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Rwanda: « Unir et défendre toutes les victimes », la Présidente de Jambo ASBL s’exprime

Publié : le 8 avril 2016 à 19:27 | Par | Catégorie: A la une, Actualité

22 ans après l’horreur absolue, le peuple rwandais essaie toujours de se relever. « Tragédie », « cataclysme », « apocalypse », les mots ne suffisent pas pour décrire ce qu’ont vécu les Rwandais en ce mois d’avril 1994. S’en suivirent des années de calvaire avec d’un côté ceux qui essayaient de se reconstruire malgré le drame et de l’autre ceux qui continuaient à fuir la folie humaine dans les forêts congolaises. De cette tragédie, la région des Grands Lacs d’Afrique ne s’en est toujours pas remise. Depuis 1990, aux crises de réfugiés succèdent des crises politiques et des conflits intrarégionaux. C’est dans ce contexte tragique que des jeunes se sont levés et ont créé une organisation nommée Jambo ASBL avec l’objectif disent-ils: « de contribuer à mobiliser les ressources nécessaires à l’instauration et à la pérennisation d’états de droit dans la région des Grands Lacs« .  La défense et la protection des victimes, la justice, le vivre ensemble ainsi que la reconstruction, tels sont les enjeux sur lesquels JamboNews a voulu s’entretenir dans cette première partie de l’interview avec la nouvellement élue Présidente de Jambo ASBL, Natacha Abingeneye. 

L’interview sera publiée en deux parties, découvrez ci-dessous la première partie de l’interview.

Si vous souhaitez découvrir la seconde partie de l’interview, cliquez ici.

Capture d’écran 2016-04-08 à 19.30.31

Natacha Abingeneye, Présidente de Jambo ASBL

Jambonews : Bonjour, Madame Natacha Abingeneye et merci d’avoir accordé votre première interview à JamboNews. Vous avez été élue à la tête de Jambo le 6 février 2016, parlez-nous un peu de cette organisation ? 

Natacha Abingeneye : Bonjour et merci de m’avoir invitée. En quelques mots, JAMBO asbl est une association de jeunes originaires de la région des Grands Lacs d’Afrique, en majorité du Rwanda comme moi-même. Fondée en 2008 et basée à Bruxelles, notre association a pour but de promouvoir les échanges socioculturels, et de mener des projets visant la paix, le dialogue, la justice et le développement durable en Afrique des Grands Lacs et au sein de sa diaspora.

Qu’est-ce qui a motivé votre engagement en tant qu’activiste au sein de Jambo ASBL ?

Le constat du bilan humanitaire catastrophique de la région des Grands Lacs d’Afrique! Cette région est aujourd’hui tristement célèbre pour ses tragédies, génocides et autres innommables crimes contre l’humanité qui y sont commis jusqu’à maintenant. Face au déni de justice flagrant pour une partie des victimes et à un manque de véritable démarche de réparation et de réconciliation pour ces dernières, et surtout devant l’inaction de ceux ayant droit sur ces domaines, j’ai décidé de m’engager afin de faire ce qui est faisable. Au sein de Jambo ASBL, j’ai trouvé ceux qui partagent cette envie d’améliorer la vie des citoyens de notre région, et qui refusent de rester les bras ballants face à l’ampleur de la tâche et ont décidé d’agir. Agir pour un lendemain meilleur, agir car le changement commence par soi. Agir car chaque goutte d’eau compte.

22 ans après, le mois d’avril, « mois du souvenir », reste une période lourde en émotion et difficile pour le peuple rwandais. Quel regard porte Jambo ASBL sur cette période de commémoration?

