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Changements des constitutions dans l’Afrique des Grands Lacs: Le point sur le Rwanda (1ère partie)

Publié : le 31 mars 2015 à 9:11 | Par | Catégorie: Actualité

Les deux années à venir vont être cruciales pour le continent africain, compte tenu de nombreuses échéances électorales en prévision, et ce que ces scrutins représentent en termes de paix, de stabilité politique et surtout d’alternance. Ainsi, plus d’une dizaine d’élections présidentielles se tiendront en Afrique ; des élections qui ne vont pas forcément ouvrir la voie de l’alternance, car beaucoup de chefs d’Etat en fin de mandat sont en manœuvres pour tenter de se maintenir au pouvoir malgré les limitations imposées par les lois fondamentales de leurs pays respectifs.

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Kagame prêtant serment sur la constitution lors de son intronisation en 2010

Dans la région des Grands Lacs d’Afrique, région minée par des années de guerre, les présidents Pierre Nkurunziza du Burundi, Joseph Kabila de la RDC et Paul Kagame du Rwanda en sont à leurs derniers mandats selon leurs constitutions respectives. Les trois sont également gagnés par la tentation de modifier leurs constitutions pour se perpétuer au pouvoir. Ainsi, les entourages de ces dirigeants ont déjà commencé à préparer l’opinion dans leurs pays respectifs à coup d’arguments déjà entendus auparavant, et parfois dans la violence, pour ouvrir la voie à la modification des constitutions, étape inéluctable pour permettre à ces chefs de se maintenir aux affaires.

Rwanda : Paul Kagame ou rien

Au pays des Mille Collines, Paul Kagame, le tout puissant chef de guerre devenu l’homme fort du pays en 1994 après la victoire de son mouvement le Front Patriotique Rwandais sur les forces de l’ancien régime de Habyarimana, verra son mandat s’achever en juillet 2017 après 23 ans à la tête d’un pays qu’il dirige, en réalité depuis 94, d’une main de fer. En effet, la constitution rwandaise limite le nombre de mandats présidentiels à deux, néanmoins plusieurs éléments portent à croire que Paul Kagame est tenté de modifier les règles pour rester au pouvoir.

Kagame1Si l’homme entretient le flou sur ses intentions en 2017, les tractations dans le pays ces dernières semaines laissent présager une modification de la constitution dans les mois à venir pour permettre à Paul Kagame de se succéder à la tête du Rwanda. Ces derniers temps dans le pays, que ce soit au cours d’une célébration de la journée internationale de la femme, ou lors d’une réunion de parti politique ou aux cultes, à chaque évènement, quels que soient sa nature et son initiateur, le message est passé : Paul Kagame doit rester aux commandes après 2017. Les arguments avancés pour défendre la reconduction de Paul Kagame sont les mêmes que ceux proférés par d’autres dictateurs du continent, notamment « on a besoin de stabilité politique et de continuité dans le développement », ou « la population elle-même le demande ». Cependant, dans le cas du Rwanda, les supporters de Paul Kagame brandissent aussi les progrès socio-économiques opérés sous leur mentor pour réclamer son maintien. « Le gouvernement de Président Kagame a bien dirigé et bien développé les Rwandais par rapport aux  autres gouvernements précédents. Alors, je voudrai que l’on passe au référendum pour que Kagame soit réélu pour le troisième mandat » déclare une certaine Alphonsine Mukakibogo lors d’un débat publique organisé sous la direction des autorités locales dans la province du Nord d’après ce que rapporte le medias en ligne progouvernemental newsofrwanda.com.

L’argument sécuritaire est aussi largement agité pour soutenir la pérennisation de Kagame au pouvoir. A chaque occasion, il est rappelé que c’est lui qui aurait mis fin au génocide en 1994 et aurait réussi à stabiliser le pays et à le rendre le plus sûr de la région au plan sécuritaire.

