mais pas de père de l’indépendance comme c’est le cas ailleurs. Il n’est donc pas étonnant de voir que le FPR, issu des réfugiés tutsis de 1959 notamment, passe sous silence l’indépendance qui a été octroyée dans le parachèvement de l’abolition de la monarchie héréditaire dont les monarques étaient, par voie de conséquence, tous tutsis.

Paul KAGAME

Paul KAGAME

Ainsi, sous le MDR de Grégoire Kayibanda, les dates qui ont marqué la « Révolution sociale » de 59 étaient grandement célébrées. Sous le MRND de Juvénal Habyarimana, ces dates ont continué d’être célébrées mais dans une moindre mesure comparée au 5 juillet. Aujourd’hui le 4 juillet, le gouvernement du FPR de Paul Kagame célèbre en grande pompe le jour de la « Libération ». Et pour cause, aucun de ces hommes ne fait consensus pour être considéré comme quelqu’un qui a lutté pour tous les Rwandais et qui les a traités sur un pied d’égalité.

Pacifique Habimana

Jambonews.net

http://www.olny.nl/RWANDA/Histoire_History/C_Nkurunziza_Conflit_Rwandais.html

(Re)Découvrez notre analyse à l’occasion de la fête de la libération.http://www.jambonews.net/actualites/20130707-rwanda-fete-de-lindependance-ou-fete-de-la-liberation/ . Paru le 7 juillet 2013

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7 Commentaires à “Rwanda : L’indépendance sous l’ombre des gloires partisanes”

  1. L’article ci-dessus sur le Rwanda et son histoire a retenu mon attention.
    Ainsi,
    Je me permets de relever certaines contradictions, me semble-t-il, dans l’affirmation suivante : « C’est d’ailleurs dans ce sens que les ethnies au Rwanda pouvaient être vues comme constituant des classes sociales basées non sur la richesse mais sur des privilèges des uns et l’asservissement des autres, notamment sous le système d’Ubuhake, système de servage des Hutu et des Twa au profit des Tutsi. L’appartenance à ces ethnies n’est pas artificielle mais héréditaire, sauf cas rares et exceptionnels. »

    Pour ma part, dans le cas du Rwanda ancien,
    – Il serait difficile de distinguer la « richesse » des « privilèges » car, dans des régimes de type autocratiques, ce qui profitent des « privilèges » du pouvoir se partagent en même temps des « richesses » du pays ;
    – Votre hypothèse de « classes sociales », pour qualifier les pseudos ethnies au Rwanda, va dans le bon sens. Cependant, vous avancez immédiatement une affirmation contraire lorsque vous déclarez : « L’appartenance à ces ethnies [Hutu, Twa et Tutsi] n’est pas artificielle mais héréditaire, sauf cas rares et exceptionnels. »
    Cette affirmation mériterait un débat beaucoup plus approfondi. Néanmoins, je me permets de réagir sur deux points :
    – L’appartenance aux pseudos ethnies au Rwanda est artificielle. On ne naît pas Hutu, Tutsi ou Twa, on le devient ! C’est en effet la société (à commencer par la famille) qui décrète que tel ou tel est un Hutu, un Tutsi ou un Twa ! D’ailleurs, lors de la création de la carte d’identité par le pouvoir colonial (dans les année 30), certains Hutu sont devenus Tutsi – parce qu’ils étaient riches ; d’autres Rwandais autrefois Tutsi sont devenus Hutu – parce qu’ils étaient pauvres ! La même histoire s’est répétée après la fameuse « Révolution » de 1959 : les partisans de la « République » sont devenus Hutu, les nostalgiques de la monarchie absolue ont été catalogués Tutsi ! Or, dans les deux camps, il y avait et des Hutu et des Tutsi appartenant aux communautés établies avant l’époque coloniale.
    J’irais plus loin, à propos de cet aspect « artificiel » des ethnies en général : prenons l’exemple d’un enfant qui naît ici en Europe de parents Africains : un Bambara par exemple. Cet enfant né en exil, s’il n’est pas initié aux coutumes ancestrales de ses parents ; s’il ne parle pas la langue maternelle de ses parents ; s’il ne rentre pas au pays d’origine de ses parents pour y habiter ; en quoi serait-il un « Bambara » au sens strict du terme ? Cette question introduit le deuxième point au sujet de l’ « hérédité » :
    – En effet, vous affirmez que l’appartenance ethnique au Rwanda est « héréditaire » ! Alors là, vous allez trop loin !
    La couleur de la peau est héréditaire ; la couleur des yeux est héréditaire ; la différence des sexes [sauf des cas très particuliers] est héréditaire. Voilà quelques exemples de « traits identitaires » qui peuvent être considérés comme étant « héréditaires ». Dans une certaine mesure, ce qui est « héréditaire » n’est pas séparable du patrimoine biologique – « inné ». Pour cela, l’appartenance ethnique, plus particulièrement au Rwanda, serait plutôt un trait identitaire « acquis » de part l’influence socioculturelle. Car, à partir d’attributs « héréditaires », vous ne pouvez pas distinguer un Hutu d’un Tutsi ! A moins de sombrer dans des considérations fantaisistes au sujet de la morphologie (différence entre « petits » et « grands ») ; au sujet des aptitudes intellectuelles racistes (différences entre « Blancs » à peau noire et « grands enfants ») ; au sujet du statut social (différence entre « riches » et « pauvres »).