22 ans se sont déjà écoulées et l’on voit en effet que la douleur est encore bien présente et les blessures des uns et des autres sont loin d’avoir cicatrisé. Il est dommage de voir que même pendant cette période, le peuple rwandais n’est pas uni dans le chagrin, dans la mémoire. C’est malheureux mais le constat est clair, la gestion de la mémoire du génocide par le gouvernement rwandais ne permet pas une réconciliation véritable de notre peuple.  Cette période cristallise les différences plus qu’elle ne rassemble notre peuple dans son humanité. Mais nous devons à tous nos morts d’être à la hauteur de leur tragédie et leur rendre hommage dignement en mettant de côté nos griefs quels qu’ils soient. Jambo asbl organise d’ailleurs à cet effet une commémoration annuelle, cette année elle aura lieu ce samedi 16 Avril 2016. Notre leitmotiv est d’unir et de défendre tous ceux qui ont souffert et ce, dans un esprit de recueillement et d’hommage à toutes les victimes de la tragédie rwandaise: du génocide aux horribles crimes contre l’humanité perpétués contres d’innocentes âmes depuis 1990 à ce jour.

Pourtant, on sent que les victimes ressentent encore le besoin d’une protection accrue. Certaines associations de victimes souhaitent la mise en place d’outils juridiques pour assurer une meilleure protection pour les victimes contre le négationnisme et le révisionnisme des crimes de guerres, massacres ou génocides que la région des Grands Lacs a connus. Qu’en pense Jambo ASBL?

Il est clair en ces temps que les victimes se sentent fragilisées et ont besoin d’une protection. Cela est compréhensible, et nous observons les différents commentaires de l’Ambassade du Rwanda en Belgique et ses propositions pour lutter contre le négationnisme et le révisionnisme. Nous souhaitons simplement prendre part à la réflexion sur ces propositions de loi en tant qu’acteurs de la société civile concernée et qui travaille sur la matière depuis de longues années, surtout en Belgique. Nous souhaitons éviter de tomber dans les pièges de lois floues et fourre-tout qui pourraient servir à étouffer les voix dissonantes telles que c’est le cas avec la très controversée loi rwandaise sur l’idéologie génocidaire qui est instrumentalisée à cet effet par le gouvernement rwandais. Parler de crimes du FPR ne doit pas être assimilé à du négationnisme, tout comme commémorer toutes les victimes ne revient pas à vouloir réviser l’histoire. Nous souhaitons que le révisionnisme et négationnisme soient punissables, à condition que la vérité et les libertés fondamentales comme celle de l’expression ne soient pas sacrifiées sur l’autel d’une pensée unique, celle dictée et autorisée par Kigali.

jambo-asbl-logo-rwandaComment envisagez-vous l’avenir du vivre ensemble des Rwandais ? Sans oublier celui des Congolais et des Burundais voisins, qui ont été et sont toujours affectés par ce qui touche le pays des mille collines ?

Notre vision est de construire le Rwanda, Congo ou Burundi de demain, d’en faire des pays où les citoyens sont maitres de leur destin, et où une cohabitation paisible des peuples est réalisable.

Pour cela et au vu de nos passé et présent si meurtris, il faut donner aux peuples les instruments nécessaires afin de pouvoir se reconstruire et déterminer de façon sereine leur avenir.

Nous pensons qu’il faut soigner les blessures et traumatismes des victimes si l’on ne veut pas sacrifier toute une génération de nos peuples. Ceux qui n’ont pas pu enterrer les leurs ni en faire le deuil sont prioritaires, car comment participer à la construction du pays si l’on est encore brisé soi-même?

Ceci n’est possible que lorsque toutes les victimes seront reconnues dans leur statut de victime, et que l’appui psychologique et/ou médical dont elles ont besoin leur sera accordé.

D’autre part, il est important que justice soit faite pour toutes ces victimes. Le TPIR, la justice rwandaise et les tribunaux populaires dits Gacaca ont jusque-là échoué dans la poursuite de crimes qui auraient été commis contre les victimes rwandaises hutues, et aucune suite n’a été donnée au Mapping Report de 2010 concernant les crimes graves contre l’humanité perpétrés contre les réfugiés en RDC, faits qui, si avérés, « pourraient être qualifiés de génocide » selon ce rapport.