Les medias du régime au centre du projet

Dans cette campagne affinée et discrète, visant à promouvoir la reconduction du général Kagame à la fin de son mandat dans 2 ans, les medias jouent un rôle central. De ce fait, les événements en rapport avec la fin de mandat du président sont couverts de façon unilatérale et caricaturale dans les médias traditionnels pro-régimes. La combine devient d’autant plus aisée qu’au pays de mille collines beaucoup de journalistes préfèrent jouer le jeu du gouvernement de peur d’être emprisonnés, voire assassinés. Il n’existe pratiquement plus ni de médias libres, ni de journalistes indépendants qui n’aient encore fui le pays pour sauver sa vie.

Assurés de ne pas croiser un media antagoniste qui viendrait compromettre le message officiel, les hommes de medias à la solde du régime sillonnent le pays, incrustent les évènements de tout genre pour questionner la population et lui demander si elle est pour ou contre la candidature du président en 2017.

Bien entendu au Rwanda, oser se prononcer contre la candidature de Paul Kagame, est une chose impensable, encore moins devant une caméra de télévision. D’où des requêtes incessantes dans les medias, exhortant  » le champion, le pacificateur, le héros, le réformateur Kagame », à modifier la constitution pour se représenter. Il est navrant de constater que pendant qu’au Congo et au Burundi voisins, les appels, les manifestations mêmes les révoltes des populations foisonnent pour exhorter leurs chefs d’Etats à se retirer, au Rwanda la population exige le contraire, ce qui suscite des interrogations. C’est en tout cas un indice qui permet de se rendre compte de l’état de siège dans lequel les Rwandais sont face à ce régime, on serait tenté de dire du FPR, mais qui en réalité se trouve entre les mains de quelques-uns, voire d’un seul homme fort.

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Les meetings de campagne de Kagame sont de vrais démonstrations de force avec des paysans devant jouer malgré eux le jeu

Dans la foulée, la population, surtout les paysans, se prêtent au jeu et font des déclarations quelques fois chocs, comme celle d’Emérence Uwiragiye, une paysanne du nord du pays qui a déclaré il y a quelques jours qu’ « elle mettra fin à ses jours si Kagame ne se représente pas en 2017 ». En outre, certaines correspondances adressées à Paul Kagame par les citoyens rwandais de l’intérieur tout comme ceux vivant à l’étranger lui sommant de se représenter sont publiés dans les medias progouvernementales. Objectif ? Vendre la candidature de Kagame à l’opinion publique, tout en rendant inaudible tout point de vue hostile à la reconduction de l’homme fort du pays après son mandat.

Kagame : le seul choix possible.

Dans ce projet de vendre un troisième mandat de Kagame à la population rwandaise, l’intéressé de son côté met son grain de sel, et c’est dans ce cadre qu’au cours de la dernière retraite annuelle des dirigeants du pays ( Umwiherero) qui s’est tenue du 28 février au 2 mars à Gabiro, au Nord-Est du Rwanda, Paul Kagame a sèchement tourné en dérision les dignitaires de son régime. Dans ce « show » soigneusement préparé, et retransmis en direct à la télévision nationale, l’homme a énuméré les maux qui gangrènent son régime, notamment la corruption, et s’est livré à une interminable diatribe contre les différents hauts cadres du pays qu’il a traités « d’incompétents » et de « lents » dans l’accomplissement des projets.

A travers ce «show kagaméen», le général président a tout fait pour marquer ses distances avec la classe politique du pays, qu’il qualifie « d’incompétente, paresseuse et corrompue », et s’est placé comme la seule personne ayant l’expertise nécessaire pour tenir les manettes du pays (Pour en savoir plus voir article ici). A travers son « show », Kagame voulait passer un message clair à la population: « personne dans la classe politique du pays n’est capable de me remplacer ». En l’absence d’une personne compétente pour assumer le pays après 2017 selon ce que sous-entend le président, l’on attend que ce dernier annonce, probablement dans les semaines ou mois à venir, « qu’il est obligé de rester pour le bien du pays ».