    Dans mes différents travaux de recherche universitaire, j’ai essayé d’aller un peu plus loin : au Rwanda, l’appartenance aux pseudos ethnies est « idéologique ». Mais, je m’arrête ici. Ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus, voici l’adresse internet où ils trouveront plus de détails : http://www.umusozo.com

    Cordialement,

    SEBUNUMA Déogratias
    Psychologue

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    • Habimana dit :

      Cher Sebunuma,

      Merci pour vos réflexions. Voici mes réponses à vos remarques:

      Vous dites « – Il serait difficile de distinguer la « richesse » des « privilèges » car, dans des régimes de type autocratiques, ce qui profitent des « privilèges » du pouvoir se partagent en même temps des « richesses » du pays ; ». Pas nécessairement, on peut bien avoir des privilèges mais et être pauvre. Dans le cas du Rwanda ancien par exemple, le fait même de ne pas pouvoir subir l’Ubuhake est un privilège.

      Vous continuez en disant:
      « …
      – L’appartenance aux pseudos ethnies au Rwanda est artificielle. On ne naît pas Hutu, Tutsi ou Twa, on le devient ! C’est en effet la société (à commencer par la famille) qui décrète que tel ou tel est un Hutu, un Tutsi ou un Twa ! D’ailleurs, lors de la création de la carte d’identité par le pouvoir colonial (dans les année 30), CERTAINS (souligné par moi) Hutu sont devenus Tutsi – parce qu’ils étaient riches ; d’autres Rwandais AUTREFOIS (souligné par moi) Tutsi sont devenus Hutu – parce qu’ils étaient pauvres ! La même histoire s’est répétée après la fameuse « Révolution » de 1959 : les partisans de la « République » sont DEVENUS (souligné par moi) Hutu, les nostalgiques de la monarchie absolue ont été catalogués Tutsi ! Or, dans les deux camps, il y avait et des Hutu et des Tutsi appartenant aux communautés établies avant l’époque coloniale. »

      Est-ce que vous connaissez quelqu’un qui a des parents d’une même ethnie à qui la famille ou la société auraient attribué une appartenance ethnique différente que celle de ses parents?!

      Vous dites que lors de la création de la carte d’identité certains Hutus sont devenus Tutsi parce qu’ils étaient riches. Ce qui est vrai. Mais dans quelles proportions le sont-ils devenus? – Et vice-versa, les Tutsi qui sont devenus Hutu, C’est dans ce sens que j’avance que c’est exceptionnel et rare. Et qu’est-ce qui a déterminé les appartenances initiales des uns et autres?

      Vous dites ensuite:

      « – En effet, vous affirmez que l’appartenance ethnique au Rwanda est « héréditaire » ! Alors là, vous allez trop loin !
      La couleur de la peau est héréditaire ; la couleur des yeux est héréditaire ; la différence des sexes [sauf des cas très particuliers] est héréditaire. Voilà quelques exemples de « traits identitaires » qui peuvent être considérés comme étant « héréditaires »… »

      Ici l’adjectif « héréditaire » veut tout simplement dire qu’on « hérite » son ethnie de ses parents. Ce n’est pas dans le sens de la génétique. Qui naît des parents tutsis/hutus est Tutsi/Hutu. C’est dans ce même sens qu’on dit par exemple qu’une telle monarchie est héréditaire.

      Ce n’est donc pas une contradiction d’affirmer, à la fois, que les ethnies au Rwanda sont une réalité à caractère héréditaire et social en même temps.

      Habimana Pacifique

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    • RASEC dit :

      MO cher Déo, vos remarques sont partinentes.Mais il me semble que dans l’Affaire IBUKA France vis SOS Racisme Français contre Pierre Péan, les Batutsi ses considèrent comme une RACE ET nullement comme membres d’un groupe ethnique. Pour eux, il n’y

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    • Bishara Umar dit :

      Monsieur Sebunuma,

      Merci pour cette volonté de nous éclairer sur cette question qui reste très délicate pour tous les rwandais.