Nous sommes face à un déni flagrant de justice depuis 20 ans, et cela, combiné à un manque de reconnaissance des victimes, handicape aujourd’hui le processus de réconciliation véritable car pour cela il faudrait soigner d’abord et qu’il soit permis à la vérité d’éclater au grand jour.

La justice est donc centrale dans cette démarche selon vous.  Ce domaine fait pourtant couler beaucoup d’encre  et c’est toujours encore plus le cas durant la période de commémoration. Le gouvernement rwandais fait-il le nécessaire pour que justice soit faite ?

La justice semble avoir deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit du cas du Rwanda. Nous sommes inquiets quand nous en voyons l’instrumentalisation pour faire taire oppositions ou voix discordantes dans le pays. Il est en effet effarant de voir avec quelle facilité les dossiers du régime sont convertis en dossiers judiciaire et instruits rapidement.

Nous sommes encore plus désemparés lorsque nous voyons le Rwanda se retirer du protocole additionnel de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, enlevant un recours de plus aux ONG et individus pour leurs questions judiciaires.

Sachant que le Rwanda refuse de ratifier le traité de Rome pour reconnaitre la juridiction de la Cour Pénal International, le citoyen rwandais n’a finalement que comme option, l’appareil juridique rwandais, dont le biais et l’indépendance laissent largement à désirer.

Dans le contexte décrit plus haut où une justice véritable est un prérequis à la reconstruction des victimes et à la cohabitation paisible, ce portrait n’est en tout cas pas rassurant !

Depuis quelques mois Jambo ASBL, par l’intermédiaire de son département Mpore, mémoire et justice, a lancé un projet nommé Thérapie communautaire, pouvez-vous nous en dire plus et nous expliquer quel peut être son apport dans le vivre ensemble des Rwandais ? 

Dans la reconstruction personnelle des personnes victimes de crimes graves tels que ceux qu’ont connus de nombreux ressortissants de la région des Grand Lac d’Afrique, nous nous penchons régulièrement sur des sujets tels que la résilience et la guérison physique et psychologique des victimes. Les méthodes traditionnelles de traitement des séquelles psychologiques de ces traumatismes, ne trouvant pas de références dans nos cultures, semblent ne pas avoir beaucoup d’écho auprès des concernés.

Capture d’écran 2016-04-08 à 16.05.44La thérapie communautaire est un outil qui nous vient du Brésil ; c’est une méthode développée par le psychiatre et anthropologue brésilien Adalberto BARRETO. Cette méthode de thérapie de groupe a pour particularité de s’appuyer sur la communauté, les liens sociaux, pour aider les participants à trouver des solutions à leurs problèmes individuels. Aussi sort-elle de la conception traditionnelle que se font beaucoup de ce qu’est une thérapie !

Nous organisons des rondes où l’accent est sur l’échange, la prise de parole dans un cadre rassurant et familier. Cela afin que la première barrière soit baissée, celle de la prise de parole. Ensuite avec les liens sociaux qui se créent, un réseau de soutien dans lequel les participants peuvent s’épanouir nait, et à long terme, ce sont des liens forts qui se nouent.

A long terme, nous pensons que cette méthode qui n’est pas sans rappeler les anciennes traditions rwandaises de conseils par les sages et les paires, pourra être proposée dans les villages et sur les collines, afin de permettre aux ennemis d’hier de dialoguer en toute sérénité et sans hiérarchie dans les échanges.

Cliquez ici pour découvrir la suite de l’interview dans la seconde partie

Propos receuillis par Emmanuel Hakuzwimana

www.jambonews.net

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7 Commentaires à “Rwanda: « Unir et défendre toutes les victimes », la Présidente de Jambo ASBL s’exprime”