L’homme lui-même n’a jamais nié ses ambitions de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat, même s’il n’a pas non plus avoué explicitement ses intentions. « Je pense qu’à un moment, nous devons laisser les pays et leurs populations décider par eux-mêmes de leurs propres affaires », avait-il répondu lors qu’on lui a demandé s’il comptait modifier la constitution pour se représenter en 2017 à l’occasion d’une conférence tenue en avril 2014 à l’université de Tuft dans le Massachusetts.

La terreur au cœur du projet

A côté de cette propagande visant à préparer la candidature de Paul Kagame en 2017, le régime rwandais a entrepris au sein de ses rangs une purge visant à écarter les personnes peu convaincues ou hostiles au projet. Cela fut le cas de l’ancien ministre de la justice Tharcisse Karugarama qui a été remercié en mai 2013, car il estimait que Kagame devrait céder le pouvoir en 2017 conformément à la constitution.

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Col. Tom Byabagamba,Sergent Francois Kabayiza et Brig Gen. Frank Rusagara

L’arrestation et l’emprisonnement en aout dernier du général à la retraite Frank Rusagara, le colonel Tom Byabagamba, et le capitaine David Kabuye, trois officiers de l’armée rwandaise longtemps influents et qui ont appartenu au premier cercle du président, s’inscrira aussi, selon les observateurs bien informés, dans ce projet de reconduction de Kagame à la tête du pays après la modification de la constitution.

De plus, les assassinats à Kigali il y a quelques semaines du richissime homme d’affaire Assinapol Rwigara et du docteur Gasakure, ex-médecin personnel de Kagame, ont résonné dans le pays comme un signal sans équivoque envoyé à tous ceux qui seraient plus sur la même longueur d’onde que Kagame et qui risquerait de ne plus le soutenir sans faille pour le scrutin de 2017.

Force est de constater que les manœuvres en vue de préparer un troisième mandat du général Kagame se déroulent même en dehors des frontières rwandaises avec les méthodes musclées propres au régime de Kigali. Ainsi des opposants et des voix critiques du gouvernement rwandais qui habitent au Canada ont annoncé ce 22 mars, faire l’objet de sérieuses menaces, émanant des escadrons de la mort dépêchés en masse ces derniers jours au Canada par le régime de Paul Kagame, pour « intimider ou même assassiner ces opposants », a annoncé le Journal canadien Metro. Le ministre de la Sécurité publique du Canada, Steven Blaney, a été saisi pour enquêter sur la présence de ce «commando» rwandais sur le sol canadien (Pour en savoir plus voir article ici).

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Article 101 de la constitution rwandaise

Le régime de Kigali connu pour sa « terreur transfrontalière », terme utilisé par HRW, essaie de faire taire les opposants de l’extérieur du pays avant de lancer la phase finale du projet visant à modifier l’article 101 de la constitution qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux

Toutefois, une question mérite d’être posée pour le moment : comment la communauté internationale réagira-t-elle aux agitations de Paul Kagame qui aspire à revêtir la costume de président pour 7 ans supplémentaires, voire plus, à vie ? Le dictateur qui a longtemps bénéficié d’un traitement de faveur de la part d’une communauté internationale qui se sentait coupable de son inaction pendant le génocide de 1994, est tombé peu à peu en disgrâce surtout auprès des pays qui l’avaient toujours soutenu jusqu’à présent. Si la communauté internationale a fermé les yeux sur les deux victoires (en 2003 et 2010) au cours de deux simulacres d’élections remportées avec des scores staliniens, elle risque cette fois de se montrer moins clémente au maintien de ce dernier aux commandes, d’autant plus que l’homme est aujourd’hui dans le collimateur de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme pour ses nombreuses atrocités au Rwanda et au Congo voisin.