      J’ ai quelques questions également à ce sujet:

      – Ne pouvons nous pas comprendre que l’ ubwoko (i.e. souvent dit ethnies: Twa, Tutsi, Hutu) soit une identité héréditaire dans le sens où dans la culture rwandaise, l’ ubwoko est transmis par le père? Par conséquent, ne pouvons nous dire que les rwandais naissent avec leur ubwoko / identité ethnique?
      Je suis en accord avec vous que psychologiquement, un individu peut façonner son identité par rapport à son environnement social (ou inversement). Donc, dans ce dernier cas seulement, nous pouvons parler de pseudo ethnie. Mais pas du point de vue de la culture rwandaise. L’ ethnie ne s’ efface pas par l’ éloignement de son territoire car vus l’ ensemble des nombreuses, malheureuses et regrettables vagues d’ exodes du peuple rwandais, l’ identité de l’ ubwoko ( ethnique) ne s’ est jamais effacée. Mais, socialement les exilés pouvaient choisir de l’ accentuer ou pas.

      – Pour la carte d’ identité introduite par l’ autorité de tutelle belge; lors de son introduction, la personne qui se revendiquait d’ un groupe/Ubwoko, ne devait t’elle pas 1) l’ affirmer elle même; 2) Apporter une personne témoin; 3) En montrer la preuve par ses possession?
      Ceci empêchait/ réduisait la pratique que vous indiquez ci-haut.
      Comment pouvons nous affirmer que l’ ubwoko constitue une classe sociale? Car, avant l’arriver des européens il y avait de notables Hutu que étaient aussi riche comme de notables Tutsi. ce qui a continué sous l’ époque de la tutelle belge mais leur influence et richesse furent progressivement réduit par le renforcement du pouvoir monarchique et le système des chefferies par l’ autorité colonisateur allemand puis de la tutelle belge.
      Ne pouvons nous donc pas constater que l’ ubwoko est totalement diffèrent des classes sociales? Car il y a toujours eu des Tutsi/Hutu dans chaque classe/niveau sociale (riches, moyen ou pauvre).
      Etre Hutu/Tutsi/Twa ne signifie pas que un individu appartient à un niveau social donné. Si les rwandais arrivent à une telle confusion, n’ y a-t-il pas un grand risque d’ une stratification sociale ségrégationniste qui contient un lot d’ injustices donc une menace pour tout le monde (kwikora munda)? Puis, les rwandais déterminent-ils leur ubwoko en fonction de leur niveau social (c’ est à dire de manière changeante continuellement)?

      – Au niveau de l’ aristocratie dite Tutsi, n’ est il pas utile de note que tous le Tutsi n’ étaient pas des aristocrates?
      En effet, avant l’ indépendance rwandais, le monarchie héréditaire rwandaise étaient celle de la dynastie Nyiginya (clan: Abanyiginya).
      Tous les Tutsi ne sont pas ni Abanyiginya et ne pouvaient être Rois (rang social et fonction). De même, tous les hutus de diverses clans ne sont pas des descendants des familles Abahinza (rang social et fonction).
      En mon humble avis, Il est important de souligner ce point car ce fut un grand reproche formulé en l’ encontre de l’ ubwoko tutsi, or ils étaient également soumis à l’ ubuhake même si ils avaient de privilège. Peuvent les historiens (ayant une approche scientifique et non partisane) nous éclairer?

      Si les rwandais arrivent à avoir une clarté sur leur ubwoko, et focaliser plus sur la vérité, l’ équité, le droit à la justice et au progrès pour tous un grand pas vers l’indépendance Véritable pour être achevé.

      Il n’ y a aucun mal dans ubwoko. Nous nous devons de comprendre l’ autre et l’ accepter dans toute sa dignité.

      Monsieur Sebunuma, merci pour les recherches que vous entreprenez et que elles soient porteuse de paix pour tous les rwandais.

      Peace

      B.U.

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  2. Hami Patrick dit :