  1. CESAR dit :

    Merci de votre article. Il a un profondeur. La singularité du régime Kagame est qu’il est inique et unique dans les annales de l’histoire moderne de l’Afrique.
    1/ Inique
    C’est du jamais vu qu’un président d’un Etat qui prétend avoir été élu par son Peuple dénie à des millions de Rwandais le droit inhérent à tout homme à savoir celui d’honorer la mémoires des leurs qui sont partis et/ou de les enterrer dignement.
    2/ Unique
    Kagame est le seul président en Afrique et le restera à avoir qualifié des millions de Hutu, ses concitoyens, de génétiquement génocidaires d’une part et d’avoir sommé les gamins Hutu de moins de dix ans à demander publiquement pardon à leurs camarades Tutsi pour le prétendu génocide des Tutsi commis par les Hutu contre les Tutsi d’autre part.
    Kagame est le seul en Afrique à avoir légalisé la discrimnation à l’endroit des millions de Hutu (article 14 de la constitution rwandaise), nié l’existence des millions de Hutu qui ont été exterminés par les soldats de son armée en exécution de ses ordres et pénalisé toute évocation de l’existence des victimes Hutu.
    Kagame a mis en place des instruments dont l’objets est d’humilier des millions de Hutu et ce, de père en fils: il a crée des impôts qui frappent exclusivement les Hutu.Uniquement les Hutu car les Tutsi sont génétiquement victimes du génocide dit des Tutsiet ils bénéficient, de père en fils, de tous les droits économiques et sociaux ( article 14 de la constitution).Les aides publiques dont ils bénéficient proviennent des impôts payés par les Rwandais majoritairement Hutu. Certes les Tutsi payent légalement les impôts ci-dessous mentionnés mais ils leur sont restitués par le biais des aides publiques en tous genres qu’ils perçoivent. Kagame a exclu des Hutu du bénéfice des aides publiques, peu importe leurs situations. Ils les a exclus parce qu’ils sont Hutu.
    Voici les taxes, impôts, cotisations que tout Hutu, citoyen rwandais est obligé de payer en sus d’autres obligations financières non prévues par les lois au bénéfice du FPR, parti-Etat de Kagame et des Tutsi, tous qualifiés de héréditairement rescapés (enfant tutsi né en 1996 est un rescapé, un enfant Hutu né dans la même année et génocidaire).
    1. Taxe pour la sécurité.
    2. Taxe foncière même par celui qui n’a pas un lopin de terre.
    3. Taxe pour l’hygiène.
    4. cotisation du FPR Kagame
    5. Taxe pour le travail collectif
    6. Cotisation pour FARG
    7. Cotisation pour l’érection des mémoriaux.
    8. Cotisation pour le fond agaciro.
    9. Taxe pour l’éducation de base.
    10.Taxe pour les partages périodiques.
    11.Cotisation pour la mutuelle source aussi des salaires des médecins.
    12. Minerval pour l’élève pour payer l’internat et l’incitatif pour l’enseignant.
    13. Impôts sur le revenu majorés des autres taxes des régions et des imidugudu.
    15. Taxes et cotisations des autres caisses et fonds divers destinés soutenir des programmes divers du FPR Kagame.
    Ces impôts, taxte et cotisations en tous genre doivent être obligatoirement payés par les Hutu sous peine de subir les effets des lois Kagame. Les impôt et cotisations obligatoirement payés par les Hutu au bénéfice du FPR et des Tutsi confirme l’exitence d’un parti-Etat qu’est le FPR dans notre pays et conséquemment l’existence d’un régime tyrannique, le tout au mépris total de la constitution qui, en fait, n’est qu’un vulgaire papier dépourvu de valeur juridique au sens exact du terme.
    Kagame a mis en place une politique dont le but est de réduire les Hutu à la mendicité absolue et partant à l’échelle infra-humaine. Des milliers de femmes enfants et hommes rwandais de tous âges sont frappés de famine en raison de ces impôts. Ils sont obligés de les payer au lieu de se nourrir correctement et payer les frais de scolarité pour leurs enfants. Des milliers d’enfants mal nourris au demeurant quittent l’école parce que leurs parents sont dépourvus de moyens pour payer leurs études. Par sa politique d’affamer sciemment les Hutu, Kagame a commis et commet un crime contre l’humanité. Or, nonobstant le cri d’alarme lancé par les Rwandais quant à ce méfait, les pseudos défenseurs des droits de l’homme observent le silence de tombeau.
    Sous peine de s’exposer aux sanctions pénales, les Hutu de l’intérieur sont frappés d’interdiction absolue d’honorer la mémoire des leurs voire même d’évoquer publiquement leurs noms. Merci de votre action.Il faut que les enfants qui sont dans ces pays (étrangers) puissent nonorer la mémoire des leurs qu’ils n’ont pas connus et se faire une opinion objective sur ce qui s’est exactement passé dans le pays de leurs encêtres et non pas retenir les affabulations pour les saintes écritures, colportées à grande échelle par les maîtres du Rwanda, selon lesquelles les Hutu ont pris les armes afin de génocider les Tutsi alors que les faits prouvent le contraire d’une part et que les victimes Hutu sont la conséquence de leurs méfaits contre les Tutsi et dommages collatéraux d’autre part.