Jean Mitari

Jambonews.net

 

 

 

 

 

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10 Commentaires à “Changements des constitutions dans l’Afrique des Grands Lacs: Le point sur le Rwanda (1ère partie)”

  1. Gikongoro dit :

    7 ans de plus pour ce bourreau, pas question

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  2. Semanzi Paulin dit :

    Comment réagira la communauté internationale ?
    Vous avez droit de vous poser cette question. Mais n’est-ce pas fataliste de la part du peuple rwandais d’attendre que cette communauté étrangère résolve leur problème? N’est-ce pas cette communauté internationale qui a instauré ce sanguinaire et qui fait tout pour éradiquer les FDLR (« TERRORISTES »). Restons réalistes: pourqoui ses Maîtres du monde devraent se débarasser de Kagame qui défend leurs intérêts? P-c-q ils aiment les Rwandais et les Congolais, victimes de Kagame? Le problème des occidentaux est loin d’être Kagame, mais bien Poutine, Assad, Mugabe qui entravent leurs intérêts. Et même ici, on remarque les limites de ces PUISSANTS du monde.
    C’est le peuple rwandais qui doit se débarrasser de leur bourreau et personne d’autres. Or comme vous le dites, des changements pacifiques sont possible au Burundi, au Congo et même en Ouganda mais quasiment impossible au pays de Kagame où tout problème ne connaît qu’une solution: « KILL ».
    Arrêtons de rêver et ne faisons que comparer la réaction de l’occident sur 2 personnaliés: Assad de la Syrie et Kagame du Rwanda. D’un côté, ils ont armé des milices (dont ISIS) qui combattent Assad, ils disent tout haut que Assad doit partir et ne veulent même pas négocier avec lui. Pendant qu’ ils continuent à financer Kagame, que ceux qui le combattent militairement sont qualifiés de terroristes, voir même incarcerés. Et les rwandais continuent à attendre de ces gens qu’ils chassent leur protégé. Plus naif, on meurt

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  3. RASEC dit :

    Les progamistes s’agitent dans tous les sens.Kagame est dit général et président de notre pays.
    En sa qualité de président, il a juré de resopecter la constitution qu’il a lui-même fait rédigé et promulguée.
    Un général digne de ce nom doit respecter sa parole d’une part et en tant que Président il est le gardien du respect de la constitution.
    En 2003, Kagame crée un groupe des siensà savoir uniquement les membres du FPR chargés de rédiger la constitution, le tout dans le strict respect des directives du commandant suprême. Le texte final dit constitution appélee constitution Kagame a été, pour la forme, soumis aux Rwandais pour approbation et puis promulgué par le même Kagame.

    Le constat: « Le président du PDI (Parti Démocratique Idéal) et Ministre de la Sécurité intérieure, Moussa Fadhil Harerimana se révolte contre une certaine tendance de l’opinion publique selon laquelle les mandats du Président de la République doivent être limités à deux au moment où les citoyens réclamment la reconduction de ces mandats pour qu’il continue son programme et sa vision de développement du pays ».

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  4. RASEC dit :

    Les progamistes s’agitent dans tous les sens.Kagame est dit général et président de notre pays.

    En sa qualité de président, il a juré de respecter la constitution qu’il a lui-même fait rédigée et promulguée.
    Un général digne de ce nom doit respecter sa parole d’une part et en tant que Président, il est le gardien du respect de la constitution d’autre part.

    En 2003, Kagame a crée un groupe compsé des siens à savoir uniquement les membres du FPR, chargés de rédiger la constitution, le tout dans le strict respect de ses directives. Le texte final dit constitution appelée constitution Kagame a été, pour la forme, soumis aux Rwandais pour approbation et puis promulgué par le même Kagame.

    Le constat: « Le président du PDI (Parti Démocratique Idéal) et Ministre de la Sécurité intérieure, Moussa Fadhil Harerimana se révoltent contre une certaine tendance de l’opinion publique selon laquelle les mandats du Président de la République doivent être limités à deux au moment où les citoyens réclamment la reconduction de ces mandats pour qu’il continue son programme et sa vision de développement du pays ».