    Quelques précisions s’imposent…

    Lorsqu’on parle de l’indépendance du Rwanda et des événements qui l’ont entourée, on a toujours tendance à passer sous silence
    le rôle de l’ONU et du contexte international de l’époque.
    Pour rappel, avec l’ONU, le Rwanda est passé du régime de mandat de la SDN au régime de tutelle. Et ce n’était pas seulement une question de terminologie.
    En effet, avec le mandat, l’indépendance n’était pas clairement envisagée, du moins à brève échéance. Par ailleurs, la participation à la vie socio-politique n’était pas une obligation. Ce qui ne sera plus le cas avec le régime de tutelle. L’ONU va insister sur ce dernier point, notamment à travers les visites triennales dont les rapports ne manqueront pas de rappeler cet aspect. C’est ce qui obligera la Belgique à organiser des élections à partir de 1953. Celles-ci contribueront à sensibiliser et surtout à faire prendre conscience à l’élite hutu de son état de marginalisation.
    C’est à partir de ce moment que les buts de l’indépendance sont différemment perçus chez les hutus et chez les tutsi.
    Pour l’élite tutsi, les Blancs devaient partir tout de suite pour qu’ils retrouvent leurs pouvoirs d’antan. On rappellera à ce propos que le refus de la domination étrangère datait déjà de l’époque du Roi Musinga qui finira par être destitué et remplacé par son fils considéré comme plus obéissant.
    Par contre pour l’élite hutu, l’étranger devait d’abord les aider à se défaire de l’oppression séculaire que les hutus subissaient. On se rappellera à cet effet ces propos de Richar Kandt : « Les Wahutu ont un comportement étrange. En présence de leurs maîtres, ils sont graves et réservés et se dérobent aux questions. Mais aussitôt que les Watutsi ont tourné le dos à notre camp et que nous nous retrouvons seuls avec eux, ils nous disent presque tout ce que nous voulons savoir, et même ce que je ne voudrais pas savoir, car je suis impuissant devant leurs requêtes et leurs difficultés, lorsqu’ils se plaigent de l’oppression qu’ils doivent subir et de leur privation totale de tout droit. » (Reinhart Bindseil, Le Rwanda et l’Allemagne depuis le temps de Richard Kandt. Berlin, Dietrich Reimer Verlag, 1988. P. 66).
    Compte tenu de ce qui s’est passé autour des années 60, il est donc tout à fait normal que les héritiers de l’élite tutsi de cette époque ne se sentent pas concernés par une indépendance qui n’était pas conforme à leur point de vue et dont ills rendent responsable de leurs malheurs.
    Comme le disait l’historien français A. de Tocqueville, « l’histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d’originaux et beaucoup de copies. »
    Qui vivra verra.

    Patrick Hami

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  3. Bonjour,

    Je remercie la personne qui a pris le temps de lire mon dernier commentaire et d’y répondre.
    – En ce qui concerne la question de l’histoire du Rwanda, j’ai déjà apporté une modeste contribution : mes différents ouvrages peuvent être consultés dans divers établissements universitaires (bibliothèques) en Europe et en Amérique (USA et Canada). Je répondrai à toute question qui me serait posée à partir de mes écrits.

    – En ce qui concerne la question d’ethnie, il est important que le débat soit ouvert à tous ceux qui voudraient s’exprimer. Seulement, le débat mériterait un espace beaucoup plus ouvert (et non sur un site Internet). J’ajouterais que le terme « ethnie » est très discuté même parmi les chercheurs. Pour ceux qui l’utilisent, il existe trois critères pour qu’un groupe social soit qualifié d’ethnie : la langue, des coutumes ou traditions communes et un territoire.
    A partir de ces trois critères, il n’y aurait qu’une seule ethnie au Rwanda !

    Bon ! Je m’arrête là !

    P.S. : pour ceux qui voudraient répondre à mon commentaire, merci de donner votre point de vue à vous, c’est ce qui compte. Ce n’est pas la peine de faire des citations d’ouvrages.

    SEBUNUMA Déograitas

    http://www.umusozo.com

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  4. Je remercie toutes les personnes qui ont apporté leur contribution au débat (commentaires ci-dessus), au sujet de la question du terme « ethnie » et son utilisation au Rwanda. Merci aussi à tous ceux qui ont apporté des précisions complémentaires sur les événements historiques des années 1960 au Rwanda (circonstances de l’accession à l’indépendance).

    A ceux ou celles qui désireraient approfondir la question du terme « ethnie » et son utilisation dans le contexte du Rwanda – hier et aujourd’hui -, je me permets de leur recommander l’ouvrage de Alexis KAGAME : « Les organisations socio-familiales dans le Rwanda ancien » – ouvrage tiré de sa thèse de Doctorat en 1954. Les observations de cet auteur sur le sujet qui nous intéresse sont toujours d’actualité (il est possible de consulter cet ouvrage à la Bibliothèque Royale de Bruxelles).

    Pour d’autres questions concernant les mutations socioculturelles au Rwanda et certains aspects psychologiques et/ou psychopathologiques consécutifs à l’usage abusif du terme « ethnie » (dans le contexte historique du Rwanda), il est possible de consulter les différents travaux que j’ai déjà publiés sur le sujet : dans plusieurs bibliothèques (Europe, USA, Canada), mais aussi sur mon site web : http://www.sebunumadeogratias.com

    Je répondrai à toutes vos questions, à partir de mes travaux déjà publiés ; vous pouvez aussi enrichir mes travaux, en proposant vos commentaires et suggestions.

    Bonnes Fêtes de fin d’année à toutes et à tous, et Bonne Année 2015.

    SEBUNUMA Déogratias

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