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  2. ange dit :

    Je suis choque de l’ideologie d’une telle jeunesse qui n’a aucune idee sur le Rwanda. Kagame n’a jamais empeche quiconque voulant commemorer les ciens mais non sous embrella du genocide car le genocide connu au Rwanda est celui perpeutre contre les Tutsi. Jeunes ne soyez pas trompes par les politiciens corrompus avec l’ideologie divisioniste et genocidiaire. Venez construire votre pays et laissez les mots sans actions.

    Vive le Rwanda et les Rwandais. Vive l’Afrique et les africains. Vive la pais ds le monde.

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    • CESAR dit :

      Ange, le fait de crier sur tous les toits « génocide des Tutsi » ne conférera pas une quelconque crédiblité à vos dires.Les masques sont tombés. Le mode entier connaît la vérité. Pour vous ce sont les Hutu qui ont pris les armes contre les Hutu afin de les génocider.Ce sont les Hutu qui ont commencé les massacres contre les Tutsi, le tout parce qu’ils sont une race sui generis dans notre pays. Vous affirmez que le seul génocide connu est celui des Tutsi. Connu par qui? Si les Tutsi se considèrent comme une race spéciale au Rwanda et que c’est en en raison de ce qu’ils sont qu’ils ont été génocidé, sauf les ignorants, nul, même un idiot mongolien, ne peut retenir leurs jérémiades amphigouriques au surplus. Vous niez pitoyablement et minablement l’exitence des millions de morts Hutu parce que pour vous elles n’appartenaient pas à l’humanité. Que le Plus Haut ait pitié de vous.
      Si vous êtes conséquent avec vous-même, vous âtes sans savoir que ce n’est pas le fait d’évoquez ou le colporter à grande échelle qu’il existe effectivement.Il doit être prouvé quant à son effectivité. A défaut, vos dires ne sont alors que de pures divagations. Au lieu de reproduire comme gasuku la chanson des olgarques du régime Kagame et ses excroissances opérant partout dans le monde, pouvez-vous expliquer aux lecteurs de Jambo News comment et pourqoui ce génocie que vous évoquez dans votre commentaire est réservé uniquement aux Tutsi? Kagame, auteur de la constitution rwandaise en l’espèce préambule point 1 qui, au surplus, a été approuvée par les Rwandais, s’est-il trompé en ne mentionnant pas le mot « génocide des Tutsi » et en indiquant le uniquement « génocide des Rwandais »? Dans l’affirmatif, qu’avez-vous fait pour que cette erreur soir corrigée?