    Au regard des divagations de ces deux messieurs, qui s’agitent dans tous les sens alors que le commandant suprême n’a encore rien dit, il me semble qu’ils n’ont jamais lu notre constitution. S’ils l’ont lue, pour eux le ridicule ne tue pas.

    En effet, en 2003 et 2008, Kagame a été pourtant limpide et son ministre de l’intérieur ne l’a pas écouté ou lu: L’article 101 alinéas 1 et 2 dit

    « Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois ( alinéa 1).
    En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels (alinéa 2). »

    L’alinéa 2 dit : en aucun cas c’est -à-dire jamais.

    Il s’ensuit que l’alinéa 2 de l’article 101 exclut en tout état de cause la révision constitutionnelle.
    Kagame a dit que le nombre de mandats du Président est: 2 maximum et jamais un trois ou quatre.
    Or, certains ploutocrates qui ont peur de perdre leurs privilèges après le départ de leur chef font dire au Président ce qu’il n’a pas dit dans les deux versions de notre constitution à savoir française et anglaise qui sont rigoureusement identiques.
    Kagame a publiquement dit que les présidents qui révisent les constitutions de leurs pays sont des dictateurs qui entendent s’accrocher au pouvoir par tous les moyens et que ce n’est et ce ne sera sûrement son cas.
    Kagame est homme de parole et fait toujours ce qu’il dit. Aucun Rwandais ne peut en instant imaginer Kagame revenir sur sa parole. La voix des dirigeants des parties d’opposition fait défaut. C’est à eux de remettre ces experts en divagations à leurs place.
    eftective.

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  5. RASEC dit :

    Les divagations des envoyés de Kagame ou la honte enterrée par les dignitaires du régime rwandais.
    Sur la révision de la constitution, voici ce que dit la constitution actuelle de notre pays

    « Article 193.
    L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République après délibération du Conseil des ministres et à chaque chambre du Parlement sur vote à la majorité des deux tiers de ses membres.
    La révision n’est acquise que par un vote à la majorité des trois quarts des membres qui composent chaque chambre.

    Toutefois, lorsque la révision porte sur le mandat du président de la République, sur la démocratie pluraliste ou sur la nature du régime constitutionnel, notamment la forme républicaine de l’État et l’intégrité du territoire national, elle doit être approuvée par référendum, après son adoption par chaque chambre du Parlement.

    Aucun projet de révision du présent article ne peut être recevable. »

    Où est-il mentionné que les Rwandais ont droit de demander à Kagame de résviser la constitution pour qu’il soit président à vie?
    Le ridicule ne tue pas

    Sut le nombre de mandat

    Voici ce que commandant suprême a dit:

    « Article 101.

    Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois.
    En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels. »

    Kagame a donc limpidement et expressément dit que  » en aucun cas cet article ne peut être révisé », sous peine de violer la constitution.

    Où est-il mentionner que Kagame doit rester président à vie?

    Article 98, alinéa 2 dit:
    Le président de la République à savoir Kagame est le gardien de la Constitution.
    Les faits: Kagame est un expert dans la violation de la constitution et dans le destruction de l’unité nationale dont il prétend être le garant au premier chef.

    En application de l’article 104 de notre constitution , voici ce que Kagame a dit devant des milliions de Rwandais:

    Serment du président de la République.

    Avant d’entrer en fonction, le président de la République prête serment devant le président de la Cour suprême en présence deux chambres réunies du Parlement en ces termes :

    « Moi, Pagame Paul, je jure solennellement à la Nation :
    1° de garder fidélité à la République du Rwanda;
    2° d’observer et défendre la Constitution et les autres lois;
    3° de remplir loyalement les fonctions qui me sont confiées;
    4° de préserver la paix et l’intégrité du territoire;
    5° de consolider l’unité nationale;
    6° de ne jamais utiliser les pouvoirs qui me sont dévolus à des fins personnelles;
    7° de veiller aux intérêts du peuple rwandais.

    En cas de parjure, que je subisse les rigueurs de la loi.