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  3. François dit :

    long de discour pour dérouter et cacher en niant ce que Habyarimana et ses idéologues on fait et transformer cette région en enfer! Kagame a sauvé le Rwanda, que vous l’acceptiez ou non! les rwandais réfugiés du 1994 ont été suppliés de rentrer au pays passifiquement et ils sont rentrés, ceux qui ont refusés étaient conscient de leurs actes commit durent le génocide des tutsi… chose grave est qu’ils tuaient même en RDC. Pour les hutus morts au Congo, ça c’est ne pas un génocide ! ces gens sont morts par les maladies , la guerre et pas un génocide. un génocide ça se planifie:
    1.CLASSIFICATION
    2.SYMBOLISATION
    3.DEHUMANISATION
    4.ORGANIZATION
    5.POLARISATION
    6.PREPARATION
    7.EXTERMINATION
    8.DENIAL.

    et aujourd’hui c’est l’étape que les génocidaires franchissent au de demander pardon et contrubuer à la reconstruction du Rwanda…

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  4. François dit :

    vous avec vos longs discours pour dérouter et cacher en niant
    ce que Habyarimana et ses extrémistes ont fait et
    transformer cette région en enfer! Kagame a
    sauvé le Rwanda, que vous l’acceptiez ou non!
    les rwandais réfugiés du 1994 ont été suppliés de
    rentrer au pays passifiquement et ils sont rentrés,
    ceux qui ont refusés étaient conscient de leurs
    actes commit durent le génocide des tutsi… chose
    grave est qu’ils tuaient même en RDC. Pour les
    hutus morts au Congo, ça c’est ne pas un
    génocide ! ces gens sont morts par les maladies ,
    la guerre et pas un génocide. un génocide ça se
    planifie:
    1.CLASSIFICATION
    2.SYMBOLISATION
    3.DEHUMANISATION
    4.ORGANIZATION
    5.POLARISATION
    6.PREPARATION
    7.EXTERMINATION
    8.DENIAL.
    et aujourd’hui c’est l’étape que les génocidaires
    franchissent au-lieu de demander pardon et
    contrubuer à la reconstruction du Rwanda…

       0 likes

  5. Serugaza dit :

    Lu pour vous :

    Lettre ouverte aux victimes Juives, au Gouvernement Rwandais, aux Parlementaires et Sénateurs Rwandais, aux Ambassadeurs du Rwanda à l’étranger, à la diaspora Rwandaise et aux Responsables de la Commission Nationale de Réconciliation:

    Pour plus d’information, écoutez l’interview de Rutayisire Boniface sur ce lien de youtube :

    https://www.youtube.com/watch?v=JiXyucoUg_k

    Objet : UN OPPOSANT POLITIQUE N’EST PAS UN ENNEMI. L’OPPOSITION POLITIQUE EST UNE RICHESSE ET LA SOURCE DE LA DIVERSITE D’OPINION

    A Son Excellence l’Ambassadeur du Rwanda à Bruxelles;
    A Son Excellence l’Ambassadeur du Rwanda à l’étranger (Tous);
    Au Responsable de la diaspora Rwandaise (Tous);
    Au Responsable de la Commission Nationale de Réconciliation (Tous);

    Faisant suite aux pratiques de certains Ambassadeurs et d’autres dirigeants de l’Etat Rwandais d’après 1994, les Rwandais ont été fortement divisés par la politique qu’on peut qualifier d’Ubunyamusozi et d’Ubugwari.
    Partout où il y a la diaspora Rwandaise, il existe des Rwandais de l’Ambassade et d’autres Rwandais qui sont considérés comme des ennemis des ambassades rwandaises et du gouvernement rwandais. Les Rwandais de la diaspora restent toujours Abanyarwanda (Rwandais) et souvent ils n’ont pas besoin de leurs Ambassades. Quelle est le fondement philosophique de dire que tu soutiens l’Ubunyarwanda (la rwandité) alors que tu éloignes une partie des Rwandais de la diaspora ?

    Les Rwandais de l’intérieur et de la diaspora n’ont pas besoin des divisions basées sur les ethnies et sur l’adhésion aux partis politiques ou autres. Avec l’histoire qu’a connu le Rwanda, les Rwandais ont besoin de l’unité, d’amour, de dialogue permanent et de partager ensemble tous les événements.

    Les Rwandais ont besoin de dialogue sur tous les sujets y compris la commémoration et le respect à toutes les victimes Hutus et Tutsis du génocide comme moi et les autres.

    Quant à la commémoration et la relation avec d’autres victimes comme les Juifs et autres, il ne faut pas suivre les conseils de certains extrémistes Rwandais (Tutsis et Hutus) qui ne veulent pas que les victimes Juives de l’Holocauste avancent sur le chemin de reconnaissance, d’écoute et de respect envers toutes les victimes du Rwanda (Hutus, Tutsis et autres).
    La base solide est déjà construite parce qu’il existe des Rwandais comme moi qui ont pu prouver que l’unité et le respect à toutes les victimes Hutus et Tutsis sont possibles.

    A ce sujet, j’informe les extrémistes qui voulaient saboter ce processus de contact et de bonne relation entre les victimes Rwandaises (Hutus et Tutsis) et les victimes Juives en utilisant la méthode de transformation de mes messages pour me présenter comme quelqu’un qui est contre les Juifs, ces extrémistes (et leurs amis) se trompent. Je suis imfura du Rwanda et Imfura est toujours reconnaissant et n’oublie jamais les bonnes choses que l’autre a fait pour lui.
    Je suis parmi les premières personnes qui ont bénéficié de l’enseignement et des connaissances transmises par les Juives. A leur université (comme certaines personnes appellent l’Université Libre de Bruxelles d’aujourd’hui), j’ai créé les associations de toutes sortes qui ont contribué positivement à l’histoire du Rwanda. J’ai été un des cadres des instances dirigeantes (membre d’une commission) de l’association qui siège au sein du conseil universitaire, etc. Donc il ne peut jamais y avoir une haine en moi contre les Juifs. Selon mes habitudes, ma parole est ma signature (elle ne change jamais).

    Pour le message particulier aux Rwandais de ma génération, l’histoire du Rwanda a besoin que notre génération (qui va remplacer la génération qui a pris le pouvoir en 1994) soit une génération de changement et de solutions par rapport aux générations précédentes.

    Les problèmes Rwandais sont « inshoberamahanga » pour ceux qui ne connaissent pas suffisamment la culture rwandaise. C’est dans ce cadre que la communauté Rwandaise a besoin de raisonner les amis du Rwanda qui ne connaissent pas le vrai chemin à suivre.

    Pour ne pas faire tomber de nouveau le Rwanda dans d’autres catastrophes et guerres politico-ethniques, je rappelle qu’il existe ces quatre mouvances politiques au Rwanda et dans la diaspora:
    Il y a la mouvance politique basée sur la ligne politique de Habyarimana Juvénal et l’histoire du parti politique MRND. Cette mouvance regroupe certains partis politiques comme le FDU Inkingi et les autres associations de la société civile.

    Il existe aussi la mouvance politique du FPR qui est constituée par deux groupes à cause de la haine historique et le conflit perpétuel qui existent entre le clan Tutsi de Banyiginya et le clan Tutsi de Bega depuis le coup d’état de Rucunshu. Une partie de la mouvance du FPR est basée sur l’histoire du clan d’Abanyiginya et ceux qui acceptent d’être dans cette ligne d’idées politiques. Actuellement cette mouvance d’Abanyiginya est représentée par le parti politique RNC (Rwanda National Congress).
    Une partie de la mouvance du FPR d’Abega est dirigée par Kagame Paul qui est du clan d’Abega. Ceux qui soutiennent le gouvernement Rwandais doivent savoir qu’ils soutiennent une seule mouvance politique construite sur le noyau silencieux du Clan de Bega. Au Rwanda, quelqu’un qui est à la tête d’une institution, il est souvent contrôlé à distance par d’autres personnes qui détiennent le pouvoir politique réel basé sur le noyau d’Abega.

    La troisième mouvance politique est constituée par les idées basées sur l’histoire du parti politique MDR et du Président Kayibanda Grégoire. Cette mouvance est représentée par le parti politique MCR Abasangirangendo et plusieurs personnes qui restent actuellement silencieuses pour diverses raisons.