    Que Dieu m’assiste. »

    Les faits: Kagame a maintes fois bafoué son serment. Par sa volonté sans équivoque d’être président à vie contrairement à ses dires explicites, Kagame veut aller plus loin dans la violation de la loi fondamentale.
    Kagame a toujours agi graduellement. Dans, la prémière phase, il a envoyé les obligés sur le terrain pour faire de la bouffonnerie, diffuser les divagations à grande échelle et soutenir sans vergogne que les Rwandais demandent à Kagame d’être président à vie. Il est actuellement à la phase deux: dans son interview accordé à RFI, il a repris les dires incohérents de ses obligés selon lesquels c’est le Peuple Rwandais qui lui demande de réviser la constitution, sans même lire préalablement ses propres dires clairement mentionnés dans sa constitution à savoir les dispositions ci-dessus reproduites.

    Ce qui est extrêmement inquiétant, c’est qu’il mentionne Dieu dans notre constitution. C’est celui-ci qui lui a-t-il demandé de bafouer la constitution?

    Que le Plus Haut ait Pité de lui.

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  6. Kadafi dit :

    Je suis loin d’être un partisan de Paul Kagame, mais il faut reconnaitre une chose, malgré son leadership musclé, il est quand même parvenu à pacifier le pays depuis ces vingt dernières années. Il n’y a aucune vraie démocratie en Afrique, et je crois que même ce concept est étranger aux mentalités africaines.
    Les seules personnes capables de le renverser, sont en réalité pire que lui, posez vous une question simple, quel président a été élu démocratiquement au Rwanda ?
    Si Juvénal Habyarimana avait gagné la guerre contre le FPR, croyez-moi il serait encore au pouvoir ! L’important à l’heure actuelle c’est la sécurité et le développement du pays, choses que Kagame parvient à maintenir contrairement à ce que disent les mauvaises langues. J’ai été trois fois au Rwanda ces deux dernières années, et les rues de Kigali sont plus sûres et propres que beaucoup de capitales européennes. Je ne dis pas que tout est parfait, mais quand on regarde d’où le Rwanda vient, c’est un miracle, on aurait pu se trouver face à une situation similaire à la Somalie.
    Kagame n’est pas éternel, il aura 60 ans quand viendra le moment de sa réélection en 2017, j’espère qu’il profitera de ce mandat pour préparer une succession crédible à la tête du pays.

       2 likes

  7. RASEC dit :

    Kadafi, tout homme a ses défauts et ses qualités. Kagame a des défauts et des qualités.
    Ses qualités:
    – Il sait se faire respecter et partant faire respecter notre pays. Avec lui, les Rwandais sont sont certains d’être protégés contre toute menace extérieure et ce, quelle que soit sa nature.
    – Kagame dit publiquement ce qu’il pense aux maîtres du monde, donneurs de leçons. Le Président américain Georges Bush l’a lui-même reconnu publiquent( Kagame est un président qui sait se faire respecter, a-t-il dit).

    La grandeur d’une nation ne se mesure pas par sa superficie ou ses richesses mais par la qualité de ses dirigeants.

    Ses défauts:
    – Kagama a peur de la compétition politique. Pour lui, l’idéologie politique et par conséquent les idées politiques sont accessoires et face à ses adversaires politiques, seule la loi de la force compte.Pour lui, un adversaire politique est un ennemi et non pas un dirigeant potentiel et élément impératif dans tout régime qui se dit démocratique.
    – Il est assoiffé d’argent et du pouvoir et donc de la richesse.D’où sous son régne, la valeur d’un Rwandais se mesure non pas par ce qu’il apporte à la communauté mais par son portefeuille, le libéralisme économique et la déréglémentation sans égal de l’économie de notre pays avec des conséquences d’une extrême gravité sur la vie des millions de Rwandais.
    – La conséquence logique de sa doctrine et de sa politique économique est la cession des entreprises publiques, patrimoine du Peuple Rwandais (sur lequel le Rwanda s’était tojours s’arc’bouter dans les circonstances difficiles) aux charognards internationaux anglo-saxons.Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances en économie pour savoir que les entreprises étrangères dans notre pays ne financent pas les PME, grandes créatrices d’emplois pour non jeunes diplômés et partant de la richesse mais répatrient tous les bénéfices dans leur pays d’origine. Elles ne participent donc rien au développement économique et social de notre pays.
    Kagames et les siens sont des associés des ces charognards et placent, eux aussi, leurs magots à l’étranger et créent par conséquent des emplois ailleurs qu’au Rwanda.
    – Le mépris absolue du bas peuple et absence de compassion humaine élémentaire.
    Il ne s’agit pas, pour ma part, d’un jugement à son endroit mais d’un constant. Il sera jugé par l’histoire car tout dirigeant d’un pays est ,en tout étar de cause jugé, par l’histoire.Il ya des méfaits que l’histoire ne pardonne jamais pour un dirigeant: le mépris à l’égard de son Peuple et la tyrannie.