    La quatrième mouvance politique est basée sur l’Ubunyarwanda sans discrimination. Cette mouvance d’Ubunyarwanda est actuellement représentée par Monsieur Rutayisire Boniface (Responsable) qui est Président du Parti Politique Banyarwanda/Banyarwanda Party) et Dr Gasana Anastase (Responsable adjoint) qui est Président du Parti MRP Abasangizi. Il s’agit d’une mouvance qui est constituée par les victimes du régime du MRND, du FPR, du MDR et autres.
    Cette mouvance fait appel à d’autres mouvances politiques pour former un gouvernement d’union nationale qui pourra préparer les élections libres et démocratiques au Rwanda.

    Dans le cadre de transmettre le message à chaque citoyen du monde, aux gouvernements, aux médias (et autres) qui ne font pas partie du projet de promouvoir la violence et les génocides entre les Rwandais, je demande à toute personne qui s’adresse aux politiciens Rwandais de respecter l’équilibre et le partage du pouvoir entre les quatre mouvances politiques existantes au Rwanda et dans la diaspora. Tous les Rwandais honnêtes et sérieux affirment sans hésiter que la politique rwandaise est constituée par ces quatre mouvances basées sur les idées politiques et l’histoire du Rwanda.

    Jusqu’aujourd’hui, il n’y a aucun politicien Rwandais qui ne se retrouve pas dans ces quatre mouvances. L’espoir du Rwanda est basé sur le partage équitable du pouvoir entre ces mouvances.
    Pour ceux qui veulent la paix au Rwanda et dans la région, soutenez cette vérité de partage équitable du pouvoir politique au Rwanda.
    Fait à Bruxelles, le 09/04/2016
    RUTAYISIRE Boniface, Président du Parti Politique Banyarwanda/ Banyarwanda Party
    et Responsable de la mouvance politique de l’Ubunyarwanda sans discrimination et Président de l’association des victimes Hutus et Tutsis Tubeho Twese ASBL.
    Tel +32 488 25 03 05 (aussi sur le Watsup et Viber)
    Email : infotubeho@yahoo.fr (yahoo.fr)
    Copie pour information a :
    Son Excellence le Président des USA
    Son Excellence le Premier Ministre Belge
    Son Excellence le Premier Ministre de la Grande Bretagne
    Son Excellence le Président de la République Française
    Son Excellence le Premier Ministre Israélien
    Son Excellence le Premier Ministre du Pays Bas
    Son Excellence la Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne
    Son Excellence le Chef d’Etat Membre des Nations Unies (Tous);
    Son Excellence le Membre Permanent du Conseil de Sécurité (Tous);
    Son Excellence le Secrétaire Général des Nations Unies;
    Son Excellence le Président de l’Union Africaine;
    Son Excellence le Chef d’Etat Membre de l’Union Européenne (Tous);
    Son Excellence le chef d’Etat Membre de l’Union Africaine (Tous);
    Son Excellence le Président de la Commission de l’Union Européenne;
    Son Excellence le Secrétaire Général de la SADC;
    Son Excellence Membre du Sénat des Etats Unis d’Amérique (Tous);
    Son Excellence Membre du Parlement de l’Union Européenne (Tous);
    Son Excellence le Commissaire des Droits de l’Homme aux Nations Unies (Genève);
    Son Excellence le Commissaire chargé des Réfugiés aux Nations Unies, UNCHR (Genève);
    Sa Sainteté le Pape François, Souverain Pontife de l’Eglise Catholique;
    Son Excellence l’Archevêque de Canterbury, Angleterre;
    Aux membres du gouvernement de la République du Rwanda
    Aux Députés et Sénateurs Rwandais (Tous)
    Aux Ambassadeurs étrangers accrédités à Kigali (Tous)

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  6. Shema dit :

    Merci pour cette bonne idée d’unite! j’aimerai savoir comment vous travaillez. ce que vous faites et ce que vous pensez faire! courage!

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