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  8. Bosco dit :

    7 ans de plus c’est tout ce qui pourrait nous arriver de mieux…

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  9. inyange dit :

    Je n’ ai pas vote pour lui les deux derniere fois , mais cette fois je le ferai bien. On en finit pas de le critiquer mais franchement sans lui ce serait le bordel , il faut bien l’ avouer. 7 ans ce n’ est pas la fin du monde. Nous sommes encore traumatisés par la guerre. We are not ready for change.We are not.To put it bluntly, we need time (7 years) to imagine Rwanda without him.

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  10. Joe dit :

    Cher RASEC et redacteurs de jambonews, j’ai longtemps commenté dans vos articles qu’un sentiment de haine ou de vengeance ne peut en aucun cas résoudre vos problèmes car il ne fait qu’orienter votre plume ou votre langue loin de la réalité. tout regime a ses faiblesses et ses forces. si les faiblesses pèsent bcp plus que les forces c’est la catastrophe comme celle qu’a connu le Rwanda il y a 21 ans exactement, dans le cas contraire il y a espoir d’un progrès et celui-ci est processus, les problèmes que les anciens dirigeants avaient laissé au Rwanda et à ses fils sont à la base même des questions que vous vous posez jusqu’aujourd’hui, car le Rwanda d’aujourd’hui combat jour et nuit avec les conséquences de la pire gouvrenance je dirai même qu’a connu le Rwanda d’autre fois, malgré ses conséquences le Rwanda a déjà depassé plusieurs pays en matière de gouvernance et de progrès et pourquoi pas n’est pas maintenir la barre haute telle qu’elle est. Bien sur ceci aura des conséquences pour certains fils du Pays entre autres les paresseux, ivrognes, les divisionistes et personnes qui sont rongés par la haine, les detourneurs des biens publics, les fugitifs, les combattants sans objectifs, les mediocres, les pessimistes, pour ne citer que ceux là… conséquences attirées par soi même, chaque pays au monde compte des personnes pareilles mais n’a arrêtent pas tout de même d’avancer, avec le temps leur nombre se reduit nous en avons l’expérience et nous avons l’espoir qu’ à un certain moments on aura plus à les apprendres quoi que ce soit mais leur propre sort leur servira d’expérience. mes chers frères, de fois la haine nous guide à faire de fausse accusations pour quelqu’un, veuiller à demander plus moins des petites preuves pour chacune d’accusation que vous portez à la personnes de Kagame, juste de petite, le Rwanda est un pays de droit aujourd’hui où n’importe qui repond à ses accusations, général, colonel, ambassadeur, ministre et plusieurs autres, n’étant pas habituer à ce genre d’interpellation sur le continent africain, la communauté internationale et certaines personnes pensent que ces arrestations sont arbitraires et politiques, chers amis je vous promet que le future vous reserve des reponses à vos questions, regarder biens les pensées que vous aviez juste au lendemain du génocide face au FPR et celles que vous avez aujourd’hui face à ce même FPR? wait and see votre pays est sur une bonne voie.

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